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DIABLO est mon pseudo pour ce blog. J'ai 58 balais, j'ai des origines corréziennes, j'habite près de Paris mais on peut parfois me rencontrer en Normandie, entre Arromanches et Ouistreham. Je suis cadre administratif, syndiqué à la CGT, dans une multinationale faisant partie du CAC 40. Je me définis comme un patriote républicain, fervent défenseur de l'indépendance nationale et de la souveraineté populaire. Membre d'aucun parti, j'assume, par ailleurs, ma sensibilité communiste et me définis comme un "rêveur de mieux". Je pratique le dessin et la photo en amateur. J'anime ce blog et vous invite à commenter mes publications. Echangeons, débattons... Salut et fraternité
Quelques-unes de mes lectures :
Outre de nombreux livres, je lis régulièrement LE PARISIEN, L'HUMANITE-DIMANCHE, LE MONDE
DIPLOMATIQUE, parfois L'HUMANITE; mais aussi MARIANNE, OUEST-FRANCE et des revues comme SINE-HEBDO, LE SARKOPHAGE, LE PLAN B, CQFD ou
encore COMMUNE revue trimestrielle. Je lis très rarement LE MONDE, LE FIGARO ou LIBERATION et je boycotte CHARLIE-HEBDO. Je suis également abonné à
INITIATIVE COMMUNISTE, le mensuel du Pôle de Renaissance Communiste en France.






Le Front Syndical de Classe s’adresse à tous les syndicalistes et forces vives du pays, principalement aux responsables et syndiqués CGT qui sont à quelques semaines d’un congrès historique de leur organisation syndicale.
Nous nous adressons à celles et à ceux de la CGT, qui ne cessent de se battre au quotidien contre le patronat et l’exploitation capitaliste. Sans prétention et encore moins en donneur de leçon, nous désirons, en tant que militants de la CGT qui ont mené de grandes luttes, principalement celles de 68, 86/87 et 1995, 2003, attirer fraternellement toute votre attention sur la préparation de ce congrès.
A ce congrès, la direction confédérale va faire voter par nombre de délégués, triés en majorité sur le volet et arbitrairement avant que ne paraissent les documents officiels, des décisions telles que notre grande CGT va être dépecée de toute son essence de lutte de classe et de masse pour laquelle certains se seront battus et auront donné leur sang pour faire vivre et faire naître la GRANDE CGT en 1895 lors de son 1er congrès à Limoges. Il faut observer aussi que très peu de syndicats ont été réunis pour désigner les délégués et candidats à la future commission exécutive.
Encore une fois la démocratie syndicale est bafouée. Quant aux retraités, s’ils veulent apporter des amendements aux documents, il leur faudra passer par un syndicat actif et cela avant le 10 novembre. Vous avez le droit de débattre pour le reste cela est du ressort des autres ! Les contradictions anti-démocratiques étant de plus en plus évidentes, D.Sanchez déclare au CCN du 3 et 4/11: « …plus de la moitié des organisations n’a transmise aucun élément (…) mettre le paquet pour réunir les syndiqués dans les 4 semaines de préparation qui restent… ». Or les amendements doivent être parvenus avant le 10 novembre ?
Dans ses écrits, le FSC abordera quelques points fondamentaux des documents du congrès sans pour autant les développer tous. Sur le rapport d’activités, nous en viendrons à l’essentiel. Concernant, le rapport financier paru en dernière minute, si la balance est toujours égale à elle-même, la banque « COGETISE» met fin à toutes décisions démocratiques pour la répartition des cotisations. Une part non négligeable est attribuée aux organismes internationaux réformistes, CES et CSI.
Quant au document d’orientation et ses 7 résolutions, nous en ferons une critique et analyse basées sur les fondamentaux du syndicalisme de luttes de classes et de masse.
Nous espérons que notre contribution permettra d’apporter un éclairage sur l’avenir du syndicalisme de classe et de masse et des conséquences dramatiques s’il venait à disparaître. Que ceux qui veulent bien prendre notre avertissement fraternel en compte, prennent toutes les mesures possibles pour inverser la tendance actuelle afin de pouvoir s’opposer réellement aux affronts et à la misère que génère la politique capitaliste du surprofit, en France et dans le monde.
Tout comme lors des 47ème et 48ème congrès, le document du 49ème congrès a une forte ressemblance d’audit d’entreprise mené par quelques « managers consultants » sortis des écoles patronales...
Jacky Omer, CGT, pour le Front Syndical de Classe
Le document intégral du Front Syndical de Classe est ici
« Ils n’étaient que quelques-uns, ils furent foule soudain, ceci est de tous les temps ». Paul Eluard
Le capitalisme est inhumain. Il déclenche des guerres, pille et affame les peuples. Il licencie, bafoue nos droits, détruit les acquis des luttes. Il casse et vole le secteur public au profit des intérêts privés et boursiers.
Toujours plus sauvage, le capitalisme broie les femmes et les hommes dans les entreprises, les jette au chômage, les use jusqu’à la corde, parfois jusqu’au suicide !
Salariés, retraités ou chômeurs, avec ou sans papiers, nous ne voulons plus subir, nous luttons.
