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DIABLO est mon pseudo pour ce blog. J'ai 58 balais, j'ai des origines corréziennes, j'habite près de Paris mais on peut parfois me rencontrer en Normandie, entre Arromanches et Ouistreham. Je suis cadre administratif, syndiqué à la CGT, dans une multinationale faisant partie du CAC 40.  Je me définis comme un patriote républicain, fervent défenseur de l'indépendance nationale et de la souveraineté populaire. Membre d'aucun parti, j'assume, par ailleurs, ma sensibilité communiste et me définis comme un "rêveur de mieux". Je pratique le dessin et la photo en amateur. J'anime ce blog et vous invite à commenter mes publications. Echangeons, débattons... Salut et fraternité

  *

 

Quelques-unes de mes lectures : Outre de nombreux livres, je lis régulièrement LE PARISIEN, L'HUMANITE-DIMANCHE, LE MONDE DIPLOMATIQUE, parfois L'HUMANITE; mais aussi MARIANNE, OUEST-FRANCE et des revues comme SINE-HEBDO, LE SARKOPHAGE, LE PLAN B, CQFD ou encore COMMUNE revue trimestrielle. Je lis très rarement LE MONDE, LE FIGARO ou LIBERATION et je boycotte CHARLIE-HEBDO. Je  suis  également  abonné  à INITIATIVE  COMMUNISTE, le  mensuel du Pôle de Renaissance Communiste en France.

************
Précisions de DIABLO:
1-  Mon blog est un blog militant indépendant, sans prétention, bien évidemment non-commercial et totalement amateur. Les images , les textes dont je ne suis pas l'auteur ainsi que  les musiques et chants seront supprimés de mon blog sur simple demande par courriel.
2- Je publie textes et communiqués émanant d'auteurs et d'organisations diverses.Ces publications ne signifient pas que je partage toujours totalement les points de vue exprimés.
3- Je décline toute responsabilité quant au contenu des sites proposés en liens.


***************
- Salut !
- Et fraternité !
- La République ?
- Nous appelle !
- Une ?
- Et indivisible !
- Démocratique ?
- Et sociale
"Quand le gouvernement viole les droits du Peuple,
l'insurrection est pour le Peuple
et pour chaque portion du peuple
 le plus sacré des droits,
et le plus indispensable des devoirs"

Article 35 de la Déclaration des Droits
de l'Homme et du citoyen du 24 juin 1793

 


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sur le blog EL DIABLO
*
"En régime capitaliste,
les Etats-Unis  d'Europe
sont impossibles ou réactionnaires".
(Wladimir Illich Oulianov dit "Lénine")
*

"Dans l'idée de résistance,
il y a, au départ, une obligation
de désobéissance
à ce qui paraît insupportable."
(Lucie Aubrac)
*
"Le pouvoir créera des vertiges tant qu'il ne  sera
pas partagé par tous"
(Louise Michel)
*
"L'avenir n'est pas une amélioration
du présent, c'est tout autre chose"
(Elsa Triolet)
*

Attention à ne pas mélanger deux choses : supranationalisme et internationalisme. L'union Européenne est une institution supranationale  et non internationale. L'internationale comme son nom l'indique exprime les relations, les échanges fraternels, équitables et anti-impérialistes, entre (internationale) les différentes nations (internationale).

*
Contrairement à la vieille rengaine, l'Europe ne fut jamais celle des peuples et ne tenta jamais de l'être. Elle répond à un besoin précis du patronat européen et mondial, réformer le cadre des structures de décisions politiques pour être mieux à même d'imposer la régression généralisée, la contre-révolution permanente.







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de Salah Hamouri



 

Actualité sociale

Lundi 16 novembre 2009
- Communauté : Syndicalisme
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Par DIABLO
Jeudi 5 novembre 2009
- Communauté : Syndicalisme
Modeste contribution au congrès de la CGT à partir du communiqué de la CES :

La Confédération européenne des syndicats (CES) attend avec impatience de l’entrée en vigueur du Traité de Lisbonne, le 1er  décembre, et en particulier des droits garantis dans le cadre de la Charte des droits fondamentaux, qui fait à présent partie du Traité.

