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DIA...blog !


DIABLO est mon pseudo pour ce blog. J'ai 58 balais, j'ai des origines corréziennes, j'habite près de Paris mais on peut parfois me rencontrer en Normandie, entre Arromanches et Ouistreham. Je suis cadre administratif, syndiqué à la CGT, dans une multinationale faisant partie du CAC 40.  Je me définis comme un patriote républicain, fervent défenseur de l'indépendance nationale et de la souveraineté populaire. Membre d'aucun parti, j'assume, par ailleurs, ma sensibilité communiste et me définis comme un "rêveur de mieux". Je pratique le dessin et la photo en amateur. J'anime ce blog et vous invite à commenter mes publications. Echangeons, débattons... Salut et fraternité

  *

 

Quelques-unes de mes lectures : Outre de nombreux livres, je lis régulièrement LE PARISIEN, L'HUMANITE-DIMANCHE, LE MONDE DIPLOMATIQUE, parfois L'HUMANITE; mais aussi MARIANNE, OUEST-FRANCE et des revues comme SINE-HEBDO, LE SARKOPHAGE, LE PLAN B, CQFD ou encore COMMUNE revue trimestrielle. Je lis très rarement LE MONDE, LE FIGARO ou LIBERATION et je boycotte CHARLIE-HEBDO. Je  suis  également  abonné  à INITIATIVE  COMMUNISTE, le  mensuel du Pôle de Renaissance Communiste en France.

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Précisions de DIABLO:
1-  Mon blog est un blog militant indépendant, sans prétention, bien évidemment non-commercial et totalement amateur. Les images , les textes dont je ne suis pas l'auteur ainsi que  les musiques et chants seront supprimés de mon blog sur simple demande par courriel.
2- Je publie textes et communiqués émanant d'auteurs et d'organisations diverses.Ces publications ne signifient pas que je partage toujours totalement les points de vue exprimés.
3- Je décline toute responsabilité quant au contenu des sites proposés en liens.


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- Salut !
- Et fraternité !
- La République ?
- Nous appelle !
- Une ?
- Et indivisible !
- Démocratique ?
- Et sociale

"Quand le gouvernement viole

les droits du peuple,

l’insurrection est pour le peuple

 

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(Robespierre)

 


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sur le blog EL DIABLO
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"En régime capitaliste,
les Etats-Unis  d'Europe
sont impossibles ou réactionnaires".
(Wladimir Illich Oulianov dit "Lénine")
*

"Dans l'idée de résistance,
il y a, au départ, une obligation
de désobéissance
à ce qui paraît insupportable."
(Lucie Aubrac)
*
"Le pouvoir créera des vertiges tant qu'il ne  sera
pas partagé par tous"
(Louise Michel)
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"L'avenir n'est pas une amélioration
du présent, c'est tout autre chose"
(Elsa Triolet)
*

Attention à ne pas mélanger deux choses : supranationalisme et internationalisme. L'union Européenne est une institution supranationale  et non internationale. L'internationale comme son nom l'indique exprime les relations, les échanges fraternels, équitables et anti-impérialistes, entre (internationale) les différentes nations (internationale).

*
Contrairement à la vieille rengaine, l'Europe ne fut jamais celle des peuples et ne tenta jamais de l'être. Elle répond à un besoin précis du patronat européen et mondial, réformer le cadre des structures de décisions politiques pour être mieux à même d'imposer la régression généralisée, la contre-révolution permanente.

çà vaut le détour...

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Dimanche 28 juin 2009
- Communauté : La Cyber-résistance

En ce début d'été, alors que les salariés sont sensés être démobilisés, Sarkozy, Fillon et Hortefeux  préparent l'opinion, avec le soutien des média, à un nouveau recul social. Le sujet du jour c'est la retraite et son âge légal qui pourrait être porté de 60 à...67 ans !

La chanson est toujours la même : les « caisses » seraient presque vides et comme les gens vivent de plus en plus vieux nous irions à « la faillite » du système de retraite...etc

Naturellement, les salariés, les retraités ne laisseront pas le gouvernement poursuivre, sans réagir, leur campagne d'intoxication.

Dans l'immédiat, il s'agit de rétablir quelques vérités.

Ainsi, vous lirez, ci-dessous, de larges extraits d'un texte publié initialement en janvier 2003 par l'association « Rouges Vifs » et qui reste d'une criante actualité.


...Ainsi le système français, mis en place à la Libération dans un pays ruiné par la guerre et ayant pourtant prouvé son efficacité jusqu'à aujourd'hui, serait devenu un luxe que notre société ne pourrait plus se payer à l'heure de la « mondialisation » ?

Il faudrait donc faire de nouveaux sacrifices, après ceux consentis dans le cadre de l'austérité imposée sans discontinuer depuis 20 ans ? Pourtant, si la question n'est pas réglée, comme le prétendent les gouvernements successifs et le patronat, c'est que les mesures prises se sont avérées inefficaces et que la vérité est peut-être ailleurs...

 

Les évolutions démographiques posent-elles un problème de financement ?

Prenons les chiffres officiels : Aujourd'hui, la part du financement des pensions constitue 12,8% de l'ensemble des richesses créées nationalement par le travail (PIB). En 2040, à conditions constantes (maintien exclusif du système de répartition ; même taux de remplacement ; durée de cotisation identique) et en prenant en compte les évolutions démographiques, la part de financement des retraites dans le PIB passerait à 18% .

Est-ce une catastrophe ? NON. De 1980 à aujourd'hui, le PIB est passé 888 milliards d'euros à 1288 milliards, soit une hausse de 45%. Dans la même période, la part des retraites est passée de 10,3% à 12,8%, soit une progression de seulement 22%. Ce qui a été possible ne le serait plus à l'avenir ? Les prévisions officielles prévoient pourtant le doublement de ce même PIB dans les 40 prochaines années !

