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DIABLO est mon pseudo pour ce blog. J'ai 58 balais, j'ai des origines corréziennes, j'habite près de Paris mais on peut parfois me rencontrer en Normandie, entre Arromanches et Ouistreham. Je suis cadre administratif, syndiqué à la CGT, dans une multinationale faisant partie du CAC 40. Je me définis comme un patriote républicain, fervent défenseur de l'indépendance nationale et de la souveraineté populaire. Membre d'aucun parti, j'assume, par ailleurs, ma sensibilité communiste et me définis comme un "rêveur de mieux". Je pratique le dessin et la photo en amateur. J'anime ce blog et vous invite à commenter mes publications. Echangeons, débattons... Salut et fraternité
Quelques-unes de mes lectures :
Outre de nombreux livres, je lis régulièrement LE PARISIEN, L'HUMANITE-DIMANCHE, LE MONDE
DIPLOMATIQUE, parfois L'HUMANITE; mais aussi MARIANNE, OUEST-FRANCE et des revues comme SINE-HEBDO, LE SARKOPHAGE, LE PLAN B, CQFD ou
encore COMMUNE revue trimestrielle. Je lis très rarement LE MONDE, LE FIGARO ou LIBERATION et je boycotte CHARLIE-HEBDO. Je suis également abonné à
INITIATIVE COMMUNISTE, le mensuel du Pôle de Renaissance Communiste en France.






source :Nouvelle Gazette (Belgique) 9/11/2009
Egon KRENZ : "L'histoire me libérera".
Reportage de José FORT
Nous reproduisons ici un entretien publié initialement par le site « Les Garibaldiens »
Le dernier président du Conseil d’Etat de la République démocratique allemande (RDA) évoque la chute du mur, le rôle de Gorbatchev, ses relations avec Kohl, ses propres erreurs, le socialisme.
Egon Krenz vit avec sa famille près de Rostock.
Notre rendez-vous a eu lieu à Berlin dans un endroit discret. Il doit prendre des précautions n’étant pas à l’abri d’une provocation. La presse de droite allemande le salit, l’insulte. Or, il n’a
jamais commis le moindre crime et a tout fait pour que les événements de 1989 puissent se dérouler sans la moindre violence. Egon Krenz est un homme chaleureux, courageux, fidèle à ses
engagements. L’autre jour à Berlin, il est descendu de sa voiture. En face, dans l’immeuble en construction, trois maçons l’ont reconnu. « Egon, droit toujours », lui ont-ils lancé. Ses
yeux ont brillé un instant. Et nous avons parlé…
José Fort. Vous avez été emprisonné pendant plusieurs années. Comment
allez-vous ?
Egon KRENZ. J’ai la chance d’avoir une famille intacte
et des amis fidèles. Les vrais, ceux qui gardent la tête haute. J’ai l’espoir que mes petits enfants réussiront ce nous avons tenté de construire. En 1989, ce n’est pas l’idée socialiste qui a
été enterrée mais plutôt un certain modèle de socialisme. Je suis optimiste. Je ne crois pas que le capitalisme soit le dernier mot de l’histoire. Vous n’avez pas devant vous un personnage
écroulé dans un petit coin d’Allemagne mais un homme debout.
José Fort. D’autres se sont écroulés ?
Egon KRENZ. Oui, malheureusement. La dureté de notre défaite
et le triomphe de l’anticommunisme ont eu des retombées redoutables. Certains se sont retirés. D’autres ont déserté.
José Fort. Qui par exemple ?
Egon KRENZ …….
(Il me regarde fixement. Son regard lumineux soudain s’assombrit. Il garde le silence)
José Fort. Des membres du Bureau politique du parti socialiste unifié (SED), par
exemple ?
Egon KRENZ. Notamment. Pour revenir à votre première
question, ces années de prison ont été surtout dures pour ma famille car les attaques visaient mon honneur personnel. Je savais qu’on ne m’offrirait pas des fleurs. Pour une raison simple :
dès son élaboration, la loi fondamentale de la RFA stipulait que les territoires allemands situés hors RFA devaient être récupérés, tous ceux y exerçant une fonction responsable étant
considérés comme des criminels, des malfaiteurs. Je savais cela depuis longtemps. J’étais prêt à subir la prison. Mais je refusais et refuse toujours les accusations qui ont été portées contre
moi. L’histoire me libérera. Mon sort personnel importe peu. En revanche, le calvaire vécu par de nombreux citoyens de la RDA relève de l’inadmissible. Je pense à tous ceux qui ont perdu
leur travail alors qu’il n’y avait pas de chômage en RDA. Je pense aux intellectuels de la RDA décapités. Je pense à tous ceux qui ont été marginalisés. Un exemple parmi tant d’autres, celui de
l’hôpital de la Charité à Berlin : la plupart des médecins, des spécialistes reconnus mondialement, ont été licenciés. La division de l’Allemagne n’était pas chose naturelle. Elle était
contraire à notre histoire. Mais avez-vous remarqué que les dirigeants de la RFA ont tout mis en œuvre pour éviter la prison aux nazis. Moi, j’ai scrupuleusement respecté les lois de la RDA. Je
n’ai commis aucun crime.