La CGT, ses adhérents, ses militants, ceux qui s'opposent à la casse industrielle et économique, luttent contre le laminage des emplois et la privatisation des services publics attendent-ils avec impatience l'entrée en vigueur du traité de Lisbonne ? Je n'en suis absolument pas convaincu; bien au contraire.
Sauf erreur à vite corriger, le CCN de la CGT a bien (et à juste raison) appelé à rejeter ce traité, ce que les salariés ont approuvé et majoritairement mis en œuvre (ce qui montre que le lien est possible dès lors que l'organisation est en résonance avec les attentes du monde du travail et ouvre alors des perspectives claires pour la syndicalisation).
La CGT est membre de la CES. Le congrès ne devrait-il pas démarquer la CGT de ce communiqué et exiger un repositionnement de la confédération devant les orientations de la CES d'autant que
l'expérience démontre combien les traités dont celui de Lisbonne permettent un détricotage des droits du travail des salariés des états membres au plus grand bénéfice du patronat ?
Plus sur le fond et sans aller jusqu'à ce que personnellement je souhaite : la création
d'une nouvelle organisation internationale qui rejette la collaboration de classe et manifeste une réelle indépendance des régimes en place quel qu'ils soient,  sauf modification très rapides et très profondes de ses orientations (qui ne semblent pas être à l'ordre du jour) n'est-il pas urgent de sortir la CGT des organes dirigeants de la CES pour reprendre une indépendance de parole et de décision que jamais nous n'aurions dû abandonner ? Cela serait d'un intérêt certain pour mener les luttes ici et renverrait les questions de l'unité d'action là où elle doit se décider et se pratiquer : dans les entreprises et non pas des réunions quasi secrète où l'aboutissement des revendications n'est pas le prima de l'unité d'action.

Canaille le Rouge

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Par DIABLO
Vendredi 30 octobre 2009
- Communauté : Les blogs républicains

Contre la mesure annoncée qui vise à taxer les indemnités des accidentés du travail

Pétition à l'initiative de la Fondation Copernic

 

Il y a quelque chose d’obscène dans la mesure annoncée qui vise à imposer les indemnités des accidentés du travail. C’est s’en prendre aux salariés dans leur chair.

Alors que, subordonnés à l’employeur, ils viennent d’être brutalement vulnérabilisés par un accident survenu au travail.

Alors qu’ils ne touchent déjà que 80 % puis 60 % du salaire journalier de base.

Alors qu’ils sont frappés par les franchises médicales et les déremboursements.

Alors que, très souvent, leur avenir est devenu incertain du fait du handicap qu’ils subissent.

La justice serait, au contraire, que les accidentés touchent davantage que la totalité de leur salaire, à titre de réparation.

Ne pas imposer jusque-là les indemnités journalières des accidentés du travail n’était qu’une frêle compensation.

La supprimer serait scandaleux. D’autant que le total des accidents du travail vient d’augmenter de 0,4 % depuis 2 ans. Et que les suicides à cause du travail, et pas seulement à France Télécoms, ne sont pas reconnus légalement autant qu’il le faudrait comme des accidents.

Il faudrait aller exactement dans la voie inverse et mieux prévenir, protéger, réparer les accidents et les victimes. Car il y a 2 morts par jour au travail dans le seul secteur privé, 16 % de plus entre 2006 et 2008. On dénombre 720 150 accidents du travail avec arrêt par an, 46 436 accidents avec incapacité permanente, 37 millions de journées d’indemnisation AT. Les rapports officiels reconnaissent, d’autre part, que le chiffre de 43 832 maladies professionnelles, avec 8, 7 millions de journées d’IT, est largement sous-déclaré.

Ce sont des chiffres ? Non, ce sont des vies. Des dizaines de milliers de vies que l’organisation du travail brise.

Nous appelons à la mobilisation pour réagir, alerter, rassembler tous celles et ceux qui sont scandalisé-e-s, de façon à faire reculer, catégoriquement, cette mesure inique, intolérable, inhumaine.

Premiers signataires :

