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DIABLO est mon pseudo pour ce blog. J'ai 58 balais, j'ai des origines corréziennes, j'habite près de Paris mais on peut parfois me rencontrer en Normandie, entre Arromanches et Ouistreham. Je suis cadre administratif, syndiqué à la CGT, dans une multinationale faisant partie du CAC 40. Je me définis comme un patriote républicain, fervent défenseur de l'indépendance nationale et de la souveraineté populaire. Membre d'aucun parti, j'assume, par ailleurs, ma sensibilité communiste et me définis comme un "rêveur de mieux". Je pratique le dessin et la photo en amateur. J'anime ce blog et vous invite à commenter mes publications. Echangeons, débattons... Salut et fraternité
Quelques-unes de mes lectures :
Outre de nombreux livres, je lis régulièrement LE PARISIEN, L'HUMANITE-DIMANCHE, LE MONDE
DIPLOMATIQUE, parfois L'HUMANITE; mais aussi MARIANNE, OUEST-FRANCE et des revues comme SINE-HEBDO, LE SARKOPHAGE, LE PLAN B, CQFD ou
encore COMMUNE revue trimestrielle. Je lis très rarement LE MONDE, LE FIGARO ou LIBERATION et je boycotte CHARLIE-HEBDO. Je suis également abonné à
INITIATIVE COMMUNISTE, le mensuel du Pôle de Renaissance Communiste en France.






Fidel Castro, aujourd’hui malade et devenu chroniqueur de luxe du journal « Granma », est un personnage d’exception. Rarement une personnalité aura provoqué autant de réactions aussi passionnées. Certains l’ont adoré avant de le brûler sur la place publique, d’autres ont d’abord pris leurs distances avant de se rapprocher de cet homme qui à Cuba et dans le monde entier on appelle « Fidel » ou « Comandante ». Surtout pas « leader maximo », une invention ânonnée comme une vérité.
Ce fils d’un aisé propriétaire terrien, né il y a quatre vingt trois ans à Biran dans la province de Holguin a suivi des études chez les Jésuites, puis à l’université de La Havane d’où il sort diplômé en droit en 1950. Il milite dans des associations d’étudiants, tape dur lors d’affrontements musclés avec la police dans les rues de la capitale puis se présente aux élections parlementaires sous la casaque du Parti orthodoxe, une formation se voulant « incorruptible » et dont le chef, Chivas, se suicida en direct à la radio. Un compagnon de toujours de Fidel, Alfredo Guevara, fils d’immigrés andalous et inamovible patron du cinéma cubain, dira de lui : « Ou c’est un nouveau José Marti (le héros de l’indépendance), ou ce sera le pire des gangsters ».
Fidel Castro, c’est l’attaque de la caserne Moncada, le 26 juillet 1953, la prison, la rédaction de « l’Histoire m’acquittera » ; c’est l’exil au Mexique avec son frère, la préparation du débarquement à bord du « Granma » la rencontre avec un jeune médecin asthmatique venu d’Argentine, Ernesto Rafael Guevara de la Serna. Fidel Castro, c’est au début un adversaire acharné de la dictature, un adepte de la philosophie chère à Thomas Jefferson, principal auteur de la Déclaration d’indépendance des Etats-Unis. C’est la guérilla dans la Sierra Maestra et son apparition au grand jour dans les journaux nord-américains et européens. Tant que Fidel ne s’attaquera pas aux intérêts économiques US, il sera un interlocuteur des dirigeants étasuniens. Dès que la révolution commencera à exproprier des industries nord-américaines comme la United Fruit, il deviendra le diable à abattre.
Le premier attentat dans le port de La Havane, le 4 mars 1960, sonne le prélude à une longue liste d’actes terroristes : le cargo battant pavillon tricolore, La Coubre, qui avait chargé des munitions à Hambourg, Brème et Anvers explose dans le port de La Havane faisant plus de cent morts, dont six marins français. Ulcéré, De Gaulle donne l’ordre d’accélérer la livraison des locomotives commandées du temps de Batista. Elles font l’objet d’étranges tentatives de sabotage. Les dockers CGT du port du Havre surveilleront le matériel jusqu’au départ des navires.