José Fort. Comment avez-vous vécu les derniers jours de la RDA ?
Egon KRENZ. Je ne suis pas de la génération de
ceux qui venaient des camps de concentration, de la guerre, de la Résistance, de Moscou. Au bureau politique du SED, j’étais le plus jeune. Je suis un enfant de la RDA. Tous les autres
avaient survécu au nazisme. J’ai exercé de nombreuses fonctions : de représentant des élèves dans mon collège jusqu’à la présidence du Conseil d’Etat. Avec la disparition de la RDA, c’est
une bonne partie de ma vie que j’ai enterrée.
José Fort. Aviez-vous passé des accords avec le chancelier Kohl ?
Egon KRENZ. Oui. Nous avions décidé, en accord avec le chancelier,
d’ouvrir plusieurs points de passage. La date avait été fixée au 10 novembre 1989. Or, la veille, un membre du bureau politique, Schabowski, a annoncé publiquement non pas l’ouverture de passages
mais la destruction du mur. Nous nous étions mis d’accord avec Kohl pour l’ouverture en douceur des frontières. Il ne s’agissait pas à ce moment là de la fin de la RDA, de la fin du pacte de
Varsovie et de Berlin comme territoire au statut particulier. Il s’agissait d’ouvrir les frontières.
José Fort. Avez-vous pensé, un moment, faire utilisation de la force ?
Egon KRENZ. Je peux jurer que nous n’avons jamais envisagé une
telle décision. Je savais qu’un seul mort aurait eu des conséquences tragiques. L’utilisation de la force, et nous en avions les moyens, aurait conduit à la catastrophe. Nous avons refusé de
tirer sur le peuple.
José Fort. Dans un de vos ouvrages vous vous élevez contre la réécriture de l’histoire.
Egon KRENZ. Tant de choses ont été écrites… Il faut en
revenir à l’essentiel : sans Hitler, le nazisme, la Seconde guerre mondiale et la réforme monétaire de 1948, l’histoire de l’Allemagne aurait pu s’écrire autrement. Le malheur du
peuple allemand, c’est le fascisme.
José Fort. Pensez-vous à vos propres responsabilités ?
(Il observe un instant de silence puis s’approche de la table. Visiblement, il est ému)
Egon KRENZ. J’y pense constamment. Je pense au
fossé entre la direction et la base, au déficit de confiance entre le parti et la population. Le manque de démocratie, de débat, la différence entre la réalité et la propagande. Les plus anciens
refusaient le débat direct. Une terrible erreur. Il fallait combattre l’adversaire sur le plan des idées. Il fallait accepter la confrontation idéologique. Nous ne l’avons pas fait. Nous
rencontrions de gros problèmes économiques et faisions comme si tout allait bien. Pour les citoyens de la RDA, les acquis sociaux étaient chose normale. Il fallait dire la vérité, montrer les
difficultés, parler franchement. Nous n’avons pas su ou pas voulu ouvrir la société.
José Fort. Vous n’évoquez pas l’environnement
international, la guerre froide, le rôle de l’Union soviétique et de Gortbachev.
Egon
KRENZ. J’y viens. Je l’avoue, j’ai été naïf. J’avais une grande confiance en Gorbatchev, une grande confiance dans la perestroïka comme
tentative de renouvellement du socialisme. J’ai rencontré Gorbatchev le 1er novembre 1989 à Moscou. Quatre heures d’entretien. Je lui ai dit : « Que comptez vous faire de
votre enfant » ? Il me regarde étonné et me répond : « Votre enfant ? Qu’entendez-vous par là »? J’ai poursuivi : « Que comptez-vous faire de la
RDA ? » Il m’a dit : «Egon, l’unification n’est pas à l’ordre du jour ». Et il a ajouté : « Tu dois te méfier de Kohl ». Au même moment, Gorbatchev envoyait
plusieurs émissaires à Bonn. Gorbatchev a joué un double jeu. Il nous a poignardés dans le dos.