Nous menons le combat syndical contre les reculs imposés par le capitalisme (droit du travail, salaires, retraites, régimes spéciaux, protection sociale, services publics, solidarités, liberté syndicale…) et pour faire aboutir nos revendications immédiates : refus de tous les licenciements, pas de salaires ni de revenus inférieurs à 1600€ net, augmentation de 300 euros net pour tous, retour aux 37,5 annuités pour la retraite, arrêt des délocalisations, création d’emplois en CDI, régularisation de tous les sans-papiers.. Nous luttons contre la répression et les discriminations anti-syndicales (EDF, GDF-Suez, SNCF, Continental, Forclum, Dalkia, Cegelec, Elyo…). Notre colère est juste et nous ne lâcherons pas !
Nous ne gagnerons pas en organisant des journées d’action tous les 2 ou 3 mois, ni en laissant les actions isolées entreprise par entreprise. Pour gagner, il est indispensable de construire le rapport de force nécessaire à la convergence des luttes et à la concrétisation du « Tous ensemble ! » dans la grève générale.
La direction confédérale n’ignore pas que la mobilisation, pour être efficace, nécessite une autre orientation que celle du syndicalisme dit « rassemblé ». Sa stratégie actuelle est de s’adapter, comme le fait la Confédération Européenne des Syndicats (CES), au système capitaliste par l’accompagnement des contre-réformes des Etats bourgeois au lieu de le combattre. C’est pourquoi la direction confédérale entreprend de liquider l’identité de classe et anticapitaliste de la CGT qui a fait sa force et son histoire. Il est urgent d’engager, notamment à l’occasion du 49ème congrès, un vrai débat démocratique sur les orientations de la CGT.
Fermement opposés à la politique gouvernementale, nous ne voulons pas nous adapter au capitalisme, nous voulons le combattre !
Seules les luttes déterminées des travailleurs avec un syndicat de classe et de masse permettront le succès de leurs revendications et la construction d’une société émancipatrice débarrassée du capitalisme.
Nous devons nous mobiliser et nous engager dans la durée, au-delà du congres, pour retrouver confiance et force dans notre syndicat.
Nous dénonçons les pressions, poursuites et exclusions à l’encontre des militant(e)s et de leurs organisations qui pensent autrement que la direction confédérale (UL-CGT Douai, CGT Forclum, région Nord-Pas-De-Calais…).Les désaccords avec les orientations et la stratégie confédérales ne doivent pas servir de prétexte à une « chasse aux sorcières ».
Nous nous engageons à des pratiques démocratiques dans le fonctionnement à tous les niveaux de notre syndicat.
Voici les raisons de fond qui motivent la candidature de notre camarade Jean-Pierre Delannoy face au secrétaire général sortant dont la désignation à sa propre succession n’a pas respecté un véritable débat démocratique.
Mandat du syndicat CGT CHU de Clermont-Ferrand pour le 49ème congrès
Mandat donné à la déléguée au 49ème Congrès de la CGT
Les effets de la crise du capitalisme qui s’approfondit pèsent lourdement sur les épaules des seuls travailleurs : plans de licenciement massifs, blocage voire diminution des salaires. Le code du travail est mis en pièces. L’accord de « rupture du contrat de travail sur la base du consentement mutuel » permet l’organisation sans douleur pour le patronat de milliers de licenciements. Le gouvernement Sarkozy Fillon s’en prend à tous les acquis sociaux : dans le cadre du budget 2010, 35000 postes de fonctionnaires sont supprimés dont 16000 dans l’enseignement pendant que les patrons sont gavés d’exonérations fiscales et sociales de toutes sortes et que la taxe professionnelle est supprimée.
Dans notre secteur le droit à la santé est bafoué. La loi Bachelot qui donne aux cliniques privées une « mission de service public » - cliniques privées dont la plupart des médecins sont non conventionnés exclut du droit à la santé la partie la plus pauvre de la population, comme y contribuent le déremboursement des médicaments, l’augmentation du forfait hospitalier. La fermeture annoncée de 182 sites chirurgicaux réduira l’offre de soin. L’obligation pour les hôpitaux publics de « retour à l’équilibre » signifie des milliers de suppressions de poste dans les hôpitaux.
C’est dans ce contexte que se situe le 49ème Congrès.
Or que constatons nous ?
-Au lieu de combattre pour l’arrêt de tous les licenciements, ce qui suppose que la CGT organise à l’échelle des branches, des conférences de délégués d’entreprise, surmontant l’isolement boîte par boîte, organisant le combat d’ensemble contre le gouvernement Sarkozy Fillon, la direction confédérale a proposé au gouvernement l’organisation des « Etats généraux de l’industrie » - proposition dont Sarkozy s’est immédiatement saisie sur le terrain de la collaboration avec les patrons . Mais nous savons que les patrons n’ont qu’une façon de défendre « notre industrie » : baisser les coûts, diminuer les salaires, faire faire la même production avec moins d’ouvriers donc licencier
-Au lieu de combattre pour affronter le gouvernement Sarkozy Fillon, filer le train à Chérèque et à la CFDT qui se félicitent tous les jours de la politique du même gouvernement Sarkozy Fillon : aucun combat n’a été mené contre le budget du gouvernement et il est consternant de constater que les seules voix qu’on ait entendues contre lui viennent de sénateurs UMP !