Une opération de grande envergure se préparait du côté de Miami : le débarquement de la Baie des Cochons. En avril 1961, au lendemain de l’annonce par Fidel de l’orientation socialiste de la révolution, le gouvernement des Etats-Unis missionne la CIA pour encadrer 1400 exilés cubains et mercenaires latino-américains en espérant, en vain, un soulèvement populaire. Fidel en personne dirige la contre-attaque. La tentative d’invasion se solde par un fiasco. Les Etats-Unis signent là leur déclaration de guerre à la révolution cubaine. Pendant des dizaines d’années, ils utiliseront toute la panoplie terroriste pour tenter d’assassiner Fidel jusqu’à la combinaison de plongée sous-marine enduite de poison, faciliteront le débarquement de groupes armés, financeront et manipuleront les opposants, détruiront des usines, allant jusqu’à introduire la peste porcine et des virus s’attaquant au tabac et à la canne à sucre. Ils organiseront l’asphyxie économique de l’île en décrétant un embargo toujours en vigueur. « El Caballo » (le cheval) comme l’appelle parfois les gens du peuple, ce que Fidel n’apprécie pas, aura survécu à Kennedy, Johnson, Nixon, Reagan, Ford et assisté aux départs à la retraite de Carter, Clinton, Bush père et fils.
Tant d’années d’agressions, tant d’années de dénigrement et de coups tordus, tant d’années de résistance d’un petit pays de douze millions d’habitants face à la première puissance économique et militaire mondiale. Qui fait mieux ? Lorsqu’on évoque le manque de libertés à Cuba, ne faudrait-il pas d’abord se poser la question : un pays harcelé, étranglé, en guerre permanente, constitue-t-il le meilleur terreau pour favoriser l’épanouissement de la démocratie telle que nous la concevons en occident ? Lorsque dans les salons douillets parisiens, on juge, tranche, condamne, sait-on au juste de quoi on parle ?
La crise des fusées ? Lorsque l’URSS dirigée par Nikita Khrouchtchev décide en 1962 d’installer à Cuba des missiles afin, officiellement, de dissuader les Etats-Unis d’agresser l’île, Moscou répond à une demande de Raul Castro mandaté par Fidel. La direction soviétique fournit déjà à Cuba le pétrole que lui refuse son proche voisin. Elle met deux fers au feu : dissuader les Etats-Unis d’agresser Cuba, afficher un clair avertissement à Washington sur l’air de « nous sommes désormais à proximité de vos côtes ». La tension atteint un point tel qu’un grave conflit mondial est évité de justesse. Les missiles soviétiques retirés, Fidel regrettera que le représentant de l’URSS à l’ONU n’ait pas reconnu la réalité des faits. « Il fallait dire la vérité », disait-il. Il fut bien obligé de se plier à la décision finale de Moscou même si dans les rues de La Havane des manifestants scandaient à l’adresse de Khrouchtchev : « Nikita, ce qui se donne ne se reprend pas. »
Entre Moscou et La Havane, au-delà des rituels, les relations ont toujours été conflictuelles. Pas seulement, pure anecdote, parce que des « responsables » soviétiques ignorants faisaient livrer des chasse-neige à la place des tracteurs attendus. Les Soviétiques voyaient d’un mauvais œil le rôle croissant de Fidel dans le mouvement des non alignés, l’implication cubaine aux côtés des mouvements révolutionnaires latino-américains puis l’aide à l’Afrique. Ils ne supportaient pas la farouche volonté d’indépendance et de souveraineté de La Havane et ont été impliqués dans plusieurs tentatives dites « fractionnelles » reposant sur des prétendus « communiste purs et durs », en fait marionnettes de Moscou, pour tenter de déstabiliser Fidel. Une fois l’URSS disparue, les nouveaux dirigeants russes ont pratiqué avec le même cynisme abandonnant l’île, coupant du jour au lendemain les livraisons de pétrole et déchirant les contrats commerciaux. Quel autre pays aurait pu supporter la perte en quelques semaines de 85% de son commerce extérieur et de 80% de ses capacités d’achat ? L’Espagne, ancienne puissance coloniale, a laissé à Cuba un héritage culturel, les Etats-Unis son influence historique et ses détonants goûts culinaires comme le mélange de fromage et de confiture. Mais la Russie ? Rien, même pas le nom d’un plat ou d’un cocktail.