José Fort. Egon Krenz, le Gorbatchev allemand, disait-on à l’époque.
Egon KRENZ. En 1989, je l’aurais accepté comme un compliment
car l’interprétant comme reconnaissant mon action visant à améliorer, à moderniser, à démocratiser le socialisme. Pas à l’abattre. Aujourd’hui, si certains me collaient cette étiquette j’aurais
honte.
José Fort. Vos relations avec Helmut Kohl ?
Egon KRENZ. Le premier entretien date des obsèques de
Konstantin Tchernenko (1) à Moscou. J’accompagnais Erich Honecker et Kohl avait demandé à nous rencontrer. Les Soviétiques étaient opposés à cette rencontre et me l’ont fait savoir avec
insistance. Erich Honecker s’est aligné. Mais comme le rendez-vous était déjà pris à notre résidence, Erich m’a dit en consultant sa montre : « Dis à Kohl que nous ne pouvons pas à
l’heure indiquée. Tu prétexteras un entretien avec Gorbatchev à la même heure. Or, Erich Honecker n’avait pas mis sa montre à l’heure de Moscou. Nous avons vu arriver Kohl. Il s’est installé et
nous a dit : « Enfin, une rencontre en famille ». Nous avons longuement parlé puis nous avons rédigé un court texte mettant l’accent sur le respect des frontières.
Mon dernier contact a eu lieu le 11 novembre 1989. Kohl m’a téléphoné, a évoqué l’ouverture pacifique des frontières et m’a remercié.
José Fort. Vingt après la fin de la RDA, le socialisme selon vous est-il
mort ?
Egon KRENZ. L’idée socialiste, les valeurs socialistes vivent et vivront. Je reste persuadé que l’avenir sera le socialisme ou la barbarie. Le système ancien est définitivement
mort. Je considère que j’ai failli. A d’autres de construire le socialisme moderne et démocratique. Un nouveau socialisme.
(1)Chef d’Etat soviétique décédé le 10 mars 1985
Pour tous ceux qui ne réussissent pas à échapper au déferlement idéologique anti-communiste qui prévaut depuis quelques semaines à l’occasion des 20 ans de la « chute du Mur de Berlin », il faut rappeler que l’effondrement des régimes communistes en URSS et en Europe de l’Est a eu de multiples conséquences désastreuses, pour ces pays et pour le monde entier. Il faut être bien aveugle pour se réjouir de la fin de cette expérience à nulle autre pareille dans le monde : il n'est que voir où le capitalisme triomphant mène la planète !...
Lire la suite sur le blog de mes camarades de « Réveil Communiste »
Comment expliquer la fin de la RDA, et, plus largement, des pays socialistes
d’Europe ? Les prolétaires ont perdu une manche avec la disparition des pays socialistes d’Europe de l’Est, et notamment de la RDA. Cela, en aucune manière n’indique l’échec du socialisme,
mais seulement, qu’à ce moment de l’Histoire, les capitalistes étaient les plus forts. Malgré tout ce que nous savons de son caractère progressiste, l’Etat socialiste allemand est tombé, comme
ses frères d’Europe de l’Est.
Nous l’avons dit à plusieurs reprises, les pays impérialistes les plus puissants du monde, la Grande-Bretagne, l’Allemagne et la France au début du XXème siècle, et surtout les Etats-Unis après eux n’avaient qu’un but : en finir avec l’expérience socialiste inaugurée par la Révolution d’Octobre en 1917 en Russie ; ils y consacrèrent d’énormes moyens, très largement supérieurs à ceux que les Etats socialistes pouvaient fournir pour se défendre. Voilà où réside l’explication.
Lorsque fut sonnée la fin de la seconde guerre mondiale, cet affrontement prit un tour plus important et complètement planétaire. Les USA, impérialisme dominant qui va mener le combat, sont au faîte de sa puissance économique. Ses rivaux, qu’ils soient socialistes ou capitalistes, sont gravement atteints, l’URSS est exsangue, l’Europe de l’Est détruite. Si l’Union soviétique avait durant les années vingt et trente, rattrapé une bonne partie de son retard économique sur les puissances impérialistes, la guerre sur son sol l’avait ravagée à tous les points de vue.
Dispensé du combat chez lui, l’impérialisme états-unien a mis la main sur la partie de l’Allemagne, qui conservait des infrastructures industrielles modernes (essentiellement la Ruhr) et sur le Japon, peu atteint par la guerre. A cet égard, on voit bien que l’utilisation des bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki était, de leur point de vue un avertissement et quel avertissement ! pour l’URSS.