Etablir les prévisions sur les retraites d'après le seul rapport entre actifs et inactifs en masquant délibérément le fait que l'accroissement des richesses créées va permettre une augmentation des capacités de financement des pensions, c'est une supercherie.

L'expérience le montre, notre système de retraites n'a qu'un problème : la voracité du capital.

 

Partons des faits : Aujourd'hui le chômage, les bas salaires et la précarité concernent dans notre pays 11 millions de salariés. C'est un manque à gagner de 45 milliards d'euros de cotisations sociales.

Les exonérations de la part patronale des cotisations sociales, qui constituent en fait une baisse du salaire indirect, sont passées de 1 milliard d'euros en 1993 à 18 milliards d'euros en 2002. Sans compter les cadeaux faits à des multinationales comme Daewoo ou Metaleurop, entre autres.

Le gouvernement compense partiellement ce manque à gagner par l'impôt : la C.S.G. et la R.D.S. dont les salariés sont les principaux pourvoyeurs.

En vingt ans, la part des salaires dans le partage de la valeur ajoutée a diminué de 13%...et celle du capital a augmenté d'autant.

Ainsi depuis plusieurs décennies, aux objectifs patronaux de s'accaparer toujours plus de richesses produites répondent les politiques gouvernementales de destruction d'un système de protection sociale fondé sur le salaire. Une conquête populaire que le capital n'a jamais accepté.

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Par DIABLO
Samedi 27 juin 2009
- Communauté : Syndicalisme

Le « Front Syndical de Classe » c'est quoi ?

Des militants de la CGT et de la FSU qui, dans le souci de l'indépendance syndicale vis-à-vis du patronat et dans le respect de chaque organisation syndicale, sont à l'initiative d'un collectif unitaire, sur la base du Manifeste pour un syndicalisme de lutte de classe et de masse , destiné à unir les initiatives de défense du syndicalisme de luttes de classe et de masse et à aider les syndiqués à se réapproprier l'outil syndical.

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Ce week-end, le « Front Syndical de Classe »  se transforme en association. Vous lirez, ci-dessous, un extrait du projet de statuts :

Préambule

Depuis sa naissance en 1957, l'Union Européenne capitaliste a multiplié la mise en place de structures permettant de piloter une construction supranationale toute entière dédiée au service des grands groupes capitalistes, de la casse des acquis sociaux et des souverainetés populaires.

L'un de ses principales structures est la Confédération Européenne des Syndicats, crée en 1973 avec l'appui du syndicalisme européen de collaboration de classe (CISL en particulier, fondée par Washington) et en France de la CFTC, de la CFDT et de FO. Financée par l'UE, la CES a pour mission d'accompagner « syndicalement » la construction européenne, dont le coeur est « l'économie de marché », par la collaboration capital/travail (le dialogue entre « partenaires sociaux »).                  

La particularité française est que son mouvement ouvrier, enseignant et étudiant s'est largement construit, depuis ses origines, à partir d'une conception anti-capitaliste : depuis la fin du 19ème siècle, les principes affirmant la nécessité de la fin de l'exploitation de l'homme par l'homme et de la socialisation des moyens de production et d'échange sont des références non seulement historiques mais aussi gagnantes, permettant d'arracher par la lutte (1936, 45-46, 68) tous les acquis de ce que les puissants appellent avec mépris « l'exception française ». Mais, tout au long du 20ème siècle, la confrontation constante entre courant révolutionnaire et réformiste amènera 3 scissions majeures dans le mouvement syndical français appuyées par le grand patronat et les puissances capitalistes : 1921,  1938-39,  1947-48.

Aujourd'hui, le combat entre ces deux courants traverse les organisations syndicales dont l'histoire est liée au combat de classe et plus généralement, aux luttes pour la république, la laïcité, la paix et la démocratie. Ce n'est pas un combat nouveau, il devra être gagné comme les précédents.

En ce qui concerne la CGT, alors que nombre de militants et d'organisations CGT se battent sur des positions de classes, la direction confédérale, reniant le riche héritage de « la grande dame », a peu à peu dérivé vers une conception de moins en moins combative de l'engagement syndical qui désoriente et affaiblit les travailleurs. Quittant la FSM dont elle était fondatrice en 1945, elle a adhéré à la CES en 2000, où elle occupe aujourd'hui des responsabilités majeures, puis à la CSI (fusion de la CISL et de la CMT vaticane) en 2006. Pour cela, elle n'a cessé de donner des gages de sa conversion à l'économie de marché et elle a adopté la ligne du « syndicalisme rassemblé » qui débouche sur la CFDTisation de la Confédération tant sur la ligne (le capitalisme est incontournable) que sur l'organisation (syndicalisme de sommet avec en particulier la centralisation des finances "cogetise" qui permet de mettre au pas les structures de base et qui met en péril la démocratie syndicale) et les modes d'action (refus du « tous ensemble », priorité à l'unité d'action au sommet sur des mots d'ordre compatibles avec les intérêts du patronat, journées d'action dispersées et sans suite...) .

Ce glissement réformiste, sensible aussi à la FSU ou dans le syndicalisme étudiant (UNEF...) explique que depuis 25 ans, non seulement le peuple dans sa dimension la plus large n'a obtenu aucun acquis significatif mais que les reculs succèdent aux reculs : casse des salaires, de l'emploi, des services publics (Éducation de la Maternelle à l'Université, Santé, Transports, Energie, Poste, Telecom...), de la protection sociale (Sécu, retraites...), du droit et de la durée du travail, du logement populaire, de la petite production indépendante, mépris de la souveraineté populaire...