-Au lieu de combattre avec une très grande fermeté contre la répression violemment anti-syndicale du gouvernement Sarkozy Fillon ( lourdes peines contre nos camarades de Continental en particulier) : se féliciter de la loi « représentativité » alors que c’est une loi antisyndicale ( suppression du délégué syndical désigné par la seule organisation syndicale, imposition de conditions pour la reconnaissance de la section syndicale), et une loi anti ouvrière ( liquidation du « principe de faveur » via son article 17 qui permet la signature d’accords d’entreprise dérogatoire aux accords de branche)
-Au lieu de combattre pour la défense de tous les acquis subsistant en matière de retraite et de pension (défense de l’âge légale de départ en retraite, défense des régimes particuliers – par exemple celui des personnels soignants dans notre secteur), mot d’ordre de « maison commune des régimes de retraites » dont la première conséquence serait la suppression du régime des pensions de la Fonction Publique et des régimes particuliers
-Au lieu de préserver l’outil syndical, les fédérations appuyées sur les conventions collectives et sur le statut de la fonction publique, de préserver les syndicats d’entreprise qui constituent l’organisme de base du syndicat face au patron, la confédération veut mettre en oeuvre une réforme des structures de la CGT qui disloque l’outil syndical.
En conséquence, le syndicat CGT des employés et cadres du CHU de Clermont-Ferrand mandate notre déléguée pour voter contre le rapport d’activité, contre le texte d’orientation présenté par la direction confédérale.
Le syndicat CGT des employés et cadres du CHU de Clermont-Ferrand mandate la déléguée au 49ème Congrès afin :
- Que la CGT se prononce pour l’arrêt de tous les licenciements,
- Que la CGT se prononce pour la défense inconditionnelle des acquis en matière de retraites et pensions, refuse de participer à la concertation du gouvernement Sarkozy Fillon pour la retraite à 67 ans, et pour commencer, qu’elle quitte le COR qui prépare l’offensive au compte du gouvernement,
- Que la CGT se prononce : contre toute remise en cause du code du travail, pour la défense des statuts des fonctions publiques et des conventions collectives et refuse la fiscalisation des accidents du travail,
- Que la CGT en ce qui concerne notre secteur se prononce pour l’abrogation de la loi HPST, contre toute suppression de poste dans l’Hôpital Public, contre les déremboursements, contre l’augmentation du forfait hospitalier, pour la défense de la Sécurité Sociale et contre la liquidation du secteur conventionné (mise en place du « secteur optionnel »),
- Qu’elle oeuvre non pour une « intersyndicale » au cul de Chérèque et de sa politique pro-gouvernement, pro capitaliste mais pour un véritable front uni de classe pour affronter le gouvernement et le MEDEF
Clermont Ferrand, le 3 Novembre 2009
Adopté par l’unanimité des participants
Prise de position pour le 49ème congrès confédéral issue de la
réflexion collective de notre syndicat.
Document d'orientation du congrès local de notre syndicat en 2007 et de deux réunions les 16 et 31 octobre 2009.
Rapport financier :
Non. C'est un vote politique : nous tenons à rappeler notre désaccord total sur la question de la gestion des cotisations à travers CoGéTise et la déresponsabilisation des bases syndicales.
Rapport d'activité :
Non. Notre opposition a été tellement vive tout au long de ce mandat tant sur la question des orientations syndicales que sur la manière de conduire les luttes qu'il serait grotesque de voter pour ou même de nous abstenir.
Tout d'abord nous tenons à réaffirmer que nous nous battons pour que la CGT n'ait de cesse de se réclamer d'un syndicalisme de lutte de classe et de masse, nous nous battons pour que ce "repère revendicatif" ne soit jamais effacé.
C'est un repère intellectuel, idéologique qui doit encadrer toute notre action et éviter ainsi un glissement vers un syndicalisme de gestion commune et d'accompagnement. C'est pourquoi nous marquons notre opposition de manière catégorique au document d'orientation proposé. Loin de nous l'idée de désigner les "bons" et les "mauvais" militants (de quel droit pourrions-nous le faire ?), par contre pour nous la réflexion collective et la force collective doivent sans conteste être basés sur un syndicalisme qui se revendique de classe et de masse. Nous avons le regret de le dire, le document du 49ème congrès a tout oublié de cette notion. C'est une notion primordiale pour construire des luttes.
La pédagogie qui doit être celle d'un document de référence comme celui du 49ème congrès est à l'opposé des questions essentielles qui doivent conduire les salariés à s'organiser. On oublie le combat politique autour des questions suivantes :
-Pourquoi le combat syndical doit-il s'organiser autour de l'axe majeur de lutte de classe et de masse ?
-Pourquoi ce combat politique est-il nécessaire ?
-Pourquoi l'objectif de bloquer le pays par la grève générale et reconductible afin d'imposer les revendications des travailleurs est-il incontournable ?
-Pourquoi parler d'un syndicalisme reposant sur les adhérents plutôt qu'un syndicalisme de syndicats ?
-Pour nous c'est affaiblir la réflexion syndicale issue de réflexions individuelles multiples mises en débat dans la structure locale. Pourquoi oublier que l'idée majeure de l'émancipation de la classe laborieuse doit être mise en œuvre par les travailleurs eux-mêmes au travers de leurs organisations syndicales d'entreprises, d'établissements ?
-Pour la CGT cela a toujours été une force et cela doit le rester. Pourquoi dans ce document n'y a-t-il rien sur l'interdiction de tous les licenciements ?
-Comment pourrait-on faire croire que des plans de reprise d'entreprises, les liens tissés avec le patronat au travers de commissions diverses, de déclarations communes peuvent sauver l'emploi ? C'est comme si nous faisions croire qu'il peut y avoir de bons et de mauvais capitalistes.