Les dirigeants états-uniens, suivis des Britanniques dès lors prêts à conserver la deuxième place dans le monde capitaliste, lancèrent la guerre froide. Il faut le savoir, dès le début, les USA s’opposèrent à ce que l’on fasse payer des réparations à l’Allemagne, officiellement parce qu’elles auraient mis en danger « la restauration de l’économie européenne après la guerre » qui n’aurait pu se concevoir sans « reconstruction économique » préalable et prioritaire « de l’Allemagne ». Cet argument masquait les objectifs américains réels, farouchement opposés à l’octroi de réparations aux vainqueurs militaires en 1945. Ceci pour les mêmes raisons qu’en 1919 : empêcher que les rivaux impérialistes (Grande-Bretagne et France) et surtout socialiste (URSS) ne puissent bénéficier de cet apport financier. Les motifs du veto étaient encore renforcés en 1945 par le fait de telles « réparations » auraient bénéficié en premier lieu à l’URSS.
Par la suite, avec le plan Marshall, l’impérialisme US a "aidé" ses débiteurs d’Europe de l’Ouest et a construit les fondements d’une machine de guerre économique anticommuniste. L’Allemagne était déjà un enjeu essentiel : l’Etat tout subordonné aux impérialistes US, créé autour de Bonn fut le cheval de Troie des USA au sein de la CEE, mais aussi le poste avancé de la lutte idéologique antisocialiste, sans cacher les appétits de territoires des expansionnistes germaniques qui, jamais, ne dénazifièrent leur pays. Le Japon fut utilisé de la même manière, et les USA en profitèrent pour vivre à crédit, grâce à leurs déficits et à la puissance du dollar.
Bien qu’une bonne partie de l’Europe de l’Est fût devenue socialiste, la majorité de la planète restait dans le système capitaliste. Dans ce cadre, les pays du COMECON (1) ne pouvaient vivre en autarcie. Ils devaient acheter un certain nombre de produits dont ils ne disposaient pas ou pas suffisamment, à des prix très élevés.
Il fallait d’abord se défendre et cela avait un prix, exorbitant il faut bien le dire. Les USA ont entraîné le monde socialiste dans la course aux armements, y compris à travers la conquête de l’espace qui avait, on l’a vu avec Reagan, un but de domination militaire non dissimulé. Les fusées, les missiles, les bombes ont constitué le principal poste budgétaire des dépenses soviétiques. On devine quel aurait été le sort du monde socialiste s’il n’avait pas suivi le rythme imposé par les USA et les grands états capitalistes. Qu’on se souvienne des trois millions de communistes indonésiens massacrés, des chiliens disparus, emprisonnés, torturés, assassinés.
Il fallait aussi aider les régimes progressistes, les autres pays en marche vers le socialisme dans le monde. L’URSS et le COMECON ont ainsi dépensé des sommes importantes dans l’aide militaire, au Vietnam, par exemple, qui doit sa liberté aux armes soviétiques. Tous les pays progressistes ou socialistes en danger devaient être aidés. Cela justifie la guerre en Afghanistan ; il fallait riposter aux tentatives des stratèges états-uniens de renverser le régime socialiste afghan.
Il fallait enfin consacrer de grosses sommes à l’aide économique. Permettre, par exemple, un tarif minimal des prix du café aux petits producteurs de toute l’Afrique, cela avait un coût. Les échanges avec beaucoup de pays de la planète ne se faisaient pas au prix du "marché", mais bien au-dessus, afin de tenir compte des besoins.
Ainsi donc, l’écart existant entre le niveau économique des USA et celui de l’URSS en 1945 n’explique pas tout. Ne serait-ce que parce qu’il a continué de diminuer de manière spectaculaire jusqu’aux années 60 et plus lentement ensuite.
Cela veut-il dire que l’économie socialiste était moins performante que celle des pays capitalistes ? La question vaut d’être posée. Un certain nombre de théoriciens "socialistes" glosent aujourd’hui sur une certaine impuissance de l’économie planifiée lorsque le stade de développement atteint est comparable aux pays capitalistes développés, ce qui était le cas de la plupart des pays socialistes d’Europe de l’Est à partir des années 70. L’exemple chinois que ces gens-là mettent en avant est édifiant. Le PIB de cet immense pays a, effectivement, bondi depuis les années 80. Mais, il s’agit d’une mesure propre aux pays capitalistes. Qu’en est-il des inégalités, de la satisfaction des besoins des classes populaires ? Comme ses prédécesseurs impérialistes des USA, d’Europe de l’Ouest ou du Japon, l’impérialisme chinois est devenu une société qui crée des profits énormes pour quelques-uns au grand détriment de la plupart des autres.