L’exportation de la révolution ? Fidel n’a jamais utilisé le mot « exportation ». Che Guevara, non plus. Ils préféraient évoquer la « solidarité » avec ceux qui se levaient contre les régimes dictatoriaux, créatures des gouvernements nord-américains. Doit-on reprocher ou remercier Fidel d’avoir accueilli les réfugiés fuyant les dictatures du Chili et d’Argentine, de Haïti et de Bolivie, d’avoir ouvert les écoles, les centres de santé aux enfants des parias de toute l’Amérique latine et, plus tard, aux enfants contaminés de Tchernobyl ? Doit-on lui reprocher ou le remercier d’avoir soutenu les insurrections armées au Nicaragua, au Salvador et d’avoir sauvé, face à l’indifférence des dirigeants soviétiques, l’Angola fraîchement indépendante encerclée par les mercenaires blancs sud-africains fuyant, effrayés, la puissance de feu et le courage des soldats cubains, noirs pour la plupart ? Dans la mémoire de millions d’hommes et des femmes d’Amérique latine et du Tiers monde, Fidel et le Che sont et resteront des héros des temps modernes.
Les libertés ? Fidel, un tyran sanguinaire ? Il y eut d’abord l’expulsion des curés espagnols qui priaient le dimanche à la gloire de Franco. Complice de Batista, l’église catholique était et demeure la plus faible d’Amérique latine alors que la « santeria », survivance des croyances, des divinités des esclaves africains sur lesquels est venue se greffer la religion catholique, rassemble un grand nombre de noirs cubains. Les relations avec l’Eglise catholique furent complexes durant ces longues années jusqu’au séjour de Jean Paul II en 1998 annoncée trop rapidement comme l’extrême onction de la révolution. Ce n’est pas à Cuba que des évêques et des prêtres ont été assassinés, mais au Brésil, en Argentine, au Salvador, au Guatemala et au Mexique.
Il y eut la fuite de la grande bourgeoisie, des officiers, des policiers qui formèrent, dès la première heure, l’ossature de la contre révolution encadrée et financée par la CIA. Il y eut ensuite les départs d’hommes et des femmes ne supportant pas les restrictions matérielles. Il y eut l’insupportable marginalisation des homosexuels. Il y eut les milliers de balseros qui croyaient pouvoir trouver à Miami la terre de toutes les illusions. Il y eut la froide exécution du général Ochoa étrangement tombé dans le trafic de drogue. Il y eut aussi ceux qui refusaient la pensée unique, la censure édictée par la Révolution comme « un acte de guerre en période de guerre », les contrôles irritants, la surveillance policière. Qu’il est dur de vivre le rationnement et les excès dits « révolutionnaires ». Excès? Je l’ai vécu, lorsque correspondant de « l’Humanité » à La Havane, l’écrivain Lisandro Otero, alors chef de la section chargée de la presse internationale au Ministère des Affaires étrangères, monta une cabale de pur jus stalinien pour tenter de me faire expulser du pays.
Ceux qui osent émettre une version différente d’un « goulag tropical » seraient soit des « agents à la solde de La Havane », soit victimes de cécité. Que la révolution ait commis des erreurs, des stupidités, des crimes parfois n’est pas contestable. Mais comment, dans une situation de tension extrême, écarter les dérives autoritaires? Une chose est certaine. Fidel n’est pas un dictateur, encore moins un tyran.
A Cuba, la torture n’a jamais été utilisée, comme le reconnaît Amnesty international. On tranchait les mains des poètes à Santiago du Chili, pas à la Havane. Les prisonniers étaient largués en mer depuis des hélicoptères en Argentine, pas à Cuba. Il n’y a jamais eu des dizaines de milliers de détenus politiques dans l’île mais un nombre trop important qui ont dû subir pour certains des violences inadmissibles. Mais n’est-ce pas curieux que tous les prisonniers sortant des geôles cubaines aient été libérés dans une bonne condition physique ?
Voici un pays du Tiers monde où l’espérance de vie s’élève à 76 ans, où tous les enfants sont scolarisés et soignés gratuitement. Un petit pays par la taille capable de produire des universitaires de talent, des médecins et des chercheurs parmi les meilleurs au monde, des sportifs raflant les médailles d’or, des artistes, des créateurs. Où, dans cette région du monde, peut-on présenter un tel bilan ?
Fidel a tout vécu. La prison, la guérilla, l’enthousiasme révolutionnaire du début, la défense contre les agressions, l’aide internationaliste, l’abandon de l’URSS, une situation économique catastrophique lors de la « période spéciale », les effets de la globalisation favorisant l’explosion du système D. Il aura vécu l’adaptation économique avec un tourisme de masse entraînant la dollarisation des esprits parmi la population au contact direct des visages pâles à la recherche de soleil, de mojito, de filles où de garçons. Comment ne pas comprendre les plus jeunes, alléchés par le billet vert et regardant avec envie les visiteurs venus de l’étranger ? Il aura, enfin, très mal accepté le retour de la prostitution même si dans n’importe quelle bourgade latino-américaine on trouve plus de prostituées que dans la 5ème avenue de La Havane. Alors, demain quoi ?
