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DIABLO est mon pseudo pour ce blog. J'ai 58 balais, j'ai des origines corréziennes, j'habite près de Paris mais on peut parfois me rencontrer en Normandie, entre Arromanches et Ouistreham. Je suis cadre administratif, syndiqué à la CGT, dans une multinationale faisant partie du CAC 40. Je me définis comme un patriote républicain, fervent défenseur de l'indépendance nationale et de la souveraineté populaire. Membre d'aucun parti, j'assume, par ailleurs, ma sensibilité communiste et me définis comme un "rêveur de mieux". Je pratique le dessin et la photo en amateur. J'anime ce blog et vous invite à commenter mes publications. Echangeons, débattons... Salut et fraternité
Quelques-unes de mes lectures :
Outre de nombreux livres, je lis régulièrement LE PARISIEN, L'HUMANITE-DIMANCHE, LE MONDE
DIPLOMATIQUE, parfois L'HUMANITE; mais aussi MARIANNE, OUEST-FRANCE et des revues comme SINE-HEBDO, LE SARKOPHAGE, LE PLAN B, CQFD ou
encore COMMUNE revue trimestrielle. Je lis très rarement LE MONDE, LE FIGARO ou LIBERATION et je boycotte CHARLIE-HEBDO. Je suis également abonné à
INITIATIVE COMMUNISTE, le mensuel du Pôle de Renaissance Communiste en France.






« Le Quotidien du Médecin » annonçait, il y a quelques jours qu’un arrêté prévoyait la fermeture de 182 bocs opératoires et 28 maternités. C’est un « comité national de l’organisation sanitaire et sociale » qui a fixé un seuil minimum de 1500 interventions par an (cela fait quand même 6 à 7 opérations par jour).
En deçà il existe pour le dit comité « une absence globale de qualité et une perte de chances pour le patient ». Son souci est donc de « préserver la sécurité des patients ». Louable intention mais on se demande si en cas d’urgence, il est bien de promener le patient à 50 km et plus à la recherche d’un bloc opératoire. On a vu le cas en région parisienne où un patient est décédé dans l’ambulance.
On s’en doute, cette prudence hypocrite cache une réalité vite révélée par les chiffres. Ainsi les menaces de fermeture sont surtout réservées au secteur public : plus de 9 établissements sur 10 et plus du quart des blocs opératoires de ce secteur sont menacés. Alors que du côté des cliniques privées 9% seraient affectées. Tout est dit !
La santé comme tout le reste est source de profit, les laboratoires pharmaceutiques qui ont fabriqué plus de 90 millions de doses de vaccins contre la grippe en ont fait l’heureuse expérience. Il convient donc de prendre des mesures à l’égard des cliniques privées pour permettre à quelques requins de satisfaire leur appétit.
Avec cette annonce, le gouvernement veut mesurer l’écho dans l’opinion avant d’aller plus loin. La santé publique est encore et toujours mise à mal. Surtout après les dernières annonces de déremboursement de centaines de médicaments, l’augmentation du forfait hospitalier, les franchises, les suppressions d’emplois dans les CHU où les salariés se battent… Ce sont bien sûr les plus démunis qui en souffrent le plus. Se soigner devient un luxe bientôt réservé à certaines catégories sociales de plus en plus privilégiées. On peut tout craindre ! Faudrait-il en arriver à ce qui se passe aux USA où les associations caritatives qui suppléent aux carences de la santé publique, faute de moyens, procèdent à un tirage au sort pour désigner ceux qu’ils pourront soigner !
Pour faire échec à cette énième attaque contre notre système de santé publique une action de masse urgente est indispensable.
source : « communistes »
La semaine écoulée a été riche en décisions de la part des appareils politiques en prévision des élections régionales de 2010.
La plus attendue était bien entendu celle du PCF. Son Conseil national a très largement validé l’offre politique nationale (80%) qui lui était proposée, actant le principe de refus d’alliance au premier tour avec le PS. Le numéro deux du PCF, Pierre Laurent, qui avait suggéré en début de semaine dernière de renoncer à une orientation nationale et de laisser les communistes décider région par région, est bon pour manger son chapeau.