Pouria Amirshahi (Secr Nat du PS) • Nathalie Artaud (LO) • Clémentine Autain (Fédération Alt soc et ecol) • Olivier Besancenot (NPA) • Gérard Berthiot (1er VP Région Champagne-Ardenne PS) • Eric Beynel (porte-parole solidaire) • Michel Bianco (Collectif le travail tue…) • Martine Billard (députée écologiste) • Jean-Jacques Boislaroussie (Alt) • Luc Boltanski (sociologue EHESS) • Gilles Caron (F.O. Banques) • Leila Chaibi (exécutif NPA) • Jean-Christophe Cambadélis (Secr. Nat du PS) • Annick Coupé (Solidaires) • Claude Debons (Secr nat PG) • Sandra Demarcq (exécutif NPA) • Gérard Filoche (CN PS, inspecteur du travail) • Jacqueline Fraysse (députée PC F 92) • Laurent Garrouste (inspecteur du travail) • Razzy Hammadi (Sec. Nat FP du PS) • Benoit Hamon (Porte-parole du PS) • Lucien Jallamion (Porte-Parole de République et Socialisme) • Régis Juanico (député PS, 42, Trésorier national du PS) • Charles Hoareau (CGT Marseille) • Michel Husson (économiste) • Bernard Lacroix (professeur science politique, Institut Universitaire de France) • Arlette Laguiller (LO) • Pierre Laurent (coordinateur national du PCF) • Frédéric Lebaron (professeur de sociologie, Institut Universitaire de France) • Hervé Le Fiblec (BN Snes-Fsu) • Marie-Noëlle Lieneman (VP région Nord Pas-de-Calais) • Noël Mamère (Député Les Verts) • Philippe Marliére (Universitaire) &bul l; Caroline Mécary (Copernic) • Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche) • Catherine Mills (économiste spécialiste de la protection sociale) • Roland Muzeau (député PCF) • Willy Pelletier (Copernic) • Christian Picquet (Gauche unitaire) • Jean-Baptiste Prévost (Président de l’UNEF) • Violaine Roussel (professeur de sociologie, université Paris VIII) • Bob Siné (dessinateur, patron de presse) • Annie Thébaud-Mony (sociologue Inserm) • Alain Vidalies (Sec nat entreprises PS)

Signer la pétition

MEETING UNITAIRE, MARDI 3 NOVEMBRE

Contre la mesure annoncée qui vise à taxer les indemnités des accidentés du travail

OBJET : A l’appel de P. Laurent A. Laguiller, J. Fraysse, JC Cambadélis, B. Hamon, M-N. Lienemann, N. Mamère, M. Billard, JL Mélenchon, O. Besancenot, N. Arthaud, Annick Coupé, Eric Beynel, W. Pelletier, G. Filoche... nous vous invitons au MEETING UNITAIRE qui se déroulera le mardi 3 novembre, Bourse du Travail, à 18h30, Salle Grande Croizat, 3 rue du Château d’Eau, PARIS Métro : République.

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Par DIABLO
Vendredi 16 octobre 2009
- Communauté : les anti-capitalistes


Il n’y aurait pas eu 1936 ou les conquêtes d’après Libération si les "unitaires" (membres de la CGTU, très minoritaire en 1934) n’avaient décidé de faire une organisation combative de la CGT qui les avait exclus en 1920-1921 – CGT de Jouhaux ralliée de longue date à la politique du "tapis vert" où ne se négociaient que les avantages et privilèges des dirigeants syndicaux. Les grands patrons se sont dotés depuis 1919 d’un syndicat unique remarquablement efficace, et d’une constance parfaite en dépit de ses changements de nom ‑ Confédération générale de la Production française, Confédération générale du patronat français (juillet 1936), Conseil national du patronat français (1946) et plus récemment MEDEF.

Les salariés n’y sont pas encore parvenus : la gravité de la crise va vraisemblablement les aider à progresser sur ce chemin. On est donc surpris et même choqué que des militants se réclamant du « radicalisme » songent à liquider les syndicats inefficaces plutôt qu’à conseiller aux salariés de se donner à nouveau des mandataires aussi dévoués à leurs intérêts que le syndicat patronal l’est au grand patronat. La CGT et les organisations qui lui étaient proches ‑ dans l’enseignement et de la recherche ‑ ont été efficaces, très efficaces pendant un certain nombre d’années ou de décennies : cette efficacité s’est mesurée à l’aune des conquêtes sociales longtemps maintenues, désormais menacées de mort. Il faut reconstituer des organisations de ce genre et de cette efficacité et, avec elles, se battre contre les décrets et la politique qui incarnent nos échecs. L’un des derniers décrets, sur le rôle suprême du ministère en matière de primes d’excellence scientifique anéantissant le pouvoir du CNU – question qui nous a mobilisés, l’an dernier, avec beaucoup d’autres ‑, démontre, parmi tous ses semblables, que ne nous ne gagnerons pas un pouce en chipotant à l’infini sur des. On peut en dire autant de tous les décrets, « masterisation » comprise, qui a pour but essentiel de liquider le statut de fonctionnaire des enseignants, et qui pose une question autrement plus importante que celle consistant à décider si on fait ou non remonter les maquettes, si honorable et efficace qu’ait été cette action à laquelle nous avons tous souscrit.