La révolution va-t-elle s’éteindre ? Il ne se passera pas à Cuba ce qui s’est produit en Europe de l’Est. Pour une raison simple : la soif d’indépendance et de souveraineté n’est pas tarie. Les adversaires de la révolution cubaine devraient se méfier et ne pas prendre leurs désirs pour la réalité. Il y a dans cette île des millions d’hommes et de femmes – y compris de l’opposition – prêts à prendre les armes et à en découdre pour défendre la patrie. Fidel avait prévenu en déclarant : « Nous ne commettrons pas l’erreur de ne pas armer le peuple. » Le souvenir de la colonisation, malgré le fil du temps, reste dans tous les esprits, les progrès sociaux enregistrés, au-delà des difficultés de la vie quotidienne, constituent désormais des acquis. Il y a plus. La révolution a accouché d’une nouvelle génération d’hommes et de femmes refusant le retour au passé, des cadres « moyens » de trente à quarante ans très performants en province, des jeunes dirigeants nationaux aux talents confirmés. Une nouvelle époque va s’ouvrir et elle disposera d’atouts que Fidel n’avait pas. L’Amérique latine, ancienne arrière cour des Etats-Unis, choisit des chemins progressistes de développement, l’intégration régionale est en marche, les échanges économiques permettent le transfert du savoir faire contre des matières stratégiques, comme le pétrole avec le Venezuela notamment, le prestige de la révolution cubaine demeure intacte auprès des peuples latino-américains. Cuba, enfin, peut respirer.
Il n’y aura pas de rupture à Cuba. Il y aura évolution. Obligatoire. Pour qu’elle s’effectue dans les meilleures conditions, il faudra que les vieux commandants de la Révolution rangent leurs treillis vert olive, prennent leur retraite et passent la main. Les atlantes du futur, de plus en plus métissés, sont prêts. Ne sont-ils pas les enfants de Fidel ?
Par rapport à l'abstention, vous remarquerez (à une exception près en 1994) que le peuple français s'abstient de plus en plus à ces élections européennes, où il s'agit de valider un l'existence d'un parlement supranational. (après tout, la souveraineté populaire s'exprimant au sein de la nation, nous pourrions, dans le cadre d'une Europe des nations souveraines désigner, à la proportionnelle, nos représentants parmi les parlementaires -députés et sénateurs- comme avant 1979 il me semble)
Taux d'abstention :
1979 = 39,29 %
1984 = 43,28 %
1989 = 51,20 %
1994 = 47,29 %
1999 = 53,24 %
2004 = 57,24 %
Or, quand il a eu la possibilité de s'exprimer clairement soit contre Maastricht le 20 septembre 1992 et contre le T.C.E. le 29 mai 2005, il ne s'est abstenu respectivement qu'à 30,30 % et à 30,63 % c'est-à-dire un taux d'abstention relativement faible.
Pour l'anecdote, j'étais, au soir du 29 mai 2005 dans un bureau de vote très populaire de Villejuif où le NON atteignait plus de 80 % et j'ai encore le souvenir des locataires de la cité, venus au bureau de vote les yeux humides à l'écoute des résultats nationaux...
On peut faire dire beaucoup de choses aux chiffres, mais tout de même, on voit bien que notre peuple n'adhère pas massivement (c'est un euphémisme) à ce que représente " l'Union Européenne".
Ainsi, le fort taux d'abstention aux élections du parlement européen à bien une signification politique (même s'il y a toujours et c'est vrai pour tout scrutin les éternels "pêcheurs à la ligne").
Il y a bien là quelque chose à creuser politiquement telle une stratégie d'union du peuple de France plutôt que, peu ou prou, essayer de reconstituer une "union de la gauche" ou une "gauche plurielle", stratégie ayant menée au bout du bout à un Le Pen au second tour et plus tard à un Sarkozy triomphant!
Si l'on veut un jour reprendre la main il faudra bien que l'on sorte de ce cycle infernal dans lequel le mouvement populaire s'est enfermé.