Pour autant, la décision finale de partir sur des listes autonomes du PS sera prise in fine dans chaque région, et comme dans nombre d’entre elles les élus communistes sortants ont comme ligne politique de conserver leur siège et ont déjà entamé des négociations avec le PS, il faut s’attendre à ce que l’orientation nationale soit rejetée par plusieurs des conférences régionales qui auront lieu les 7 et 14 novembre.
La dynamique du Front de gauche peut donc se poursuivre et Jean-Luc Mélenchon a été le premier à s’en réjouir. Mais l’élargissement du Front de gauche paraît, lui, bien compromis étant donné le refus du NPA de participer à tout exécutif avec le PS et la crispation des rapports entre le PCF et le NPA. Or, le NPA déploie tous ses efforts pour présenter des listes communes avec la FASE et les Alternatifs.
Le week-end a donc permis une clarification de la stratégie de la gauche de gauche : autonomie du PS et d’Europe-écologie au premier tour, rassemblement sur la base d’accords préalables sur le projet de la gauche et des écologistes au second tour pour battre la droite, et refus de toute alliance avec l’opposition de droite incarnée par le MODEM. Mais la « clarification » du week-end dernier pourrait accoucher d’une situation confuse et peu lisible pour les électeurs avec, dans certaines régions, des listes Front de gauche comprenant le PCF, le PG et la GU opposées au premier tour au PS, et dans d’autres régions des listes Front de gauche comprenant le PG, la GU et peut-être le NPA, la FASE et les Alternatifs opposées au premier tour à des listes PS/PCF…
Parions que cette situation offrira au moins l’opportunité de démontrer que le rassemblement au premier tour sur la base d’un projet de rupture avec le social-libéralisme et le néolibéralisme est plus efficace pour mettre en application une vraie politique de gauche pour le peuple que les alliances électoralistes de premier tour.
Ces derniers jours ont vu la défaite de ceux qui voulaient profiter de la difficulté à définir une stratégie qui permette aux électeurs de bien identifier les différentes « offres » politiques à gauche pour tenter d’imposer leur fantasmes confusionnels de mariage de la carpe et du lapin : Cohn-Bendit, Vincent Peillon, Manuel Valls, Corinne Lepage, Stéphane Gatignon et Robert Hue peuvent aller se rhabiller, ou se préparer à changer de veste pour certains d’entre eux, la mode du débauchage lancé par Sarkozy ayant fait des émules, particulièrement à Europe-écologie.
Si l’essentiel de la stratégie est maintenant arrêté, le plus important reste à entreprendre : définir le programme de rupture qui sera soumis aux électeurs et qui devra reconquérir l’électorat populaire en répondant à ses attentes. Et du fait de l’importance croissante des politiques régionales dans notre quotidien, ce ne sera pas une mince affaire. Comme les élections régionales sont les dernières à se dérouler sur l’ensemble du territoire avant 2012, elles sont une occasion unique, alors que nous sommes à mi-mandat présidentiel, de montrer au peuple qu’une alternative à la politique néo-libérale du gouvernement est possible. Car pendant ce temps, le pouvoir sarkozyste poursuit consciencieusement ses basses œuvres aux profit de la caste des riches, tout en lançant des leurres comme l’annonce du débat sur l’identité nationale. Comme un symbole en cette période de crise qui frappe tous les jours plus durement les couches populaires, le bouclier fiscal en est sorti intact de la discussion en première lecture du projet de Loi de finance à l’Assemblée nationale.
Évariste
source : « Respublica »
Le monde est plongé dans une crise systémique durable, celle du capitalisme financier dominé par l’oligarchie états-unienne. En Europe, la crise se traduit par une grave récession. Alors qu’on nous parle de sortie de crise, le taux de chômage devrait dépasser 11,5 % dans l’UE et 11% en France. La crise va donc durer. Or le principe de "l’économie de marché ouverte sur le monde" imposé par Maastricht, reprise par le Traité de Lisbonne et soutenu par tous les partis "euroconstructifs", de l’UMP au PS en passant par le MODEM et "Europe-Écologie", n’est pas un frein mais un puissant accélérateur du démontage des services publics, des protections sociales, de l’emploi industriel et agricole. En outre, l’Europe supranationale interdit aux peuples de disposer d’eux-mêmes pour explorer de nouvelles politiques économiques mettant l’efficacité économique au service de tous. En outre, totalement inféodé à l’Europe atlantique, Nicolas Sarkozy et les grands privilégiés qui le soutiennent, accélèrent leur "rupture" avec l’héritage progressiste de la France telle que l’ont façonnée les Lumières, la Révolution française et la vaste alliance constituée sous l’Occupation et à la Libération autour du Conseil National de la Résistance.