Le « grand bond en arrière » qui en résulte se heurte cependant à un niveau élevé de combativité populaire, en France mais pas seulement, et se traduit par un vaste affrontement de classe et des conflits à répétition depuis 1995. Mais, dans un contexte d'offensive généralisée du gouvernement, du MEDEF et de l'UE contre l'ensemble des acquis sociaux et démocratiques des travailleurs, dans un contexte de crise capitaliste au nom de laquelle le pouvoir prétend accélérer encore sa politique anti-populaire, les travailleurs sont désormais à la croisée des chemins et le risque est plus que jamais pour chaque secteur ou entreprise de perdre séparément en plongeant pour longtemps dans l'enfer de l'exploitation sans limite.

C'est pourquoi, en juin 2008, des militants de la CGT et de la FSU ont lancé une « Lettre ouverte aux Etats-majors syndicaux », signée depuis par plus de 4000 travailleurs, enseignants, étudiants... Cette Lettre ouverte appelait à tout faire pour contribuer à « construire démocratiquement et d'urgence une action « tous ensemble et en même temps » pour gagner et ré-ouvrir enfin des perspectives progressistes » et exhortait les « directions syndicales nationales à cesser « d'accompagner » la rupture afin de reprendre le seul chemin gagnant : faire le lien entre toutes les contre-réformes, travailler concrètement à préparer avec les salariés les conditions de l'affrontement de classe victorieux avec ce pouvoir destructeur, construire l'unité dans l'action des travailleurs et de la jeunesse ».

Depuis, l'accélération des politiques anti-sociales, la confirmation de la compromission des directions syndicales mais aussi le développement des contacts entre militants de classe, ont rendu encore plus impérieuse la nécessité d'agir et de se structurer. C'est pourquoi ces mêmes militants initiateurs de la « Lettre ouverte aux Etats-majors Syndicaux » rejoints par de nombreux autres ont décidé de fonder l'association « Front Syndical de Classe ».


source : « collectif syndical de classe »

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Par DIABLO
Jeudi 18 juin 2009
- Communauté : Syndicalisme

Collectif National pour un Front Syndical de Classe

mis en place par les initiateurs CGT et FSU de la « lettre ouverte aux Etats-majors syndicaux »

Casse de l'emploi en masse dans le privé et le public, compression des salaires, changement de statut de la Poste en juillet, travail du dimanche, retraite à 67 ans (harmonisation européenne oblige) d'après Hortefeux, sécu en danger de mort, répression qui frappe les militants et travailleurs combatifs.... le gouvernement, le MEDEF et l'UE ne font pas de pause dans leur guerre sociale.

Si la résistance ne désarme pas la base face à cette régression tous azimuts, ce n'est pas la même musique "au sommet" où, après avoir organisé manifestations séparées de plusieurs mois et manque de soutien aux secteurs en lutte, on se prépare désormais à se précipiter au "sommet social" convoqué par Sarkozy au début du mois de Juillet. En attendant une "rentrée chaude" comme le dit Chérèque sans rire (la même que l'année dernière dont le point d'orgue fut la manifestation bien sûr "unitaire" du 7 octobre sur le scandaleux mot d'ordre du "travail décent" cher aux institutions internationales du capitalisme ?).

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Signez la pétition de soutien à Charles Hoareau et contre la criminalisation de la résistance syndicale en cliquant ICI
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H. Krasucki, quelques mois avant mai 1968 : « Rien ne fait plus de mal aux travailleurs que la collaboration de classes. Elle les désarme dans la défense de leurs intérêts et provoque la division. La lutte de classes, au contraire, est la base de l'unité, son motif le plus puissant. C'est pour la mener avec succès en rassemblant l'ensemble des travailleurs que fut fondée la CGT. Or la lutte de classes n'est pas une invention, c'est un fait. Il ne suffit pas de la nier pour qu'elle cesse : renoncer à la mener équivaut pour la classe ouvrière à se livrer pieds et poings liés à l'exploitation et à l'écrasement. »

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Par DIABLO
Samedi 13 juin 2009
- Communauté : Syndicalisme

Bernard  Thibault a expliqué la faible mobilisation du fait, selon lui, que "les médias ont peu informé sur cette journée, contrairement aux précédentes, en raison d'une actualité politique chargée".

En clair, ce serait à cause des élections européennes, largement boycottées par les travailleurs que ceux-ci se seraient très peu déplacés pour manifester aujourd'hui. Vous ne trouvez pas cette justification un peu courte ?

Merci de témoigner et de donner votre avis en utilisant la zone « commentaires » sous cet article.

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Par DIABLO
Jeudi 11 juin 2009
- Communauté : La Cyber-résistance

La crise c'est eux,  la solution c'est nous !


Les huit organisations syndicales, que compte notre pays, se sont mises d'accord pourfaire des propositions et demander l'ouverture de négociations qui place le « social »au coeur des réponses à la crise.

Le gouvernement doit mettre le « social » au centre de sa politique économique et :

-  revaloriser le SMIC, les minima sociaux, les pensions et les retraites, conditionner toute aide publique, tout allègement de cotisations sociales à des contreparties mesurables en matière d'emploi, de qualification et de rémunération,

- mettre en oeuvre un plan ambitieux en faveur de l'emploi et de la qualification des jeunes,

- prolonger l'indemnisation des demandeurs d'emploi en fin de droit. Donner à Pôle-Emploi les moyens nécessaire à l'accompagnement personnalisé des demandeurs d'emplois,

- supprimer la défiscalisation des heures supplémentaires et le bouclier fiscal, mettre à contribution les stock-options au titre de la solidarité, consacrer ces ressources nouvelles au financement des mesures sociales,

- renoncer dans les fonctions publiques aux suppressions d'emplois prévues pour 2009 et 2010, s'engager à résorber la précarité et tenir ses engagements en matière de négociations salariales. Ce sont des conditions pour des services publics de qualité qui répondent aux besoins de la population.