Les salariés ont gagné avec une CGT combative, où le courant Frachon avait énormément progressé (1936-1938) puis où la ligne Frachon l’avait décisivement emporté sur la ligne Jouhaux (entre Résistance et premières années d’après Libération). La CGT a alors été riche de millions d’adhérents (5-6 en 1936-1937 et autant en 1945-1946), enseignants et chercheurs compris, qui lui furent rattachés jusqu’à la scission de 1948. Le statut Maurice Thorez de la fonction publique, qui définissait aussi un « salaire minimum vital » ‑ ainsi que tous les statuts de 1946 aujourd’hui balayés ou en voie de l’être, tel celui des gaziers et électriciens, œuvre commune de la fédération de l’énergie CGT et de son ancien secrétaire général, Marcel Paul, alors momentanément ministre de la production industrielle ‑, ont été conquis après la Libération. Il faut mettre en cause la ligne liquidatrice de ceux qui dirigent aujourd’hui ces organisations, quelque bonne raison ou bonne conscience qu’ils se donnent pour nous répéter qu’il est trop tôt ou trop tard pour agir, et quelles que soient les motivations réelles de dirigeants plus ou moins éloignés de leur base (l’éloignement est logiquement beaucoup plus ressenti dans les catégories frappées par la tempête : chômeurs ou salariés menacés de licenciements, chez nous personnels précaires) : découragement général, conviction qu’on ne peut rien faire contre les tout-puissants, ralliement de fait ou de droit à ces derniers pour des raisons que je n’examinerai pas ici, mais qui posent problème. Vaincre cette ligne liquidatrice suppose, comme en 1934, en pleine crise, et à la Libération, d’adhérer massivement aux syndicats de tradition combative pour y (r)établir la ligne "de masse et de classe" qui a fait les grandes heures d’une CGT apte à grouper tous les salariés, nous inclus.

Nos professions n’aiment pas ces termes marxistes ou ne les aiment plus, mais, Marx n’ayant pas inventé la lutte des classes et ne l’ayant que décrite, il va leur falloir les découvrir (ils sont inconnus à la plupart des plus jeunes d’entre nous) ou les redécouvrir (pour les plus vieux) si nous voulons mettre fin à la dégradation de nos conditions de travail et de vie. On va bien finir par s’apercevoir que l’offensive "sarkoziste" n’est pas seulement ou avant tout idéologique, comme nous sommes encore trop nombreux à le croire, mais qu’elle vise, en dernière analyse, les salaires, directs et indirects : la casse de nos statuts constitue l’arme suprême de leur baisse, nominale (ça risque de venir) et réelle, à laquelle œuvre aussi la liquidation en cours des services publics et des retraites. On va bien devoir finir par admettre, sans crier à la polémique, que la gauche de gouvernement n’a pas l’intention de se battre sérieusement contre cette offensive, parce qu’elle n’a jamais pratiqué une politique alternative au cours de ces dernières décennies. Mme Royal n’est pas la seule dirigeante de son parti à souhaiter voir les professeurs du secondaire pratiquer dans leur établissement la semaine de 35 heures ; elle n’est pas la seule séduite par l’Europe de l’école et de l’université, etc. Je signale que, malgré toutes les légendes, ce n’est pas Blum qui a forgé les conquêtes de 1936 mais le plus grand mouvement social qu’ait connu la France et qui s’est imposé à lui (ce qui a beaucoup contrarié lui-même et son parti) : il n’avait pas en tête la moindre hausse des salaires quand il est allé, avec son ministre des Finances pressenti (Vincent Auriol), présenter en mai 1936 son programme d’« assainissement financier » à la Banque de France, selon la coutume établie depuis la création de celle-ci. Mon propos n’est pas polémique, mais appuyé sur l’étude de la période considérée. Il n’y a pas d’autre voie pour se sortir de l’ornière où nous sommes que de réinvestir massivement le syndicalisme, et toute autre voie continuera à desservir les salariés que nous sommes.

La ligne "unitaire" était ultra-minoritaire en 1934 ‑ comme l’est encore celle prônée par le Collectif National pour un Front Syndical de Classe que, syndiquée au Snesup ‑ et décidée à y rester ‑, je soutiens. Elle est devenue majoritaire de fait à la suite de la marée sociale de 1936, alors même qu’elle permettait d’édifier le socle de conquêtes aujourd’hui en cours de destruction. Et nous resterions hors des syndicats, de tous les syndicats, y compris ceux qui ont construit ce que le grand capital et ses auxiliaires balaient, dans la crise systématique du capitalisme ?

Annie LACROIX-RIZ

Agrégée d'histoire, docteur-ès-Lettres,

professeur d'Histoire contemporaine à l'université Paris VII-Denis Diderot

source : LE GRAND SOIR

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Par DIABLO
Dimanche 11 octobre 2009
- Communauté : Syndicalisme

Conduite par Chérèque une délégation de la direction de la CFDT vient de faire une tournée dans les entreprises des 22 régions.