L'objectif de ce congrès ne pourrait-il pas être, au vu de l'urgence, axé sur la généralisation d'un mouvement de grève et la reconduction de celle-ci pour faire entendre raison au pouvoir et aux patrons ? Dans ce document, au-delà de l'enrobage d'ailleurs pas toujours net il n'y a rien ou presque sur les réformes successives dont la stratégie d'appauvrissement du peuple et de grande richesse pour quelques nantis n'est plus à démontrer. La loi Hôpital Patients Santé Territoire, le démantèlement et la casse de la sécurité sociale, l'emploi précarisé, dans le privé comme dans le public. L'ouverture du capital du secteur public – la poste, EDF-GDF, la SNCF – c'est la privatisation et donc des profits énormes, des ponts d'or pour les trusts.
De très fortes résistances existent et se manifestent contre l'explosion des statuts et des conventions collectives. C'est à partir de ces bases communes que les salariés se mobilisent. Nous ne devons rien lâcher et sous aucun prétexte. Il est très malvenu que notre organisation vienne brouiller les cartes en avançant le statut unique du travailleur salarié, la sécurité sociale professionnelle, la convention collective unique. Comme pour la question de la représentativité, le gouvernement et le patronat sautent sur l'occasion offerte et ce prétexte tout trouvé pour accélérer sa politique de démantèlement. Prenons l'exemple des retraites pour lesquelles l'abandon des 37,5 années de cotisations a été gravissime pour les salariés. Aujourd'hui aucun salarié, du public comme du privé, ne peut dire qu'il part avec plus de droit et de pouvoir d'achat qu'avant les réformes de 1992 et de 2003; et pourtant la confédération reste sur une position analogue, non lisible et ne s'appuyant pas sur l'acquis des luttes.
Prenons aussi l'exemple de la sécurité sociale : ne serait-il pas préférable de revendiquer la gestion pleine et entière de la sécurité sociale par les salariés et leurs représentants c'est-à-dire acquérir la maîtrise plutôt que de partir sur une sécurité sociale professionnelle qui sera l'outil du patronat et de la mobilité ? Se réapproprier la sécurité sociale doit être un axe majeur, ensuite nous pourrons parler d'une extension, d'une nouvelle branche de la sécurité sociale, etc….
La nocivité des contacts, au travers de commissions diverses, les relations qui se tissent, les négociations bidons avec le Medef comme avec le gouvernement n'est plus à démontrer.
La CGT, notre confédération doit mettre fin d'urgence à un certain nombre de ces contacts qui ne servent qu'à cautionner l'action contre les travailleurs, qu'à faire croire à une forme de démocratie dite participative.
Ce combat contre les capitalistes et les exploiteurs passe par une orientation indissociable de l'action de masse et de classe et c'est la mise en œuvre de celle-ci doit mobiliser nos forces militantes et notre réflexion.
Ce document n'est pas amendable, il ne peut être que rejeté.
Partir des bases acquises et s'arc-bouter sur celles-ci pour étendre les droits, il n'y a pas d'autre solution et ce n'est pas celle choisie par la confédération d'un désaccord et le fossé grandissant avec les syndicats, les syndiqués, les salariés. La force de la CGT doit plus que jamais reposer sur ses syndicats de base, ses militants de terrain et ils ne sont plus entendus.
C'est pourquoi nous arrivons à cette extrémité.
La situation est grave pour les travailleurs : délocalisations industrielles, licenciements et chômage de masse, intensification et pénibilité du travail, casse des services publics désossés et privatisés, remise en cause de la protection sociale et du salaire socialisé (sécu, retraites)…
Dans ce contexte, les luttes sont extrêmement nombreuses dans le pays et ce sont ces luttes à la base qui ont assuré la « rentrée sociale » notamment lors de la manifestation du 17 septembre à Paris tandis que les directions syndicales continuaient leur entreprise de démobilisation dans la foulée du premier semestre 2009, en privilégiant les discussions de salon et en délaissant les piquets de grève comme les appels pressants au tous ensemble lancés par les travailleurs en lutte.
Une fois de plus, Chérèque a donné le ton avant la piteuse « journée d'action » du 7 octobre : « Une grève générale de 24 heures ... contre quoi ? On ne va pas faire grève contre la crise. Qu'est-ce qui va unir tous les salariés ? » C'est vrai, on se demande bien ce qui pourrait unir des travailleurs qui souffrent tous ensemble de la casse anti-sociale orchestrée par le MEDEF, le gouvernement et l'UE !
Malheureusement, la direction confédérale de la CGT, de plus en plus éloignée des luttes et des revendications de la base, n'est pas en reste et ne se démarque guère de celle de la CFDT, ni dans les discours, ni dans les pratiques.
C’est pourquoi les critiques au sein de la CGT contre la direction confédérale se font de plus en plus nombreuses et souvent radicales, ce qui peut se comprendre tellement la coupure entre la base et les structures coupées du terrain est désormais béante. De même, beaucoup d’échos indiquent que les débats contradictoires se multiplient dans certaines UD, qui témoignent d'un malaise croissant face au syndicalisme rassemblé au sommet et dans la défaite.
Face à ces débats et à deux mois du congrès de la CGT, les structures permanentes tentent de convaincre la base militante qu'il ne faut pas « se tromper d'adversaire », que « les responsabilités sont collectives » et que les débats doivent rester internes à la CGT, pendant que les comportements anti-démocratiques et les mesures administratives se multiplient contre les militants et les organisations de base fidèles à la lutte de classes.