Je ne sous-estime pas l'exploitation politique que peut faire la droite du résultat d'une élection telle que celle-ci (et c'est pour çà que j'envisage, éventuellement, d'utiliser le bulletin "front de gauche") encore que les Français ne sont pas si idiots et si indifférents à la politique que certains voudraient le faire croire.
DIABLO
Nombreux (ses) sont mes amis (ies) qui poussent
des cris d'orfraie quand je leur indique mon intention de m'abstenir le 7 juin. Plus ou moins encore membres du PCF, plus ou moins en désaccord avec leur parti d'origine ils s'apprêtent à voter
pour le « front de gauche » car il ne faut pas, disent-ils, laisser la seule droite remplir les urnes. J'admets que, mathématiquement, si l'on s'abstient on vote pour le parti qui
arrive en tête au terme du scrutin. J'admets que ce parti pourrait bien être l'UMP et je déteste absolument ce parti, sa politique et ses dirigeants.
Personnellement, j'avoue que je me moque
totalement de ce pourront dire les « refondateurs » ou les « mutants » du PCF le lendemain de l'élection.
En effet, le parti auquel j'ai appartenu et au
sein duquel j'ai activement milité plus de 35 ans porte certes toujours le même nom mais il ne porte absolument plus la même politique, donc, sinon la symbolique, que changerait un officiel
changement de nom, déjà officieusement réalisé ? Rien du tout. Les travailleurs n'ont plus le parti « pas comme les autres » qui leur servait pour faire avancer leurs idées et
leurs aspirations. Ils nous plus leurs cellules dans les entreprises et les quartiers populaires qui portaient le contre-poison idéologique et la lutte émancipatrice au plus profond de la société
laborieuse.
Alors, voilà, il me reste mes idéaux, mon combat
syndical, mon militantisme communiste assez marginal et, c'est vrai, un bulletin de vote que je peux (éventuellement) utiliser pour crier ma colère contre cette société de plus en plus pourrie
qui fabrique des miséreux.
Simplement crier ma colère, car, et çà fait un
moment que çà dure, aucun candidat, aucune liste n'est porteur de mes idées. Alors, quoi il ne resterait plus aux révolutionnaires qu'à voter au second tour Chirac ou socialo pour « barrer
la route au fascisme » ou à Sarkozy ! Tu parles ! Là, un seul tour et pour barrer la route à l'U.E. on repassera...donc voter, pas voter : « c'est quoi qui faut
faire », pas évident mes camarades !
DIABLO
Au-delà d’un clin d’oeil humoristique, on pourrait aisément imaginer qu’à trois semaines des municipales, l’électeur désabusé par les politiques des gouvernements successifs soit tenté de le copier puis de l’introduire(?!), le 9 mars... dans l’urne la plus proche de son domicile.
Ces élections étant, par définition, de nature locale, tous les cas de figure peuvent se présenter et l’électeur communiste doit adapter sa position en consultant virtuellement son « kamasutra » politique.
Il reste que Sarkozy, au-delà d’être le représentant de la grande bourgeoisie, est, à mes yeux extrêmement dangereux pour l’avenir de notre République laïque.
Il reste que ce personnage, élu président de la République, donc, en principe, de tous les Français est toujours membre dirigeant de l’UMP.
Avec les institutions de la Cinquième République (le coup d’Etat permanent) il n’y a aucune possibilité pour le peuple de mettre, prématurément, un terme à son mandat. Le référendum révocatoire n’existe pas chez nous.
Dans ces conditions, toutes les occasions sont bonnes à saisir pour affaiblir politiquement le parti UMP qu’il dirige depuis l’Elysée.
Ainsi, voter contre ce parti aux municipales, en utilisant le bulletin le plus approprié me paraît la meilleure attitude pour un communiste. Et ce bulletin ne peut pas être celui que me propose mon correspondant.
Maintenant, la vie démocratique ne se limite pas aux bureaux de vote et la clé est comme toujours entre les mains de celles et ceux qui, dans les usines, les ateliers, les bureaux, les labos…etc, créent les richesses. Et ici et là, en ce moment, on respire comme un air nouveau qui tend à chasser les mauvaises odeurs de la résignation. DIABLO
Cela fait cinq ans que l’euro est apparu (1er janvier 2002) dans nos porte-monnaie. Pour les vider, principalement ! La presse, ces dernières semaines, a relevé les augmentations de prix des produits et services de première nécessité entre 2001 et 2006 : « principal enseignement : les prix des produits de base ont bel et bien explosé. » indique le Parisien, confirmant ce que tous, nous constatons tous les jours.