Le but ? François Chérèque, lui-même, nous explique qu’ils souhaitaient rencontrer   leurs équipes syndicales pour rendre la CFDT visible dans la crise « avec ce qu'elle fait et revendique ».

Le journal financier « Les Echos » et « Le Figaro » rendent compte de cette tournée.

La lecture est édifiante. Prenant pour exemple l’usine SKF de Tours, celle qui en son temps a reçu tous les matériels du site d’Ivry fermé après une dure bataille syndicale,  François Chérèque se félicite d’un accord réalisé sur le site pour éviter d’éventuels licenciements. Cet exemple nous laisse pantois, car cet accord visait à rendre plus souple la gestion du personnel : gel des salaires, prêt de main d’œuvre et accord sur les 35 heures étendu pour permettre une meilleure modulation des périodes travaillées et chômés. Pas étonnant que le directeur du site exulte « ça nous a sauvés la mise » dit-il.

Selon la CFDT, la seule façon de lutter contre la crise serait d’appliquer les remèdes préconisés par le MEDEF et accompagner sa politique ? C’est  ce que la direction de la CFDT appelle « oser le changement » « rénover le dialogue social ». La CFDT est toujours en pointe pour pratiquer le partenariat avec le patronat et le gouvernement.

Heureusement, une autre solution existe, celle de la lutte pour combattre le capital. Les salariés en ont marre de payer pour une crise qui n’est pas la leur, les actions se développent.

Une étude d’ « Entreprise et Personne » (organisme qui réunit les DRH des plus grandes entreprises françaises) constate la dégradation des rapports sociaux. Les auteurs écrivent « … les conflits sociaux, grèves, occupations d’usines, émaillent le territoire. Les appels à l’action sont nombreux et témoignent de la diversité de ce mouvement social ». Ils citent les entreprises, les routiers, les postiers, l’appel à la grève à la SNCF le 20 octobre,  le 22 octobre sur l’emploi industriel à l’appel de plusieurs fédérations CGT.

La volonté de lutte est de plus en plus forte, pourvu que  l’enjeu corresponde à l’attente des salariés. Les revendications pour l’emploi, les salaires sont des revendications concrètes, comme celles des postiers et des cheminots contre la casse du service public et les privatisations.

Gérer la crise avec le capital ne peut être un objectif syndical. Appeler les salariés à combattre le capital, tous ensemble et de plus en plus fort, devrait être le mot d’ordre de toutes les centrales syndicales. Seule la lutte peut faire reculer le capital et le gouvernement et imposer les revendications.

C’est l’enjeu pour les salariés. Il faut faire monter l’exigence de la lutte, bousculer  ceux qui dans les organisations syndicales freinent le développement de la lutte. Il est temps que le monde du travail impose ses véritables choix.

 

source : « Communistes »

 

 

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Par DIABLO
Jeudi 8 octobre 2009
- Communauté : Syndicalisme

Voici ce que la direction de la fédération de l’enseignement, de la recherche et de la culture de la CGT a osé écrire dans un communiqué diffusé le 1er octobre :

« La FERC-CGT a acté la volonté du ministre d’ouvrir un "nouveau pacte de carrière" qui s’inscrit dans la mise en œuvre de la loi d’orientation Fillon pour la partie qui concerne les personnels. Des moyens existent pour mener à bien ce "chantier" suite à la suppression des emplois, 16 000 encore à la rentrée 2010 qui devrait être arrêtée fin janvier 2010 pour une mise en œuvre dès la rentrée prochaine… »

Après s’être frotté les yeux dix fois, on finit par réaliser  que la direction de la FERC prend acte du gain pour l’Etat que constituent les suppressions de postes et qu’elle espère que le gouvernement utilisera cet argent pour augmenter les traitements des enseignants.

Outre le fait, déjà gravissime, que le communiqué ne contienne pas un mot pour condamner ces suppressions de postes, la direction de la FERC dévoile-là ses pistes en matière de recherche d’argent :

Les profits des capitalistes ?...

Les primes et salaires mirobolants des parasites au service du capital ?

L’argent des contribuables que le gouvernement a donné aux banques ?

Vous n’y êtes pas : la direction fédérale de la FERC, bien connue pour son soutien à la politique de "dialogue social" et de casse des luttes  a trouvé mieux : utiliser l’argent que procurent les suppressions de postes.

Qui a dit que les directions syndicales étaient un obstacle majeur au développement des luttes et à la remise en cause du système capitaliste ?

source : COMMUNISTES

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Par DIABLO
Mardi 6 octobre 2009
- Communauté : Syndicalisme

En juin 2009, le « Front Syndical de Classe » avait exprimé son indignation en apprenant que le SNES (principal syndicat de la FSU pour le Second degré) ne s’était pas opposé au projet ministériel dit de « masterisation », qui impose désormais à tout étudiant d’avoir un Master pour être titularisé comme professeur dans le Premier ou le Second degré.