Nous réfutons cette argumentation. Ce sont les militants CGT et eux-seuls qui doivent trancher de l'avenir de la CGT mais il faut que les débats fondamentaux ne soient pas contournés ni étouffés et qu'ils se déroulent devant les travailleurs, surtout si l'on souhaite que ceux-ci soient plus nombreux à se syndiquer. Faut-il d'ailleurs rappeler qu'en matière de débat interne, B. Thibault s'était lui-même permis de critiquer dans toute la presse le « manque de démocratie dans la CGT » alors qu'il venait d'être battu sur la question du référendum européen de 2005 ?
De plus, assimiler d'une manière ou d'une autre la critique à de la « traîtrise » remet gravement en cause la démocratie syndicale car cela revient à admettre que ceux qui sont en place sont propriétaires de l'organisation.
Enfin, non, les responsabilités dans la CGT ne sont pas collectives. C'est bien l'équipe confédérale qui impulse la dérive de la CGT depuis de longues années et qui refuse d'entendre les appels de sa base. On ne peut associer les naufrageurs et les naufragés qui depuis des années dénoncent la dérive réformiste accentuée depuis la désaffiliation de la FSM et l'adhésion à la Confédération Européenne des Syndicats qui n'est rien d'autre que le bras armé de l'Europe du capital.
Et c'est bien parce cette dérive passe de plus en plus mal dans la base CGT que l'état-major cherche aujourd'hui à verrouiller les débats et qu'il espère trouver une porte de sortie dans le changement des structures prévu par le document d'orientation, un peu à la manière des gouvernement qui modifient régulièrement le circonscriptions électorales pour conserver le plus d'élus possibles.
Il est vital pour la CGT et pour l'ensemble des travailleurs que les bouches continuent de s'ouvrir, et que soit clairement posée la question de l'orientation syndicale et des directions qui la portent : poursuivre avec le syndicalisme perdant de ces 20 dernières années ou redéfinir l'orientation de la grande CGT par la renaissance du syndicalisme de classe et de masse qui lutte au quotidien pour la satisfaction des revendications et à long terme pour la fin de l'exploitation de l'homme par l'homme et la socialisation des moyens d'échange et de production ?
C'est pourquoi les militants CGT du Front Syndical de Classe continueront à intervenir non seulement dans leur organisation syndicale mais aussi devant les travailleurs, y compris pour les appeler à nouveau à se syndiquer et à se réapproprier leurs outils syndicaux.
source : Front Syndical de Classe
Documents pour la lutte de classes
Le Front Syndical de Classe a pour objectif de travailler au tous-ensemble en même temps et à la réappropriation par les syndiqués de leur syndicat et des fondamentaux de la lutte de classes.
Pour cela, il livrera régulièrement des "documents pour la lutte de classes".
Pour commencer, le FSC diffuse deux documents rédigés par Danielle Gauthier et Jean Gagnaire, militants CGT, concernant la protection sociale et le salaire socialisé :
la Sécurité Sociale, enjeu de la lutte de classes
Vous lirez, ci-dessous, le texte de l'intervention du syndicat CGT Michelin lors du congrès de rentrée de l'UD CGT Haute-Loire, en présence de Maryse Dumas. Une intervention de fond, qui rappelle entre autres que lutte pour le « tous ensemble » à la base et lutte contre le syndicalisme rassemblé au sommet dans l'accompagnement sont indissociables.
Qu'à l'image des Michelin, les bouches s'ouvrent, et que les liens se tissent afin de mener ouvertement la bataille de l'orientation syndicale et la défense de la CGT de classe et de masse...
Intervention du syndicat CGT « Michelin » le 29 septembre 2009
Après délibération de la commission exécutive, le syndicat CGT Michelin, tient à faire ce jour l’intervention suivante.,
Par rapport à la préparation au 49 ème congrès, la lecture de l’ensemble du document d’orientation, des résolutions, et du compte rendu du CCN des 25 et 26 août comporte des orientations sur lesquelles nous sommes en désaccord.
Bien évidemment on ne peut qu’être d’accord sur la nécessité d'élargir la représentativité de la CGT tant par la création de bases nouvelles que par la syndicalisation du plus grand nombre, mais néanmoins la question de l’activité syndicale au sein même des syndicats et de quels moyens disposent ceux ci, particulièrement dans le privé, pour la mener à bien n’est pas abordée.
Les lieux d’interventions, de prises de décision, de validation d’accords, restent bien l’entreprise, et ne doivent pas être déplacés vers on ne sait quelle structure de territoire, de régions ou autre, comme stipulé dans la résolution. Cette mise sous tutelle des syndicats locaux, peut être même des UD, est totalement inacceptable et anti démocratique.
Si la volonté de construire le rapport de force nécessaire à la conquête de nouveaux droits, figure bien dans le document, nous ne pouvons qu’être interrogatifs sur le sens de la création de nouveaux lieux de dialogue social.
Nous ne partageons pas l’idée d’un droit suspensif des licenciements, mais plutôt un droit d’interdiction des licenciements, d’autant que nous nous évertuons tous les jours à démontrer que les richesses produites génèrent des sommes faramineuses détournées au profit de la spéculation, celle-ci conduisant inexorablement aux licenciements.
C’est l’essence même du capitalisme.
Si effectivement la démocratie doit être la règle dans notre organisation, mais encore faudrait-il que ce soit le cas aujourd’hui, il serait totalement illogique que nous ne soyons pas en mesure de prendre nos responsabilités, de signer ou non des accords, et que toute décision soit soumise à l’aval des salariés.
Fi alors de notre représentativité de syndicat, fi alors du rôle réel du syndiqué et de sa place dans le syndicat.