Face au grave danger que l’Europe supranationale et le néolibéralisme mondialisé font planer sur la civilisation en général et sur la France en particulier, quelle alternative progressiste et républicaine dessiner pour notre peuple ?
Le 21 juin 2008, L’Arc Républicain de Progrès s’est constitué par l’alliance de plusieurs organisations dont les objectifs convergent. C’est une avancée significative dans la construction de l’alternative républicaine, patriotique, laïque, sociale et anti-impérialiste dont le peuple français a un besoin vital. L’ARP invite à s’inspirer de l’esprit de la Résistance et du large rassemblement populaire qu’elle réalisa. L’ARP appelle les citoyens à œuvrer à la réactualisation du Programme du Conseil National de la Résistance dont les principes gardent toute leur valeur.
En effet, la destruction de la France républicaine en tant qu’État et que nation, est en marche. Cette entreprise de démolition nationale est inlassablement tramée depuis la seconde guerre mondiale par un grand capital financier, dominé, depuis plus de 60 ans, par l’impérialisme états-unien. Puissamment relayé en France par une caste de privilégiés qui renient leur pays, l’impérialisme états-unien applique méthodiquement contre tous les peuples de la planète sa stratégie d’hégémonie mondiale, porteuse de guerres barbares. En dehors des périodes durant lesquelles le Général De Gaulle fut au pouvoir, avec ou sans ministres communistes, et pendant lesquelles il défendit l’indépendance nationale, le Parti américain accapare le pouvoir depuis la Libération en s’appuyant sur la majeure partie du grand patronat, de la finance et de leurs relais politiques et médiatiques. La création de l’OTAN par Washington, en alliance stratégique avec la RFA de même que leur pesée permanente en faveur de l’intégration européenne, ont créé les conditions d’une vassalisation des peuples européens. La mise en place imposée à marche forcée de l’Union Européenne néo-libérale et atlantique a conduit par étapes la France aux portes de la décomposition nationale que notre peuple connaît aujourd’hui.
Ainsi, dès les années cinquante, le nationalisme allemand renaissant, notamment à l’instigation de Jean Monnet, agent fédéraliste de Washington, soutint la politique des États-Unis et travailla à construire un condominium germano-américain sur l’Europe. Bien que dominée par les USA, cette alliance non exempte de contradictions a permis à Berlin d’imposer à la "construction européenne" le modèle politique de la RFA : l’Europe fédérale des Länder.
Pour accroître l’hégémonie US sur le monde, il s’agit maintenant pour les maîtres des USA et de l’UE de créer l’Union Transatlantique en fusionnant les USA et l’UE ; le prétexte en est le prétendu "choc des civilisations" qui justifie d’avance n’importe quelle guerre contre les peuples "non occidentaux". Ce projet "occidentaliste" passe par l’unification économique de l’UE et des USA prévue autour de 2015. Au service de ce projet impérial, l’OTAN, totalement pilotée par Washington, a entrepris d’accroître son contrôle de l’ONU, voire de se substituer à elle.
Or les partis et les politiciens qui défendent l’Europe supranationale, néolibérale et atlantiste, s’inscrivent dans cette logique de vassalisation, de trahison nationale, de reniement de la République et de la souveraineté populaire, de démontage de l’emploi productif et des savoirs-faire, des services publics et des acquis sociaux. Ainsi trahie par une bonne partie de ses "élites", la nation se délite sous les coups de l’oligarchie financière, du pouvoir sarkozyste, et de ses pseudo-opposants du PS, du MODEM ou d’Europe-Écologie, tous inféodés à la politique d’intégration euro-libérale supranationale sous pilotage germano-américain. Ainsi, nos acquis sociaux et nos services publics sont saccagés par la "rupture" sarkozyste, que D. Kessler, conseiller du MEDEF, félicite ouvertement de "démanteler le programme du CNR" (Challenge, novembre 2007). Non seulement les acquis de 1945 sont peu à peu anéantis (retraites par répartition, remboursements maladies, indemnités chômage, statuts, nationalisations, logement social...), mais les services publics sont privatisés, asphyxiés ou liquidés (Éducation nationale et Université, Recherche, Hôpital public, Poste, EDF-GDF, France Télécom, Caisse d’épargne, SNCF...). Jusqu’à la création et au patrimoine culturels qui sont soumis à la loi du profit immédiat et de l’américanisation totalitaire des esprits !