L’argument principal de la direction du SNES était alors qu’une perspective de revalorisation des métiers de l’éducation était désormais ouverte.

Un mois après la rentrée scolaire, les mesures gouvernementales en cours d’application ou programmées constituent un véritable camouflet pour les semeurs de fausses illusions : non seulement ces mesures n’apportent aucune avancée pour les salaires, les conditions de travail et de formation des enseignants, mais elles vont toutes dans le sens d’une véritable dévalorisation de ces métiers et d’une régression sans précédent du service public d’enseignement.

Qu’on en juge !

Pour être professeur titulaire, en collège ou lycée par exemple, il faudra désormais :

- Etudier un an de plus (en Master 1)

- Préparer un concours d’enseignement tout en passant son Master 2, le niveau « Master 2 » exigé pour enseigner menaçant de remplacer purement et simplement les postes mis au concours ; ceci, ajouté à la loi dite « de mobilité dans la Fonction publique », votée le 3 août 2009 (*), permettra de liquider le statut de fonctionnaire dans l’enseignement

- Pendant cette année de préparation, assurer 108 heures d’enseignement seul devant une classe, en étant payé 28 euros de l’heure devant élèves (le montant net d’une vacation) - ce qui revient à moins de 15 euros par heure, avec le temps de préparation et de corrections -

- Après le concours, être stagiaire avec un service d’enseignement équivalent aux deux tiers d’un temps complet (soit le double du temps de service des stagiaires de 2007 !)

- Etre payé, à Bac + 5, 80 euros de moins que ce que gagne aujourd’hui un jeune professeur à Bac + 5 (un « néo-titulaire ») ; les autres travailleurs de l’Education ne touchant, quant à eux, pas un centime de plus…

Ces nouvelles dispositions poursuivent la destruction en cours de l'Education nationale, conforme à la ligne des stratégies européennes de Bologne et Lisbonne ; elles permettent au gouvernement de supprimer 11000 postes d’enseignants titulaires sur le dos des stagiaires en 2010, d’utiliser des étudiants comme précaires « bouche-trous » des postes non pourvus, et de faire de sensibles économies sur la paie des futurs recrutés.

Tout bénéfice, donc, pour ceux qui organisent l’asphyxie totale des services publics afin de les livrer en pâture aux intérêts privés ; et magistral pied de nez aux tenants d’un syndicalisme de « discussions » et de « dialogue social », qui refuse une orientation stratégique claire, un enracinement dans la lutte des classes, et qui, au nom d'un prétendu « refus du tout ou rien » inventé pour les besoins de la cause, s'enferme dans la logique stratégique du pouvoir et du patronat (même si c'est à son corps défendant). C'est à l'opposé de ce qu'attendent les salariés de l'Education, dont les revendications et les aspirations nécessitent la construction d'un rapport de forces qui permette de résister, de faire reculer le pouvoir, et d'obtenir satisfaction.

Face à ces attaques, les militants du "Front Syndical de Classe" se battent, au sein de la FSU et auprès de leurs collègues, pour que les mobilisations soient à la hauteur de la riposte nécessaire, dans l’Education, de la Maternelle à l'Université, mais aussi en faisant le lien avec l’ensemble du monde du travail également victime des logiques destructrices du système capitaliste.

(*)Un fonctionnaire dont le poste est supprimé (et les postes sont supprimés par dizaines de milliers) pourra être mis en disponibilité d’office ou admis à la retraite s’il a refusé trois offres d’emploi public "correspondant à son grade et à son projet personnalisé d’évolution professionnelle, et tenant compte de sa situation de famille".

source : FRONT SYNDICAL DE CLASSE

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Par DIABLO
Samedi 3 octobre 2009
- Communauté : Syndicalisme

Soutien au combat des traminots lyonnais !

Depuis plus d’un an la direction de la société Kéolis , groupe privé filiale de la SNCF, auquel a été confiée par la mairie la gestion des transports en commun lyonnais autrefois sous gestion publique, remet en cause la convention collective qui définissait les relations entre l’employeur et les employés de l’entreprise .

Ce n’est donc pas une simple grève pour les salaires comme veulent le faire croire les journaux et le maire Colomb, ce dernier apportant son aide (en tant que « socialiste » ?) au groupe Kéolis et non aux salariés. Il peut bien dire que le salaire d’un conducteur se monterait à « 1800 ou 2000 euros », tous les salariés des TCL savent que cela est faux .