Le patronat doit, enfin, assumer ses responsabilités et engager des négociations sur :

- les politiques de salaires, les politiques industrielles, l'évolution de l'emploi au niveau des branches professionnelles, les rapports donneurs d'ordre - sous-traitants, pour maintenir et développer l'emploi et résorber la précarité,

- un accès facilité pour tous au chômage partiel, l'amélioration de la durée et du niveau de son indemnisation, associés à des formations qualifiantes,

-  la répartition et la redistribution des richesses produites dans les entreprises, l'amélioration des salaires et la réduction des inégalités, notamment entre les femmes et les hommes, la reconnaissance des qualifications, l'utilisation des aides publiques au bénéfice de l'emploi,

- les mesures favorables à l'emploi des jeunes permettant leur insertion sociale et professionnelle durable,

- le respect et l'amélioration des droits syndicaux et des institutions représentatives du personnel.

Le gouvernement doit renoncer à l'extension du travail du dimanche, garantir à l'hôpital public les moyens de ses missions, développer le logement social, encadrer le prix des loyers.

L'amélioration du pouvoir d'achat des salariés en faveur de la relance par la consommation, des politiques industrielles et économiques en faveur d'un développement durable et coordonné au niveau européen sont autant de moyens pour répondre immédiatement et structurellement à la crise.

 

Le samedi 13 juin, à l'appel des huit organisations,

des manifestations se dérouleront dans toute la France.

A Paris, rendez-vous à 14h00, Place de la Bastille et manifestation jusqu'à Montparnasse
à l'appel de la CGT, CFDT, CFTC, FSU, UNSA, Solidaires, CGC

 


 

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Par DIABLO
Dimanche 24 mai 2009
- Communauté : Syndicalisme

« Rouge Midi »  : Quelle est ta première réaction à la sortie de ta garde à vue ?

Charles HOAREAU :

Tout d'abord je voudrais dire que mon souci dans cette affaire ce n'est pas ce qui m'arrive mais ce qui arrive aux salarié-e-s car c'est le fond de l'affaire et c'est à cela que la presse doit s'intéresser : qui sont ceux qui ont porté plainte et pourquoi ils l'ont fait ?

Le fond de l'affaire c'est qu'il y a bientôt 2 ans que des salariés sont dans un vide juridique, ni licencié-e-s, ni salarié-e-s, car ils ont été littéralement mis à la porte, par le donneur d'ordre ADOMA (ex-SONACOTRA où l'Etat est majoritaire), celui-ci ayant décidé de se débarrasser de salariés qui lui avaient imposé 11 embauches l'année d'avant.
Le fond de l'affaire c'est que des associations dites d'insertion, des régies des quartier, se sont rendues complices de la manœuvre au nom de leur vocation sociale : avec l'aide des pouvoirs publics, elles font travailler, via le RSA et des emplois aidés pour chômeurs longue durée, des salarié-e-s qui touchent entre 500 et 700 euros  en lieu et place de salarié-e-s qui en touchaient le double !
Le fond de l'affaire c'est que lors de la seule table ronde qui a eu lieu, le 16 novembre 2007 (et à laquelle d'ailleurs les régies ont refusé de participer), la seule proposition d'ADOMA a été de payer les licenciements alors que les salariés avaient choisi l'emploi et c'est tout à leur honneur. Ils ne voyaient pas pourquoi on aurait du les licencier après 16 ans d'ancienneté...
Le fond de l'affaire c'est aussi qu'à partir de cette lutte pour l'emploi, de 39 salarié-e-s dont le courage et l'intelligence a surpris des gens habitués à les croiser sans les voir [1] on a découvert des pratiques qui relèvent du pénal et qui s'appellent : travail dissimulé, violation des règles des marchés, surfacturations...et qu'à ce jour nous n'avons reçu aucune réponse à notre plainte au pénal déposée il y a près d'un an à ce sujet.
Le fond de l'affaire c'est que les pouvoirs publics (Etat et Conseil Général [2]), financeurs et décideurs d'ADOMA et des régies, ne sont jamais intervenus pour faire avancer le dossier alors qu'ils se sont engagés à de multiples reprises pour le faire.

Enfin le fond de l'affaire c'est qu'alors que nous voulions une solution négociée, nous avons été contraints par nos adversaires d'aller devant la justice et que depuis, malgré 7 décisions de justice en leur faveur, les salariés n'ont été ni réintégrés, ni payés.
ADOMA refusant d'assumer ses responsabilités, il y a en plus un risque que des PME (les entreprises sortantes) ferment et mettent des dizaines de salarié-e-s au chômage.

On est devant un scandale du droit du travail et du droit des affaires aux relents politico-mafieux conforté par les lenteurs pour ne pas dire plus de la justice, l'affaire ADOMA, c'est ça et d'abord ça !

« Rouge Midi » : Mais alors quel lien avec ta garde à vue ?

Charles HOAREAU :

Le lien c'est qu'à un moment donné, malgré tous les freins qui sont mis [3], malgré les personnages et les institutions en cause, malgré les intérêts financiers en jeu, devant la détermination des salariés, il va bien falloir leur donner raison, que justice se fasse... Et assumer les conséquences financières, c'est-à-dire les salaires dus depuis le 12 novembre 2007 et les dommages et intérêts qui vont inévitablement avec !

Pour tenter d'éviter cela le 7 avril, dans une audience qui a décidé d'un nième report, ce qui a provoqué une colère légitime des salariés, nos adversaires ont cherché à tout prix un incident qui n'est pas venu...Et alors ils l'ont inventé afin de nous détourner du fond de l'affaire.