Quand les salariés choisissent à travers les élections professionnelles de se tourner vers la CGT, nous pouvons penser que cette confiance trouve ses fondements dans notre capacité d’intervention au plus près des salariés, des privés d’emplois, des exclus, et que l’histoire même de notre organisation syndicale construite dans un esprit révolutionnaire de lutte des classes et de masse, y sont pour quelque chose.
Quant au syndicalisme rassemblé, à la plate forme commune de revendications, il est quelque peu malsain que de parler de succès, car à la finale aucune avancée significative n’a vraiment émergée. Pire le mouvement s’est liquéfié avec la durée.
Nous pensons que le rassemblement doit déjà avoir lieu dans notre propre organisation, et que malheureusement aucun rapprochement ne peut être possible avec des confédérations proches des pouvoirs politiques et des pouvoirs patronaux et qui traduisent leur traîtrise envers la classe ouvrière en signant régulièrement que ce soit au niveau confédéral, au niveau fédéral et au niveau territorial des accords scélérats.
Nous nous devons d’assumer notre place de première organisation syndicale issue du scrutin prud’homal que nous revendiquons régulièrement.
Pour ce qui est de notre indépendance, si celle-ci se fait avec les politiques elle doit aussi se faire avec les autres organisations syndicales.
La stratégie d’espacement des journées d’action n’est plus concevable, elle est même devenue obsolète, et dangereuse. Face à un mécontentement affirmé et profond qui s’est exprimé lors des manifestations de janvier en mai, il aurait été opportun de faire un brin de démocratie dans notre propre organisation pour structurer la lutte plutôt que d’attendre le bon vouloir de l’ensemble des autres confédérations. Qu’allons-nous faire dans des réunions de salon organisé par Sarkozy dont on sait à l’avance que rien de bon ne peut en émerger !
Depuis quand les acquis se gagnent-ils dans des salons feutrés, à moins que ces rencontres inutiles aient un autre enjeu.
N’avions nous pas avec ce vaste mouvement populaire du début d’année, qui ne demandait qu’à prendre corps, une occasion formidable d’imposer les revendications du peuple en lieu et place de la politique de Sarkozy et de son gouvernement. Le seul constat qui s’impose est que cette stratégie de journées d’actions mensuelles n’a pas infléchi la politique de Sarkozy, bien au contraire.
Pas une journée sans la programmation de reculs sociaux, tout y passe, personne n’est épargné hormis les financiers, les patrons et tous les amis du pouvoir y compris les transfuges d’autres partis politiques.
Face au démantèlement de notre société par la mise à mort de l’emploi industriel et des services publics, face à la disparition de nos acquis sociaux, face à toutes les injustices, il y a urgence, en s’inscrivant dans la durée, à organiser rapidement la lutte générale, au même moment, car il ne faut pas s’y tromper toutes les luttes sont liées.
Paris, le 14 septembre 2009
A notre Direction Confédérale,
Chers camarades, nous vous adressons cette interpellation votée par notre syndicat CGT ENERGIE PARIS.
Depuis maintenant plusieurs années, les orientations prises par la direction confédérale sur différents dossiers posent problèmes à nombre de nos adhérents et militants qui ne se retrouvent plus dans une politique que l’on pourrait qualifier « d’accompagnement » des projets régressifs et anti-sociaux du patronat soutenu par les différents gouvernements.
En cette année 2009, il ne se passe pas de jours sans que des salariés soient sacrifiés sur l’autel du capitalisme, avec comme prétexte la crise financière que le patronat agite à tour de bras pour justifier le licenciement de milliers de travailleurs comme à CONTINENTAL, MOLEX, CATERPILLAR, NEW FABRIS, MICHELIN, R.F.I, par exemple pour ne citer qu'eux, tout ça dans un seul but : augmenter de façon indécente les dividendes des actionnaires au détriment de ceux qui produisent les richesses, à savoir les salariés.
Ajoutons à cela les différentes lois de casse des acquis sociaux que l’on a imposées à la population et qui augurent d’un avenir bien sombre pour le peuple français :
- réforme des retraites avec allongement de la durée de cotisations alors que le sens de l’histoire, la réalité économique au vu des profits monstrueux de beaucoup d’entreprises et le progrès social voudraient que l’on parte plus tôt avec des pensions bien plus importantes pour pouvoir vivre dignement.
- réforme de la sécurité sociale avec un désengagement des pouvoirs publics dans la prise en charge des médicaments avec comme conséquence l’exclusion des populations précaires d‘un bon nombre de soins, c’est à dire une grande partie des citoyens de notre pays.
- dernièrement, c’est la loi sur le travail le dimanche qui est venu enfoncer un nouveau clou libéral dans le monde du travail.
Toutes ces réformes entraînent des licenciements boursiers, une précarisation massive et la paupérisation de la population. Nous allons nous arrêter dans cette liste, mais elle pourrait être bien plus longue au vu du démantèlement organisé, coordonné par les forces du capital.
Face à toutes ces attaques d’ampleur, même si nous reconnaissons le rôle moteur de notre syndicat la CGT dans ses luttes, nous n’avons fait que réagir avec des appels à manifester CONTRE tel ou tel projet, avec des postures parfois plus que limites, nous pensons notamment à la rencontre sans aucun mandat de nos responsables fédéraux CGT « à la lanterne » résidence dominicale de Sarkozy, la veille de la première grande manifestation contre la réforme des retraites en octobre 2007, qui a d’ailleurs semé le trouble chez beaucoup de militants et syndiqués.