Ce qui reste en jeu est encore plus grave. La remise en cause de la convention collective c’est en fait la remise en cause de l’ensemble des articles de cette convention :

-Suppression des compensations pour des journées morcelées en plusieurs plages (jusqu’à 4 !) 

-Suppression des Indemnités pour le travail du  samedi/dimanche 

-Révision de la récupération des heures de nuit et des jours fériés.

-Révision de la grille salariale (pour baisser les salaires d’entrée et geler toute l’évolution)

-Suppression de la mutuelle des TCL gérée par les syndicats et remplacement par mutuelle privée du groupe Kéolis.

-Révision à la baisse du financement du comité d’entreprise

-Suppression du complément de salaire alloué par l’entreprise en cas de congé maladie : supprimé.

-Les agents deviendraient polyvalents sur tous les postes de l’entreprise, sur n’importe quelle ligne

-Révision du système de retraite et de la participation de Kéolis à la caisse complémentaire

-Remise en cause du maintien du salaire jusqu’à la retraite en cas d’invalidité

-Baisse des heures de délégation syndicales

-Flexibilité à outrance permettant à Kéolis de récupérer .l’équivalent de 3000 euros par agent par an

On voit que l’attaque est globale et qu’elle ressemble étrangement à ce qui est fait dans toutes les entreprises à l’encontre de tous les salariés. On voit également qu’un épais silence règne sur ces attaques. Il est d ‘ailleurs de la responsabilité des traminots et d e leurs organisations syndicales d’informer largement la population et d’appeler à son soutien.

Et cette situation intervient alors que les roulants des TCL ont déjà subi des dégradations importantes de leurs conditions de travail avec entre autre un décret du Ministre des transports Perben (celui qui voulu un jour être maire de Lyon). Aujourd’hui, si un agent veut des RTT, il doit rouler plus de 8 heures par jour. Des journées peuvent aller jusqu’à 12 h et l’agent pourra être rappelé après sa pause pour 3 ou 4 heures de conduite !!  Qui le dit ? Que font nos moralisateurs de capitalisme ? Que font nos journaux (Le progrès en tête) si pointilleux sur le droit d’être transportés en temps de grève mais pas sur les conditions dans lesquelles nous sommes transportés ?

Alors les salariés des TCL sont en grève, dans des conditions difficiles, car il faut savoir que la très sociale mairie paie à travers le SYTRAL 15 jours de grève à Kéolis, ce qui rend la grève indolore financièrement pour celle-ci avant le 15ème jour.  Il y va dans ce combat, du sort des salariés des TCL, mais il concerne les autres salariés également, car la question des conventions collectives est posée partout, notamment avec la renégociation des 35 heures.

Le collectif « Tous Ensemble » Rhône-Alpes, qui regroupe des non syndiqués et syndiqués de toute obédience, apporte son soutien total à la grève des salariés des TCL. Cette grève ne pourra être victorieuse que si nous recherchons et si les organisations syndicales des TCL recherchent le lien et l’unité avec les travailleurs des autres secteurs. Nous n’obtiendrons satisfaction que si nous nous organisons pour l’unité la plus large entre nous et avec nos organisations pour préparer le mouvement d’ensemble pour en finir avec cette politique et tous ceux qui la soutiennent.

Le collectif « Tous Ensemble » combat pour l’unité pour la grève générale pour en finir avec ce gouvernement et sa politique, car il n’y a pas d’autre chemin aujourd’hui.


 

source : tous ensemble lyon

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Par DIABLO
Vendredi 18 septembre 2009
- Communauté : Syndicalisme

Le "Front Syndical de Classe" était présent à la manifestation. 2000 tracts "militants du terrain, tout dépend de vous" ont été distribués.

G
oodyear, Continental, Renault, Valeo, Arkema, Freescale, métallurgie CGT du Nord-Pas, Mac Cormick, Dunlop Montluçon, Wagon, GM, Michelin, New Fabris, Ford, Philips…, des dizaines de sous-traitants, des hospitaliers, des enseignants, des notaires CGT,… la manifestation du 17 septembre à l’initiative de la CGT Goodyear Amiens et de nombreuse entreprises en luttes en grande partie issues de la filière automobile a réuni entre 3000 et 4000 participants sur les mots d’ordre de la base : défense de la production, non aux licenciements, non à la répression anti-ouvrière et anti-syndicale, non au sacrifice des travailleurs au nom du profit maximum des grands groupes capitalistes.