C'est bien connu quand on ne peut pas critiquer un combat, on tente de le discréditer en s'attaquant aux personnes qui le portent.
Les plaintes intervenant dans un contexte de criminalisation de l'action militante, [4] le pouvoir a tenté de faire un exemple car ce qui était visé c'était la comparution immédiate et la sanction qui n'aurait pas manqué d'aller avec.

Le responsable du commissariat l'a d'ailleurs bien dit aux militants de la CGT qu'il a reçus : « C'est une affaire politique qui nous échappe totalement, c'est au dessus du parquet de Marseille [5] si ce n'était pas Charles Hoareau, il ne serait pas là... »
D'ailleurs je tiens à souligner que lors de ma garde à vue j'ai été remarquablement bien traité par des policiers qui hallucinaient devant la tournure des évènements et étaient tributaires du parquet qui ne cessait de retarder ma libération et tentait par tous les moyens de trouver un motif à ma comparution immédiate.

« Rouge Midi »  : Et il n'y est pas arrivé...

Charles HOAREAU  :

Il n'y est pas arrivé pour plusieurs raisons :
- Le dossier est vide puisque je suis accusé par deux personnes
sans témoin d'avoir proféré des menaces et fait des violences légères alors que la police a fait entendre 6 témoins, dont l'avocat des salarié-e-s [6] qui ont tous affirmé qu'au contraire j'avais tenté de calmer des salarié-e-s et dissuadé certains d'entre eux de faire une grève de la faim sur place. D'ailleurs, fait suffisamment rare pour être souligné, à ma sortie de la garde à vue un policier a déclaré à la presse : « la confrontation a montré qu'aucun coup n'a été porté »
- Les salarié-e-s ont montré lors de leur audition, leur détermination tranquille et leur refus de tomber dans la provocation. Ils ont dit ce qui s'était réellement passé et leur franchise était évidente
- Enfin il y a eu cette extraordinaire mobilisation aux portes du commissariat Noailles pendant les 28h de ma garde à vue. Pendant tout ce temps des dizaines de gens se sont relayés en criant des slogans pour ma libération. Le journal La Provence que l'on ne peut taxer d'être « pro-cégétiste » a parlé d'un roulement de 500 personnes ! Et pourtant ma garde à vue n'avait pas été annoncée et pour cause, c'est la CGT qui a mobilisé et le bouche à oreille qui a fait le reste...

« Rouge Midi »  : Comment tu l'expliques et qu'est ce que tu as ressenti devant cette mobilisation ?

Charles HOAREAU  :

Il y a le fait que des militants et dirigeants de la CGT des Bouches du Rhône comme Avelino ou Serge se sont démenés, le fait aussi que des militants d'autres organisations (FSU, SUD..) se sont aussi inscrits dans cette solidarité, des associations diverses comme le MRAP, le collectif 13 droits des femmes ou le mouvement de la paix, mais aussi des associations de quartier comme Quartiers Nord, Quartiers Forts et puis les organisations politiques en particulier le PCF qui a mobilisé élus et militant-e-s, le NPA , LO, j'en oublie sûrement....et bien sûr Rouges Vifs !
Mais il a aussi tous ces gens divers, ce que certains appellent avec mépris le bas peuple, qui sont venus dès qu'ils l'ont su : chômeur-se-s, anciens sans papiers, précaires, salarié-e-s du nettoyage ou de la sécurité...Cela faisait un rassemblement permanent où se côtoyaient des cadres, des cheminots, des travailleurs du port, des immigrés d'hier et d'aujourd'hui, des employés de la restauration et de la grande distribution, des agents du public, bref un rassemblement à l'image de la classe ouvrière d'aujourd'hui dans sa diversité professionnelle et culturelle..
A l'intérieur je n'entendais rien de ce qui se passait mais je savais que les copains ne resteraient pas immobiles. J'ai compris que c'était fort quand à 10h du soir un policier est venu me dire dans ma cellule qu'il y avait encore du monde et le lendemain matin quand un autre m'a dit que les premiers étaient là à 6h 30 !! Je n'en suis pas revenu...J'ai su par la suite qu'ils avaient bloqué la Canebière, arrêté le tramway, pas cessé de crier des slogans, distribué des milliers de tracts, envoyé des mails, des textos...
Tu vois paradoxalement, le moment le plus difficile pour moi, ça a été ma sortie, de retrouver tous ces gens avec l'immense fraternité qui se dégageait d'eux. Comment oublier ça ? Comment leur parler ? Comment être à leur hauteur ? On ne peut évidemment pas citer tout le monde et encore moins celles et ceux qui n'ont pas pu venir et qui par centaines m'ont adressé depuis des messages de solidarité sous toutes formes. J'ai vu en sortant, entre deux embrassades, parmi celles et ceux qui criaient leur joie, Karima qui n'est pas rentrée chez elle parce qu'elle habite trop loin du commissariat, Majid que Mac Do avait fait en d'autres temps convoquer dans un autre commissariat, Momo qui a fait 13 jours de prison à cause de Carrefour, les ADOMA qui avaient retrouvé un sourire que tant de mois de lutte leur avait fait perdre, Fred du trésor, celles et ceux de l'UL du centre et du syndicat du nettoyage, Malika, Yves, Laurence, Kamel, Anne Marie, Fairouz, Chantal, Christian, Henry, Jean-Luc et tant et tant...impossible de les citer toutes et tous...En plus il y a celles et ceux comme Bernard qui, ne pouvant venir, sont restés pendus au téléphone pour avoir des nouvelles...
Comme me l'a écrit quelqu'un depuis : El pueblo unido...

« Rouge Midi »  : Et maintenant ?