Dès son lancement, l’euro n’a qu’un seul objectif : casser le "coût" du travail, s’en prendre à toutes les conditions d’existence des travailleurs, des jeunes, des mères de famille. Et cela, sous la menace permanente brandie par la Banque centrale européenne de « réaction rapide et préventive », selon la formule de son président combattant les « accords salariaux inflationnistes ».
Dans un dossier de deux pages, le quotidien « Le Parisien » s’interroge, dans son édition d’aujourd’hui, sur l’avenir du PCF après l’élection présidentielle. Le risque d’un score inférieur au 3,37 % de 2002 est en effet réel pour la candidate PCF du moment. Le quotidien traite du recul électoral constant de ce parti, notamment depuis les années 80, du vieillissement de son électorat et du moindre nombre de ses militants.
En substance, les rédacteurs d’un des articles affirment, lucidement : « quoi de commun entre les nostalgiques…de la lutte des classes et ceux prêts à se fondre dans une nouvelle gauche radicale et altermondialiste ? ».
Dans un entretien, la candidate de la « gauche populaire et antilibérale » affirme que : « quoi qu’il arrive, le PC n’explosera pas », indiquant, par ailleurs, qu’elle ne sera plus secrétaire nationale après le congrès de 2009, « la relève est prête » affirme t-elle.
La question des finances du PCF est aussi évoquée et on apprend qu’un score piteux de MG Buffet ne serait pas catastrophique, car la trésorerie a anticipé ce cas de figure… il est vrai que la vente des « bijoux de famille », constitués souvent d’immeubles acquis à la Libération, va bon train. Plus grave pour la caisse du parti serait la diminution du nombres de députés aux législatives et la perte de municipalités l’année prochaine car la nombre d’adhérents cotisants est passé, en 25 ans, de 700 000 à…100 000! Il est donc clair qu’aujourd’hui le PCF dépend essentiellement de l’aide de l’Etat et des indemnités de ses élus : bonjour l’indépendance! EL DIABLO
A lire de nombreux blogs "anti-libéraux", on observe que le débat fait rage autour de la candidature de José Bové qui, en quelque sorte et sans jeux de
mots, "couperait l'herbe sous le pied" de Marie-George Buffet...d'autres s'indignant de la candidature de la secrétaire nationale du PCF, peu rassembleuse parce que
"communiste"...
Il est parfois bien utile, dans de telles circonstances, de prendre un peu l'air ambiant. Ainsi, pour peu que l'on soit à l'écoute et que l'on lance la discussion sur ce terrain, qu'entend t-on sur les lieux de travail ? D'abord que de nombreux salariés sont totalement déboussolés et ne savent plus à quel saint se vouer : 25 ans d'alternance droite/ gauche (y compris avec des ministres PCF) çà laisse des traces...
D'autre part que, pour beaucoup, il ne s'agira pas de voter pour un candidat et son programme mais d'utiliser un bulletin de vote, soit pour exprimer une colère (pas toujours bonne conseillère...) ou un rejet du candidat favori de la grande bourgeoisie capitaliste. Je connais des électeurs potentiels, disons, de la « gauche du PS », qui sont prêts à voter Royal ou même Bayrou dès le 1er tour pour barrer la route à Sarkozy.
On voit bien, qu’avec cette Constitution, la démocratie est bafouée et que le vote du 22 avril ne traduira pas réellement les aspirations populaires. Avec l’expérience acquise, tant sur le plan national qu’international, je pense qu’un communiste aujourd’hui doit s’interroger sur l’attitude la plus efficace à avoir, pas tant pour battre la droite que pour définir une politique et une stratégie qui ouvre la voie à des changements progressistes.
En effet : à quoi sert de battre la droite si 5 ans après elle revient au pouvoir encore plus réactionnaire et anti-sociale ? ( à ce compte là si l’on a pas Sarkozy en 2007 nous aurons peut-être Le Pen en 2012 !).
Sincèrement, il faut réfléchir à forger un autre outil que le PCF actuel qui soit l’outil du monde du travail, sortir du discours
riches/pauvres et renouer avec l’analyse théorique autour d’exploiteurs/exploités. Très franchement en polémiquant autour des candidatures Buffet , Bové et autres, les blogueurs
"anti-libéraux" sont, à mon humble point de vue, très largement hors sujet !
EL DIABLO
votre point de vue