Ces dernières années, nous avons manifesté avec des dates bien précises, non pas pour porter un projet mais pour s’opposer à…, avec depuis quelques mois une plate forme commune intersyndicale, qui au départ représente une force mais où au final, par peur de rompre cette unité, nous nous sommes alignés sur le moins disant social.
Comment dans ces conditions réussir à donner de l’espoir et des perspectives à la jeunesse et à tous les salariés de notre pays, alors même que depuis des années on subit le calendrier des réformes imposé par le patronat. En se contentant uniquement de réagir, nos luttes à l’échelle nationale ne peuvent être que stériles et vaines puisque nous subissons le rythme imposé par nos ennemis.
L’année 2009 de ce point de vue est tout à fait particulière et paradoxale.
En effet, cette année, trois manifestations historiques organisées à l’initiative de la CGT, et c’est une bonne chose, ont eu lieu avec comme point de revendication commun la réappropriation des richesses issues de leur travail par les salariés. Ces trois manifestations ne s’opposaient pas à un projet gouvernemental, mais exigeaient l’augmentation significative de nos salaires.Pour mémoire, la manif du 29 janvier 2009 a rassemblé en France presque 2 millions de personnes, celle du 19 mars 2009 plus de 3 millions et celle du 1er mai 2009 plus d’ un million dans les rues de France.
Ces mobilisations massives malgré 3 dates uniques étalées sur 5 mois, ont démontré que nous étions en capacité de nous rassembler, salariés du Public et du Privé, derrière des revendications portées par la population, et de court-circuiter ainsi l’alliance libérale entre patronat et gouvernement.
Pourquoi alors ne pas appeler dans ces conditions précises, à la continuité et à la coordination de l’action interprofessionnelle, consolidant ainsi les millions de salariés dans la lutte, et amenant les autres à les rejoindre ?
Au lieu de cela, la Confédération avec comme prétexte hallucinant de ne pas précariser encore plus les salariés, se refuse à entendre parler de la perspective d’une coordination des luttes pouvant aller jusqu’à la grève générale, et a pris date pour le 7 octobre 2009 sur le projet industriel, l’emploi, les salaires et les retraites.
Si ce positionnement de manifestations très éloignées les unes des autres, malgré leur succès, est une stratégie, il faudra que l’on explique aux syndiqués sa finalité, parce qu’aujourd’hui force est de constater que la dynamique interprofessionnelle nationale de lutte est brisée.
Ceci nous amène à la situation que traversent actuellement nos entreprises EDF GDF et au mouvement de lutte historique qui a secoué les I.E.G. lors du printemps 2009. Pour faire court, des milliers d’agents gaziers et électriciens ont porté dans une lutte exemplaire pendant près de 3 mois les revendications suivantes :
- l’arrêt total des externalisations et la reprise des travaux au privé passant par des embauches de personnels statutaires.
-10% d’augmentation des salaires pour tous ( 5% par le Salaire National de Base, 5% par l’ attribution de 2 Niveaux de Rémunération pour tous).
Tout ceci alors que nos 2 entreprises viennent de faire des bénéfices records, 4,4 milliards pour EDF et 6,8 milliards pour GDF-SUEZ, dont 8 milliards ont été versés aux seuls actionnaires dans les 2 groupes, avec en parallèle une proposition d’augmentation pour les salariés de 0,3% ! Scandaleux !
Dans le même temps, l’ouverture du capital d’EDF et la privatisation de GDF sont synonymes de la casse du Service Public, de réductions de personnels statutaires incessantes, de dégradations vertigineuses des conditions de travail, d’abandon de l’entretien des réseaux d’électricité et de gaz entraînant des drames comme à Mulhouse, Bourg en Bresse ou Dijon qui ont engendré la mort de 30 personnes, de la disparition des agences de proximité EDF-GDF, et de l’explosion des tarifs du gaz et de l’électricité pour les abonnés devenus clients et vaches à lait.
C’est dans ce contexte social national et interne que notre lutte est née. Lors de ce conflit, la répression patronale a atteint des sommets, sous l’impulsion des ministres Hortefeux et Fillon appelant au lynchage des grévistes qui avait osé s’emparer de leur outil de travail, à savoir le réseau.
Résultat, 103 syndicalistes pour la plupart CGT, raflés le 10 avril 2009 à l’Hôtel de Ville de Paris, 74 syndicalistes CGT dont les principaux dirigeants d’Île de France raflés le 14 mai et gardés à vue dans les différents commissariats parisiens suite à une manifestation au siège du patronat du Gaz, présence systématique d’huissiers, de maîtres chiens, de policiers sur les sites de travail en grève partout en France, convocation du représentant CGT national du CCE de GRDF au 36 quai des Orfèvres pour être interrogé par la police comme un vulgaire bandit, présence pendant plusieurs jours des forces de police devant les domiciles de grévistes Gaziers, réquisitions et menaces par le patronat sur les agents en grève dans le nucléaire et au final aujourd’hui, plus de 240 procédures disciplinaires et des dizaines de convocations de syndicalistes CGT à travers tout le pays avec à la clef des licenciements prononcés comme à Toulouse ou au MANS pour fait de grève.
Face à cette violence sans limite, nous ne pouvons que constater le silence assourdissant de la Confédération et sa position pour le moins discrète sur ce dossier.