Charles HOAREAU :

Maintenant il reste à préparer le procès du 29 juin 2009 [7], où, ne pouvant justifier le fond, ils vont tenter une fois de plus de s'attaquer à l'homme en me faisant passer pour un violent, un gros bras sans cervelle de la CGT, comme ils disent.
Mais avant ça il y aura d'autres échéances que les ADOMA ne louperont pas : la manif du 26 mai, la montée à Paris mi juin au siège d'ADOMA, les autres audiences prévues et d'autres initiatives que l'on va arrêter ensemble, les actions avec d'autres salariés en lutte en particulier ceux de l'UNM...etc.
Si je peux me permettre pour ce combat là, pour que les ADOMA gagnent, on a besoin de votre solidarité financière d'où la souscription lancée et en tout état de cause, comme on l'a dit souvent : avec les ADOMA on ne lâchera pas !

[1] Abdou, l'un des 39, à eu un jour cette formule très judicieuse : « A force de nous voir passer le balai, ils ont cru qu'on avait une serpillère à la place du cerveau... »

[2] Nous avons interpellé à plusieurs reprises le préfet, la direction du travail, le président du CG, le ministre Martin Hirsh par 2 fois...

[3] l'avocat des salariés a plaidé 19 fois dans ce dossier ce qui constitue sans doute une manière de record

[4] j'ai été mis en garde à vue quelques jours après les 74 d'EDF et le jour où un enseignant marseillais passait en justice pour avoir dit à haute voix : Sarkozy je te vois !

[5] Pendant que j'étais en audition j'ai entendu un policier qui suite à un coup de fil, passait en disant : « Maintenant si même Paris se mêle de cette affaire on va où ? »

[6] l'avocat des entreprises d'insertion a refusé de témoigner...

[7] si je ne me trompe pas dans mes comptes ce sera mon 15ème procès !

source: "rouge midi.org"

 

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Par DIABLO
Samedi 16 mai 2009
- Communauté : Syndicalisme

Fédérations Syndicales de Cheminots

CGT - UNSA - SUD-Rail - CFDT

HAUSSONS LE TON, LE 26 MAI 2009 !

Les salariés de tout le pays n'entendent pas payer les conséquences de la crise économique et sociale provoquée par des financiers et industriels cupides et sans scrupule. Ils l'ont montré le 29 janvier, le 19 mars et le 1er mai dans des mobilisations de grande ampleur soutenues par plus de 70% de la population.

Le gouvernement a le devoir de développer les services publics et d'impulser une amélioration des conditions sociales des salariés pour amortir les effets de la crise et créer les conditions de la relance économique. A contrario, c'est par le désengagement financier, les suppressions de postes dans la fonction publique et le gel des salaires qu'il répond aux seules exigences du patronat et des organismes financiers.

A plusieurs reprises, le Président de la république a dû sortir de sa réserve et faire quelques concessions à minima pour tenter de désamorcer le mécontentement. Les 8 organisations syndicales rassemblées autour d'une plate forme revendicative commune ont jugé ces annonces très insuffisantes au regard de la  situation sociale et des exigences portées par les salariés.

Les organisations syndicales CGT - CFDT - FO - CFTC - CGC - FSU - UNSA et Solidaires appellent à faire grandir cette mobilisation et décident d'un nouveau rendez vous revendicatif interprofessionnel le 26 MAI 2009 par une journée de mobilisations décentralisées.

Dans le prolongement des journées du 29 janvier et du 19 mars, qui ont vu près de 45% de grévistes à la SNCF, les fédérations syndicales de cheminots CGT - UNSA - SUD-Rail - CFDT ont déposé une Demande de Concertation Immédiate le 4 mai 2009.

Depuis plusieurs mois et à marche forcée, la direction de la SNCF restructure et réorganise l'entreprise publique fragilisant son unicité et son caractère intégré. Depuis 2002, ce sont près de 20 000 emplois qui ont été sacrifiés sur l'autel de la rentabilité et de la productivité. La notion de service public est reléguée à nos seules missions de transport de voyageurs de proximité TER ou Transilien. Le Fret qui a servi de terrain expérimental de la restructuration globale envisagée par nos dirigeants, se trouve dans une situation économique catastrophique. La stratégie initiée par le Président de la SNCF et son COMEX génère des dégradations du pouvoir d'achat et des conditions de travail pour tous les cheminots.

Se servant de la crise, comme bien d'autres patrons, le Président PEPY va certainement faire avant l'été l'annonce d'une révision du budget qui va amplifier cette situation. Refusant de reconnaître les conséquences déplorables de la politique conduite au sein de l'Entreprise et particulièrement au fret, ce sont une fois encore les cheminots qui devraient faire les frais d'erreurs stratégiques majeures. Au lieu de prendre en compte les réelles difficultés rencontrées par les agents, c'est par une véritable provocation que la Direction de la SNCF entend réduire encore nos droits sur les « facilités de circulation ».

La Direction SNCF poursuit sa politique : Suppressions massives d'emplois, déréglementation, précarisation des salariés et externalisation des missions ayant des conséquences dramatiques sur les conditions de vie et de travail des cheminots et sur le service public ferroviaire. L'Etat s'octroie encore le droit de prendre des dividendes à hauteur de 183 Millions d'euros, véritable scandale au regard des milliards versés sans contrepartie aux industriels et aux banques.

Les Fédérations Syndicales reçues le 7 mai dans le cadre de la Demande de Concertation Immédiate unitaire, se sont vu signifier une fin de non recevoir. La Direction semble ne vouloir tirer aucun enseignement des dernières mobilisations. S'abritant derrière le caractère interprofessionnel des précédentes actions, la Direction de la SNCF fait mine de ne pas entendre le mécontentement grandissant exprimé par les cheminots.