Cette manifestation constitue la « rentrée sociale » dans notre pays et il est significatif qu’elle ait été organisée « par la base » alors que depuis des mois les fédérations et les confédérations se refusent à une telle initiative, regroupées dans le syndicalisme d’accompagnement et dans une Confédération Européenne des Syndicats dont le programme est de « sauver le capitalisme de lui-même ».

C’est clairement la stratégie des états-majors syndicaux qui est remise en question par les travailleurs en lutte et c’est bien le « tous ensemble » qui a été repris à l’unisson par les manifestants.

Le succès de cette action, ainsi que l’offensive antisociale qui s’approfondit, appelle des prolongements et à approfondir de manière la plus unitaire possible les liens qui se sont créés ces deniers temps entre de nombreux militants et syndicats de base. Il importe immédiatement de faire du 26 septembre à Continental-Clairoix une réussite et d’amplifier la bataille du tous ensemble en faisant converger toutes les luttes contre la régression sociale : celle des ouvriers de l’automobile mais aussi celle des cheminots et des postiers contre la privatisation, celle des agents ERDF-GRDF contre la répression qui s’abat contre les grévistes du printemps dernier…

Public/privé, les travailleurs sont affrontés au même pouvoir du capital et c’est seulement tous ensemble en en même temps qu’ils pourront le faire reculer et imposer la satisfaction de leurs revendications. Cela s’appelle la lutte de classe et c’est en la menant sans illusion sur le « dialogue entre partenaires sociaux » que les travailleurs de France guidés notamment par une CGT de classe et de masse ont su remporter d’importantes victoires en 1936, en 1945 ou en 1968.

Le 17 septembre 2009

 

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Par DIABLO
Jeudi 17 septembre 2009
- Communauté : Syndicalisme

Appel à tous les Partis et associations attachés à la défense

des droits ouvriers et des libertés publiques

Le tribunal de Compiègne a rendu un verdict le 1er septembre qui condamne 6 salariés de Continental Clairoix, par un jugement qui remet sur pied la loi anti casseurs abrogée en 1981.

En effet, ce jugement a décidé de faire supporter, en plus des condamnations pénales lourdes, solidairement, à ces 6 salariés, la responsabilité d’indemniser la totalité des dégradations que d’autres auraient commises, en se basant sur un principe de responsabilité collective inconnu dans la loi: les 6 doivent payer pour les 600 présents ce jour là.

La fermeture de Continental Clairoix est déjà un scandale, en soi, et il n’est pas admissible que les salariés se retrouvent 2 fois victimes : la première en tant que licenciés, et la deuxième condamnés pour l’exemple pour avoir arraché des garanties importantes par leur lutte. Mais cette condamnation a une portée qui dépasse le cadre même de la lutte des 1120 travailleurs de Continental.

Le Sénateur UMP Marini, a revendiqué publiquement l’extension à tout le pays et à toutes les situations de ce « nouveau droit » issu du jugement contre les salariés de Continental. C’est en effet la menace qui plane sur l’ensemble du mouvement ouvrier et démocratique avec la réintroduction des principes liberticides de la loi anti casseurs dont pourraient être victimes demain salariés en lutte ou manifestants.

C’est pourquoi, pour l’équité, la justice, la défense des droits ouvriers et des libertés publiques il nous parait important que vous repreniez en compte, à nos côtés, ce combat pour faire rapporter ce jugement du tribunal de Compiègne.

Nous avons, quant à nous, décidés de faire appel, et à l’invitation des organisations syndicales de Goodyear Amiens nous serons présents à la manifestation du 17 septembre 2009 à 11H00 devant la Bourse des valeurs à Paris.

Nous appelons donc tous les responsables nationaux des partis et des associations à venir à nos côtés jeudi 17 septembre, en manifestant par leur présence leur solidarité avec nos demandes, en même temps que la condamnation de tous les licenciements qui sont les deux mots d’ordre de cette manifestation.

Pour l’avenir, dès maintenant, nous pouvons vous indiquer qu’un rassemblement devrait se tenir le samedi 26 septembre à 15H00 devant l’usine de Continental Clairoix.

D’une façon générale, nous souhaitons avoir votre soutien pour cette lutte difficile mais indispensable. Nous nous tenons à votre disposition pour tous renseignements complémentaires et nous souhaiterions discuter avec vous des modalités que pourrait prendre ce soutien et la prise en charge de ce combat pour les libertés publiques.

 

Clairoix le 15 septembre 2009

L’Intersyndicale CGT/FO/CFE - CGC/CFDT/CFTC de Continental-Clairoix.

Le comité de lutte

Tél : 06.11.02.92.19

Contactez la CGT « Continental »en cliquant ici

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Par DIABLO
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