Quand bien même nous serions les seuls dans cette situation, une réaction politique nationale confédérale serait impérative, car c'est tout simplement le droit de grève qui est attaqué aujourd'hui à EDF GDF, mais aussi en Nouvelle Calédonie avec la mise en détention du camarade Jodar responsable de l'USTKE pour avoir bloqué un avion. Dans l'enseignement des dizaines de profs sont menacés de sanctions parce qu'ils refusent d'appliquer des directives qui suppriment des moyens au Service Public de l'éducation, des camarades du Public et du Privé sont convoqués et condamnés par la justice pour avoir lutté et résisté. A Marseille, par exemple, c'est notre frère de lutte Charles Hoareau qui a été placé en garde à vue suite à une plainte de la direction d'ADOMA le 19 mai 2009 alors même qu'il réclamait au coté des salariés de l'entreprise, l'application de décisions de justice défavorables à l'employeur.
Au vu de tous ces exemples et nous en oublions, la réalité sociale nous montre que nous ne sommes pas les seuls dans cette situation. Partout dans le pays on assiste à des luttes que ce soit dans le secteur privé ou public, chacun dans son coin, attendant désespérément que la CGT, et c’est de notre responsabilité, CONFÉDÈRE tous ces combats qui ont pour points communs la réappropriation des richesses par les travailleurs, l’émancipation et la dignité par le travail.
C’est pourquoi, nous avons décidé par le biais de notre organe démocratique, c'est-à-dire notre CE de rompre le silence et d'adresser à la direction confédérale cette interpellation de notre Commission Exécutive pour demander tout simplement de redonner tout son rôle à la Confédération, de respecter la volonté démocratique des syndiqués de la base qui exigent aujourd’hui la convergence des luttes. Si nous sommes militants CGT et nous en sommes fiers, c’est parce que nous revendiquons notre appartenance à un syndicat qui n’est pas « partenaire social » du patronat, mais un adversaire de classe infatigable.
Il est urgent d’ouvrir des perspectives de luttes de classe et de masse centralisées, coordonnées, gagnantes dès les prochains mois.
Bien Fraternellement.
SYNDICAT CGT ENERGIE PARIS
Vote de la Commission Exécutive du 8 septembre 2009 : Présents: 28 - Pour : 26 - Contre: 1 - Abstention:
1
EL DIABLO publie, ci-dessous, l’éditorial de la revue « Le Rassembleur » éditée par les militants de l’association « Continuer la CGT » en ce mois de septembre 2009.
Quel syndicalisme au service des travailleurs ?
Sans aucun doute, en cet été 2009, les travailleurs ont fait montre d’une réelle combativité.
Dans ces luttes, les travailleurs constatent que, face à l’offensive globale des patrons, du gouvernement, il n’y pas de riposte globale des travailleurs et des syndicats contre les licenciements. S’il y a des luttes de classe, il n’y a pas encore (tant s’en faut) de mouvement uni de l’ensemble de la classe ouvrière portant les revendications fondamentales des travailleurs.
Aux yeux des travailleurs (syndiqués et non syndiqués) grandit le discrédit des directions syndicales : ils voient des syndicats qui « encadrent » mais qui ne mobilisent pas suffisamment, qui ne fédèrent pas les luttes ; des syndicats dont les membres dirigeants (de plus en plus médiatisés et félicités par les patrons et le gouvernement) et des permanents experts se dépensent sans compter dans la cogestion et le partenariat avec le patronat et le gouvernement, marchandant de menus avantages et acceptant, au final, des contre-réformes d’ampleur contre les travailleurs, parfois en accompagnant leur commerce de classe, et pour le masquer, de gesticulations rhétoriques, de protestations « d’honneur » et de manifestations perlées à caractère exutoire.
Cette stratégie entraîne la dépolitisation du mouvement syndical et la désyndicalisation des travailleurs.
A l’approche de son 49ème congrès, les choix stratégiques de la direction CGT sont de plus en plus clairs : le syndicat est un partenaire social, institutionnel, intégré dans le pilotage de la gestion capitaliste ; ce n’est plus un outil de lutte au service de la classe exploitée pour changer la société.
Le renaissance du syndicalisme passera par cette identité de masse et de classe de tous les exploités : salariés et privés d’emploi, travailleurs à statut et travailleurs précaires, jeunes et retraités, français et immigrés, avec et sans papiers, …, tous ces frères d’exploitation doivent devenir des frères de lutte contre le capitalisme !
Les travailleurs ont besoin d’un syndicalisme qui leur permette de vérifier qu’il leur est utile de se syndiquer, que le syndicat est un moyen de remporter des victoires concrètes et immédiates, que l’unité syndicale apporte un plus dans leur force et leurs victoires et non des consensus et des rencontres au sommet qui ne changent rien à la leur vie quotidienne !
Les grèves et expériences de lutte, comme on peut le constater chez les sans papiers, transforment et améliorent le rapport des travailleurs à l’action syndicale : dépassement de la peur, confiance en l’action collective pour défendre des droits et la dignité, éveil de la conscience ouvrière, et, au total, appropriation du syndicat comme arme de lutte et structure de solidarité au service des travailleurs.
La grève est une arme efficace pour défendre les droits et pour en conquérir de nouveaux. Ce n’est pas sans raison que le patronat et le gouvernement tentent de l’encadrer, avec le rêve de la rendre impraticable, voire illégale (préavis, service minimum, pressions des médias et interdictions de la justice, …).
Les grèves et expériences de lutte sont des pratiques de syndicalisme de classe qui propagent l’identité de classe et favorisent la syndicalisation de masse des travailleurs.
Le syndicalisme doit devenir l’affaire des travailleurs : dans les luttes, dans les congrès, il faut en débattre pour construire ensemble le syndicalisme dont on a besoin !
votre point de vue