- La laïcité républicaine définie par la loi organique de 1905 est dévitalisée par un pouvoir qui d’une part, valide les diplômes religieux et s’acharne contre l’école publique et ses personnels et d’autre part, assure la promotion du communautarisme ethnico-religieux.
- Les libertés démocratiques sont étouffées par un État policier au service des puissants. Pour courtiser l’extrême droite et faire diversion à la désintégration euro-libérale de la nation, le pouvoir s’acharne sur les ouvriers immigrés au lieu d’humaniser leur accueil, d’œuvrer au développement équilibré et autocentré des ex-colonies françaises et à la gestion humaine et rationnelle des flux migratoires.
- Le droit du peuple français à disposer de lui-même, est vidé de sa substance par le traité de Lisbonne qui officialise sans le dire la constitution européenne rejetée par le peuple souverain en mai 2005.
- Le français, Langue officielle de la République, bien commun des citoyens, langue internationale de culture, ciment de la francophonie, est refoulé sur notre propre sol par la politique du "tout-anglais".
- Au droit de notre pays de disposer d’une défense nationale et d’une politique étrangère indépendantes se substitue l’alignement systématique sur les ambitions impériales des États-Unis. Nicolas Sarkozy a obligé l’armée française, dont les régiments garde-frontière sont démantelés, à se soumettre la suzeraineté des dirigeants étasuniens en rejoignant le commandement intégré de l’OTAN sous leur tutelle.
- Notre emploi productif est saccagé : l’industrie est dépecée par les délocalisations, par la mise à mort du secteur public industriel ; nos savoirs-faire tendent à disparaître ; nos agriculteurs, vignerons, producteurs laitiers et autres marins-pêcheurs sont soumis par les grandes surfaces à une concurrence déloyale ; au nom du libre-échange européen et mondial, les salariés de l’industrie, le monde agricole, les agents publics, les chercheurs, les créateurs, les artisans, petits commerçants et dirigeants de PME sont voués à la précarité dans un pays de plus en plus voué à la finance, au tout-tourisme et au camionnage de produits faits ailleurs !
Si les choses continuent ainsi, non seulement notre pays deviendra invivable pour la majorité de ses habitants, non seulement il se transformera en Eldorado pour une minorité d’oligarques, mais il ne sera bientôt plus qu’une expression géographique. Car que serait la France sans son indépendance politique, sans sa langue, sans ses services publics, sans son industrie et son agriculture, sans sa voix originale dans le monde pour faire pièce aux Empires qui mènent l’humanité aux aventures militaires, au saccage écologique et aux crises à répétition, au nom d’une quête sans limite de la rentabilité financière ?
Or face à ce danger mortel, plus insidieux mais pas moins grave que celui qui menaçait la France voici soixante-dix ans, l’"opposition" officielle étale son incurie. Car la plupart des "opposants" à Sarkozy partagent le fond de sa politique : il n’est que de voir que des "socialistes français" dirigent le FMI et l’OMC ! En effet, les états-majors qui disent combattre Sarkozy, servent comme lui l’inhumaine "intégration européenne" ; pour protéger cette construction antisociale, antidémocratique, atlantique et totalitaire, ces faux opposants promeuvent le mensonge de l’"Europe sociale" (sic). Comme si la "construction européenne" n’était pas tournée de A à Z contre les peuples, et spécialement, contre le monde du travail de chacun de nos pays. Comme si l’UE, structurellement intégrée à l’OTAN, n’était pas un dangereux Empire tenté par une expansion sans fin et menaçant les peuples de l’Est et du Sud.
Le rétablissement de la souveraineté populaire, la nécessaire construction d’une alternative progressiste, impliquent au contraire d’affranchir la France de l’UE, de l’OTAN et du processus d’Union Transatlantique ; pour cela il faudra prendre appui de manière actualisée sur le programme du CNR pour renouer avec la démocratie, la souveraineté populaire et l’indépendance nationale qui seules permettront à nouveau le progrès social. Cette vision patriotique et républicaine d’une France à nouveau libérée, implique la dénonciation de tous les traités européens supranationaux. De vraies coopérations mutuellement avantageuses deviendront alors possibles entre peuples égaux et souverains comme le montre l’Alternative Bolivarienne des Amériques qui fédère de nombreux pays latino-américains sur des bases progressistes.