Face au refus de la Direction d'ouvrir de réelles négociations et de répondre aux exigences et revendications légitimes des cheminots, les 4 Fédérations Syndicales représentatives du personnel de la SNCF se sont réunies en interfédérale le 15 mai 2009. Elles ont décidé dans ce contexte de déposer un préavis de grève unitaire pour la journée du 26 mai 2009, en cohérence avec la plate forme revendicative commune interprofessionnelle, pour exiger :

-Le développement du Service Public Ferroviaire SNCF ;

-Le maintien du caractère intégré et de l'unicité de la SNCF ;

-Une autre politique de l'emploi, passant par le développement des effectifs au cadre permanent, le respect du dictionnaire des filières et de la réglementation du travail ;

-L'ouverture immédiate de négociations salariales avec la revalorisation de la valeur du point et l'augmentation du pouvoir d'achat des pensions ;

-La non augmentation du prix des réservations et des mesures sur les facilités de circulation permettant d'améliorer les conditions de transport des cheminots actifs, retraités, de leur famille et des salariés des CE/CCE.

Dans le cadre de ce préavis, si aucune réponse n'est apportée aux exigences exprimées par les cheminots, les Fédérations Syndicales CGT - UNSA - SUD-Rail - CFDT appelleront tous les cheminots à s'inscrire massivement dans l'action interprofessionnelle par la grève de 24 heures(*) le mardi 26 mai 2009 et à participer aux manifestations.

Paris, le 15 mai 2009

(*) le préavis unitaire couvre la période du lundi 25 mai 2009 à 20h00 au mercredi 27 mai 2009 à 08h00.

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Par DIABLO
Vendredi 15 mai 2009
- Communauté : La Cyber-résistance


Communiqué de presse

Depuis 7 semaines, gaziers et électriciens de la Région parisienne se mobilisent pour défendre leurs emplois menacés par de nouveaux projets d'externalisation de missions et pour exiger des augmentations de salaires « décentes » qui ne ressemblent pas A RIEN DU TOUT : 0,3 % proposés par les deux entreprises pour toute l'année 2009!
Si les dirigeants d'EDF et de GDF ont renoncé à leurs stock options, ils n'ont pas pour autant renoncé à de confortables augmentations de leur rémunération !
Plus 5 % : c'est la revendication déposée par les cinq fédérations syndicales de l'énergie (CGT, CFDT, CGC, CFDT et FO).
Aujourd'hui, la répression prend le pas sur la négociation rompue à ce jour.
Le 14 mai, alors que la journée suivait son cours au rythme des nombreuses initiatives décidées avec les agents de toute la région, « train bleu » sur le périphérique, manifestation devant le siège de l'Union Nationale des Employeurs des Industries Electriques et Gazières (8ème arrondissement), les salariés ont finalement été encerclés par les CRS devant le siège d'ERDF/GRDF où ils tenaient une assemblée générale. 74 militants, parmi eux de nombreux secrétaires généraux de syndicats de la région parisienne, ont été arrêtés. Ils ont été conduits menottés dans des commissariats parisiens ; plusieurs d'entre eux ont été fouillés et déshabillés comme des malfaiteurs et enfin relâchés à une heure du matin.
Cet épisode s'inscrit dans une intolérable criminalisation de l'action syndicale qui remplace la négociation par la répression.
La colère des salariés de l'énergie et immense. Elle s'accompagne de l'indignation de toute la CGT.

Union départementale CGT de Paris, de la Région CGT énergie, du syndicat Paris énergie et de la Fédération Mines et énergie

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Par DIABLO
Jeudi 30 avril 2009
- Communauté : les anti-capitalistes

C'est leur crise et ils veulent nous la faire payer. Si le sentiment d'impuissance à pouvoir influer sur le cours des choses perdure, la colère se fait jour et inquiète les gouvernants et le MEDEF.

Le mouvement en construction depuis le 29 janvier a franchi une nouvelle étape le 19 mars. L'exigence d'être payé plus pour subvenir aux besoins vitaux est chaque jour de plus en plus incontournable. La question d'une augmentation générale des salaires est posée comme en 1936, comme en 1968 ! A nous de l'arracher comme nos prédécesseurs !

LA CRISE, C'EST EUX

Depuis 25 ans, les politiques d'austérité se succèdent. Blocages des salaires, plans de licenciements, fermetures d'usines et dégradation des conditions de travail sont le quotidien de l'immense majorité des salariés. Résultat : la part des salaires dans le PIB (total des richesses créées par le seul travail) a reculé de 10% dans la répartition au profit du Capital.

Ce pillage organisé par les gouvernements successifs a alimenté la sphère financière qui a d'abord fait exploser la « bulle Internet » avant d'infester les crédits immobiliers pour finir par envahir l'économie toute entière.

Ce sont les gains de productivité sur notre dos (salaires gelés, suppressions d'emplois, chantage à la RTT,...) qui ont fourni aux serviteurs du Capital les moyens de spéculer sur l'ensemble de la planète. Avec les résultats connus de tous désormais.

LA CRISE, CE N'EST PAS NOUS

Confrontés aux dégâts sociaux causés par leur crise, les gouvernements au service du capitalisme veulent imposer une nouvelle cure d'austérité aux peuples de la planète pour financer et recapitaliser ceux qui nous ont conduit à ce désastre.

Mais où est l'argent soi-disant parti en fumée ? Qui peut croire qu'il est perdu pour tout le monde ? Ceux qui se sont enrichis depuis tant de temps vont-ils être absous ? Se sont-ils évanouis ? NON ! Ce sont les mêmes qui restent aux commandes des deux tiers de l'économie française utilisant la « crise » pour licencier et recréer les conditions de leurs profits futurs ?