Notre peuple saisit de mieux en mieux le sens mortifère de la construction européenne néolibérale. Non seulement, le monde du travail et la jeunesse de France résistent de mille manières sur les terrains social et civique, mais ils ont refusé la constitution européenne en 2005, étape majeure vers le fédéralisme européen. Par son abstention massive aux élections européennes, le peuple de France a manifesté son rejet de la "construction européenne" des traités supranationaux. Il aspire en réalité à une alternative politique radicalement neuve qui, balayant ces dirigeants naufrageurs qui sabordent notre pays, imposerait un tournant vers une République sociale, souveraine, laïque, une et indivisible, fraternelle envers tous les peuples du monde.
C’est pourquoi L’Arc Républicain de Progrès appelle à :
- Lutter pour que la France s’affranchisse totalement de l’Union européenne dictatoriale et de la tutelle de l’OTAN sur la politique extérieure et militaire de notre pays ;
- Prendre appui sur les grands principes du programme du CNR pour mettre en place un programme alternatif de reconstruction nationale et sociale. Quitte à affronter les grands intérêts privés dominants, il est possible, en les actualisant, de remettre au centre de notre projet national les orientations cardinales suivantes qui structuraient le programme du CNR ou s’en inspirent :
- Indépendance et souveraineté nationales en tous domaines : international, militaire, économique et social, financier et monétaire, juridique, linguistique, etc. ;
- Remise en place d’un large secteur public et nationalisé qui sera géré démocratiquement dans les domaines industriel, bancaire et de services ; ce secteur public permettra à la nation de maîtriser son développement, de relancer l’emploi, de réduire les inégalités, de soutenir les PME et le "produire en France" pour échanger avec le monde entier, d’aider au développement des pays du Sud ;
- Politique nationale de développement industriel dans le respect des équilibres écologiques, de souveraineté alimentaire et agricole, de planification du développement territorial pour réduire l’écart entre les régions au rebours de la politique d’euro-régionalisation qui casse les communes et les départements ;
- Liberté de la presse et son indépendance à l’égard de l’État, des puissances de l’argent et des influences étrangères. Pleine liberté de pensée, de conscience et d’expression ;
- Développement des libertés démocratiques, de la laïcité institutionnelle et scolaire, lutte contre le racisme et le communautarisme, égalité entre les deux sexes, élargissement des libertés syndicales, remise à l’honneur des valeurs antifascistes et républicaines de la Résistance ; Inviolabilité du domicile et de la correspondance y compris électronique) ;
- Développement des services publics (école, recherche, santé, équipement, transport, poste et télécommunications, énergie, services à l’enfance et à la vieillesse, etc.) ;
- Élargissement des droits des travailleurs et des libertés syndicales ; extension de la démocratie citoyenne à tous les niveaux, y compris à l’entreprise ; participation des travailleurs à la direction de l’économie ;
- Priorité à la santé, à la recherche scientifique, reconstruction de l’Éducation nationale et de l’Université pour une éducation laïque, publique et de qualité pour tous ; renaissance du CNRS sur les bases de principe de sa fondation ;
- Politique étrangère et de défense indépendante rejetant tous les impérialismes ; Politique active en faveur d’un monde multipolaire exclusif de toute hégémonie, rejet du prétendu "Droit d’ingérence" des États impérialistes ;
- Refus de la mainmise de l’OTAN et des USA sur l’ONU qui devra être réformée, la France préservera sa qualité de membre permanent du Conseil de sécurité en refusant de la céder à l’UE ;
- Rétablissement du lien armée-nation en particulier par le rétablissement d’un service militaire de conscription à fort contenu civique et républicain, non séparé de l’armée de métier et comportant un fort potentiel technologique, instauration d’un service civil alternatif ;
- Protection prioritaire de la vieillesse, de la petite enfance, droit au logement décent pour tous ;
- Coopération avec tous les pays du monde, et notamment, sur une base de respect mutuel, avec les pays de la francophonie et plus particulièrement avec les ex-colonies de la France en excluant tout relent de néo-colonialisme ;
- Politique culturelle dynamique, mettant au premier plan la défense et la promotion de langue française en France et dans le monde, sans négliger le patrimoine national que constituent les langues régionales, dont la sauvegarde légitime ne doit pas servir de prétexte à la promotion de "l’Europe des régions" et du fédéralisme au détriment du cadre national républicain.
En pratiquant cette politique, non seulement notre pays ne s’isolerait pas, mais il obtiendrait de nouveau la sympathie de tous les peuples qui refusent la domination mondiale d’un modèle de société étouffant et délétère. Comme ce fut le cas lorsque la France des Lumières portait les espoirs du monde, il ne s’agit pas seulement de défendre l’existence et les droits du peuple français, il s’agit d’agir pour que l’humanité toute entière ne sombre pas dans un totalitarisme global d’autant plus insidieux qu’il prétend abusivement se parer des couleurs de la démocratie et des droits de l’Homme.
Paris le 10 octobre 2009.
L’ARC RÉPUBLICAIN DE PROGRÈS rassemble aujourd’hui : Le Comité Valmy, le Pôle de Renaissance Communiste en France, le Collectif Républicain des Gaullistes de Gauche, Résistance et Renouveau Gaulliste et le Rassemblement des Citoyens pour la République.
source : site du comité Valmy
Mon ami, Jean Lévy a participé, hier à Paris, au colloque organisé par l’Arc Républicain de Progrès. Vous lirez, sur son blog, ses commentaires sur cet évènement politique totalement occulté par les médias.
Rappel : il fallait 20 députés pour constituer un groupe à l'Assemblée Nationale. Le PCF avec 15 élus plus 2 apparentés, s'est entendu avec deux députés d'outre-mer (dont un PCR) et 4 verts pour former le groupe « gauche démocrate et républicaine (GDR) ». Etre dans un groupe permet alors des facilités matérielles, financières et d'intervention dans le débat parlementaire. A l'occasion des campagnes électorales, les groupes disposent aussi d'un temps plus important sur les médias publics. Problèmes : alors que les communistes représentent les 3/4 des membres, ils ne bénéficient que du tiers des moyens du groupe ! Qui plus est, le mot communiste a disparu de son intitulé.
Pour satisfaire le PRG et avoir son soutien lors du vote du Congrès de juillet 2008, Sarkozy a fait passer de 20 à 15 la fameuse limite en mai dernier.
Il est donc possible de recréer un groupe communiste à l'Assemblée Nationale.
Question : qui refuse de redonner son identité au groupe communiste ? Pourquoi déroule-t-on le tapis rouge à quatre députés verts anticommunistes qui sont en train de participer à une opération politicienne avec le « Modem », Cohn-Bendit et Robert Hue contre le peuple de France ? Cela ne fait-il pas partie de la liquidation programmée du PCF ?
source : « fiers d’être communistes » PCF Vénissieux
Les exonérations de cotisations sociales des entreprises instaurées en 1993 et augmentées chaque année par les gouvernements de gauche comme de droite se développent.
Parallèlement la réduction des dépenses publiques et sociales, les ponctions et les impôts supplémentaires pour le peuple augmentent.
Le Budget 2010 c’est :
Pour les entreprises :
47 milliards d’euros de cadeaux (contre 32 milliards en 2010) :
35 milliards d’exonérations de cotisations sociales et de dégrèvements divers d’impôts, de quoi combler largement le déficit de la Sécurité Sociale évalué à 30 milliards pour 2010.
12 milliards de suppression de la taxe professionnelle.
Le journal financier « Les Echos » propriété du milliardaire B. Arnault ne s’y trompe pas, il écrit : « baisse d’impôts sans précédent pour les entreprises ».
Pour le peuple :
Le forfait hospitalier augmenté de 2 euros par jour,110 médicaments supplémentaires déremboursés.
«Le Parisien » note : les cinq millions de français qui n’ont pas de complémentaire santé vont devoir mettre la main à la poche. Idem pour ceux mal couverts par les assurances santé complémentaires à bas prix… Incertitude pour ceux qui ont une mutuelle, rien ne les oblige à prendre en charge cette baisse des remboursements
Nouvelles attaques contre les retraites dès 2010. Le Conseil d’Orientation des Retraites (COR) est chargé de faire de nouvelles propositions pour : élever l’âge du droit à la retraite, augmenter la durée des années de cotisation.