Les « Caterpillar », les « Continental » et tous les autres méritent tout notre respect et notre soutien quand ils exigent leur dû par rapport aux efforts consentis depuis tant d'années. Les puristes diront que négocier ses indemnités de départ est une compromission, mais qu'ont-ils d'autre à faire dans une société capitaliste qui met le droit de propriété, surtout celui des entreprises, au dessus de l'intérêt général.

Remettons les choses à leur place : C'est le Capital qui nous séquestre quotidiennement 8 h par jour en nous obligeant à travailler pour un salaire de misère, alors que d'autres s'octroient des retraites dorées.

LA SOLUTION, C'EST NOUS !

Pour être plus efficace, notre mouvement doit se fixer des buts communs. Le  Capital a compris le danger et mène une offensive idéologique, véhiculée tous les jours dans les médias pour nous décourager. Mais l'exigence du juste paiement de notre travail, pour pouvoir vivre dignement, ne pourra être étouffée plus longtemps si celle-ci est clairement revendiquée. Surtout par la minorité de possédants qui veulent continuer à dominer et piller les richesses créées par les seuls travailleurs.

EXIGER UNE AUGMENTATION GENERALE DES SALAIRES DOIT DEVENIR LA PRIORITE DU MOMENT. C'EST MEME UNE NECESSITE POUR SOLIDIFIER ET GARANTIR L'EFFICACITE DE NOTRE LUTTE.

1er mai 2009

"Rouges vifs" Ile-de-France
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Par DIABLO
Samedi 18 avril 2009
- Communauté : les anti-capitalistes

Combattons la contre-réforme Bachelot-Union européenne

qui casse l'hôpital public à la Française et aligne notre système de soins sur le contre-modèle anglo-saxon



Le PRCF condamne la contre-réforme Bachelot/Union Européenne de l'hôpital public qui menace de détruire notre système hospitalier, l'un des meilleurs du monde de l'avis général.

Cette contre-réforme donne tous les pouvoirs à un directeur-chef d'entreprise qui, sur la base de critères de rentabilité assimilant l'hôpital à une entreprise privée, aurait tout pouvoir pour nommer et révoquer les médecins (casse du statut de la fonction publique), ouvrir ou fermer des services en fonction de critères financiers, flexibiliser à outrance le service des personnels hospitaliers déjà surmenés et sous pression en raison des différentes contre-réformes menées par les gouvernements maastrichtiens successifs. Le malade et sa santé ne seront plus le centre de gravité de l'hôpital mais uniquement les critères européens de Maastricht et de la maudite monnaie unique, au nom de laquelle les dépenses sociales publiques ne cessent d'être réduites alors que l'argent coule à flots pour le grand patronat, les banquiers, les actionnaires, les grandes fortunes dispensées d'impôt, etc.

Le PRCF dénonce avec dégoût les procédés méprisables de Mme Bachelot, qui a fait retirer les amendements du professeur Debré (député UMP !) à 4 h.00 du matin, alors que les députés étaient presque tous absents. Devant des procédés pareils, osons dire clairement que le « Frenchland » sarkozyste n'est plus une démocratie, fût-elle bourgeoisie.

Le PRCF, ses militants médecins, hospitaliers et infirmiers, se réjouissent qu'une large convergence, incluant des médecins classés à droite mais fidèles au serment d'Hippocrate, se réalise actuellement entre personnels, usagers, élus de base, syndicats ouvriers, pour refuser cette contre-réforme scandaleuse qui aura tôt fait de transformer nos hôpitaux publics en usines à profits analogue aux hôpitaux états-uniens  rendus célèbres par la série « Docteur House ».

Une fois de plus les traditions progressistes françaises issues du Front populaire et des réformes sociale de la Libération sont bafouées par le gouvernement de « Sarko l'Américain » qui, en toutes choses, aligne notre pays sur ce qu'a de pire le contre-modèle anglo-saxon.

Il est temps que tous les acteurs du mouvement social cessent de se battre en ordre dispersé en tombant dans le piège du « diviser pour régner » que leur tend en permanence le pouvoir, aidé par ses complices des états-majors confédéraux, les Chérèque, Thibault et Cie, qui bloquent délibérément l'aspiration au « tous ensemble en même temps ». Celui-ci est pourtant absolument nécessaire pour stopper, non seulement la casse géante du service public (universités, lycées, météo, recherche, équipement, EDF, SNCF, poste...), mais pour stopper la délocalisation géante de notre industrie et la casse de l'agriculture familiale, de la pêche artisanale et du commerce de proximité au seul profit des actionnaires du CAC 40 avides de mondialiser leurs profits.

A travers l'hôpital, les lycées, l'EDF, la poste, la Recherche, l'Université, c'est la France, la nation républicaine que cassent en ce moment les conjurés du MEDEF, de l'UMP, de l'Union européenne (à l'origine de toutes les directives brisant nos services publics et notre Sécurité Sociale), mais aussi leurs superviseurs mondiaux de l'OMC et du FMI dont les premiers responsables, Strauss-Kahn et Lamy, appartiennent à « l'opposition » pseudo-socialiste !

Plus que jamais, l'heure est aux jonctions entre tous les secteurs en lutte comme cela a été le cas de manière victorieuse en Guadeloupe. Les mobilisations du 29 janvier et du 19 mars prouvent qu'il est possible, à condition de s'unir dans les luttes sans crainte de contourner les états-majors euro-formatés des confédérations syndicales, ni de démasquer les menteurs professionnels de l'UMP, de la fausse gauche, de l'euro-trotskisme et tous ceux qui ne cessent de promettre « l'Europe sociale » alors que l'UE est intégralement conçue pour démolir les acquis populaires et la souveraineté des peuples.


Le Pôle de Renaissance Communiste en France

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Par DIABLO
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