Instauration de la taxe carbone. Tous, et ceux qui ont des logements ou des maisons mal isolés ou qui habitent loin de leur travail des maisons mal isolées, les salariés, les familles les plus pauvres, paieront la plus forte taxe. Elle viendra s’ajouter aux taxes sur la consommation. Les grandes entreprises les plus polluantes ne seront pas taxées. Cette taxe est le début d’une importante modification de la fiscalité qui vise à reporter sur les ménages les exonérations de cotisations des entreprises.
Suppressions massives d’emplois dans le secteur public : 33.700 en 2010 dont 16.000 dans l’éducation nationale. Entre 2007 et 2010, ce sont ainsi 100.000 emplois qui ont été supprimés.
Impôts locaux, coup de massue pour les habitants.
Les impôts locaux qui arrivent en ce moment dans les boîtes aux lettres accusent une hausse généralisée. Ils vont augmenter en moyenne de 6,1%.
Ce budget est conforme aux exigences des capitalistes : faire payer toujours plus le peuple. C’est la loi du profit capitaliste.
Tous les salariés, le peuple, ont en face d’eux le même ennemi, le capitalisme. Pour le faire reculer c’est tous ensemble qu’il faut lutter de plus en plus fort.
source : COMMUNISTES
A six mois des élections régionales, Jean Lévy nous livre son analyse :
Comment se présente la situation politique en France ?
En pleine crise du Capital, et de ses effets catastrophiques sur la population, on aurait pu penser que des réactions de grande ampleur, en particulier sur le plan social, auraient embrasé le pays.
Certes, tout au long de 2009, des manifestations de colère se sont multipliées dans nombre d’entreprises, touchées par les licenciements ou une fermeture du site. Le plus souvent, la revendication, exprimée par les travailleurs, vise le versement d’une prime largement supérieure aux décisions patronales. Et pour l’obtenir, les ouvriers ont recours à de vigoureuses formes d’action. Lire la suite en cliquant ici
Le mouvement de déréglementation que connaît le service postal en France débute en 1987. Sous l’intitulé des « chantiers de liberté », Gérard Longuet, ministre délégué chargé des postes et télécommunications du gouvernement de Jacques Chirac , introduit par décrets la concurrence dans les domaines des cabines téléphoniques, de la télévision par câble, des services téléinformatiques et du radiotéléphone. Il tente de changer les statuts des PTT, mais les luttes des personnels et l’approche de l’élection présidentielle de 1988 l’oblige à faire machine arrière.
C’est en avril 1989 que Hubert Prévot, ancien commissaire général du Plan de 1981 à 1984, ancien secrétaire confédéral de la CFDT et membre du Parti socialiste, remet un pré rapport à Paul Quilès, ministre des PTT de Michel Rocard, sur « la place du service public de la Poste et des Télécommunications » en France. Il évoque « un service public à vocation industrielle et commerciale, qui ne peut ignorer les lois du marché ».
En Mai 1990 : L’assemblée Nationale adopte la réforme des PTT. Le 1er janvier 1991, sous le gouvernement Rocard, la Poste et France Télécom perdent leur statut d’administration et deviennent deux établissements autonomes de droit public.
En juillet 1996, c’est la déréglementation et l’ouverture à la concurrence de France Télécom, puis l’ouverture du capital, avec mise en bourse de 21 % du capital en octobre 1997 par le gouvernement Jospin.
Je ne m’étendrai pas sur la situation actuelle de France Télécom et la situation faite à ses salariés…
Aujourd’hui, le processus de privatisation de La Poste arrive à sa dernière étape, il s’agit de transcrire les directives européennes postales en droit français : Directive 97/67/CE, Directive 2002/39/CE, Directive 2008/06/CE.
Aujourd’hui, si Monsieur Quilès s’oppose aux directives européennes, c’est plutôt une bonne nouvelle. Mieux vaut tard que jamais dit-on. Pour l’instant, le congrès de Versailles sur le traité dit de Lisbonne ne nous a pas convaincu de la volonté de ses amis et de lui-même de s’inscrire contre les démarches libérales et capitalistes en cours dans l’Union Européenne.
Serge Portejoie
retraité de La Poste
votre point de vue