Nous l’avons vu avec la RDA, les pays socialistes d’Europe ne produisaient pas moins, n’étaient pas moins modernes que leurs rivaux capitalistes. L’utilisation des richesses produites était tout simplement fondamentalement différente. Pendant que les uns se préoccupaient de dégager une plus value la plus importante possible, perpétuellement préoccupés de la baisse tendancielle du taux de profit, les autres se consacraient à la satisfaction des besoins réels des peuples. La santé gratuite, l’accès des enfants des milieux populaires à l’université, la couverture sociale intégrale, l’inexistence du chômage, des salaires élevés et comparables quelle que soit la profession, ça a un coût. Les pays socialistes avaient des impératifs qui étaient à l’opposé de ceux des actionnaires capitalistes.
On ne peut terminer sans dire un mot du combat idéologique intense qui a été livré. Les marges dégagées par les profits capitalistes ont permis de financer tout ce qui permettait de mener la lutte essentielle à leurs yeux pour détruire le monde socialiste. Cela pouvait passer par des sacrifices relatifs, comme les vitrines sociales du capitalisme européen, la France, la RFA ou encore le fameux modèle suédois ; tous ces systèmes ont été démontés dès que le capital n’en a plus eu besoin. A noter que, même en France où les choses allaient le plus loin, conquêtes ouvrières obligent, les patrons ne payaient que 50 % des retraites et de la protection sociale ; dans les pays socialistes, l’ensemble des richesses créées y était consacré, aucun salaire n’était amputé…
Quand on voit ce qu’un capitaliste comme l’Américain George Soros est capable de faire aujourd’hui : participer au financement des coups d’Etat en Yougoslavie, Ukraine, Géorgie et peut-être bientôt Moldavie, simplement pour concurrencer des rivaux allemands ou russes, on imagine assez bien ce que ses amis ont pu réaliser pour combattre l’ennemi intégral qu’était le socialisme réel. La pénétration idéologique, le pilonnage qui fut fait pour convaincre les habitants des pays socialistes qu’ils étaient à l’étroit dans leur monde, valait bien que l’on y consacrât des sommes énormes. D’autant plus qu’après la fin des pays socialistes, ils se sont remboursés au centuple…
On peut mesurer enfin la puissance de la pénétration idéologique impérialiste à un seul fait : l’arrivée à la direction du PCUS d’un Gorbatchev et de sa clique, qui n’avaient rien de militants communistes.
(1) Communauté Economique des Pays Socialistes
source : « communistes »
Les media, véhicules habituels de l’intoxication et de la désinformation, se déchaînent autour de l’anniversaire de la chute du mur de Berlin. Cet événement fait chaud au cœur des capitalistes et de leurs larbins de tout poil. A tel point que Radio France va se fendre d’une journée entière d’émissions spéciales. Les journalistes protestent… Pourquoi ?.. Parce qu’ils veulent dix émissions différentes au lieu d’une seule sur toutes les chaînes de radio !
Evidemment, pour les héritiers des Wendel, Prouvost, Schneider et Cie, qui, depuis les années trente jusqu’au bout ont choisi Hitler, la destruction du mur est un souvenir bien plus suave que la victoire de l’Armée rouge contre le nazisme les 8 et 9 mai 1945…
Il faut rappeler à celles et ceux qui voudraient contester le capitalisme, que « le communisme est mort » et il l’est définitivement.
L’obsession de nos dirigeants politiques, de la bourgeoisie qu’ils représentent et de tous les parasites à leur service, historiens stipendiés ou journalistes, est d’empêcher la perception par les salariés de l’existence d’une autre conception du monde basée, sur la propriété collective des moyens de production et d’échange.
Archi-rabâchée cette affirmation qu’il n’y a plus de socialisme, plus d’idée communiste, révèle, si on l’analyse entre les lignes, la peur perpétuée de voir renversé le pouvoir de la bourgeoisie. Marx et Engels l’écrivirent en leur temps, dans le "Manifeste du parti communiste" : « Un spectre hante l’Europe : le communisme. ».
C’est la même "peur de la sociale" qui avait motivé les grands capitalistes Krupp et Thyssen allant chercher Hitler et fabriquant le parti nazi ; Reagan écrasant le régime populaire de l’Ile de la Grenade et finançant les "Contras" au Nicaragua ou encore Robert Schuman, ancien ministre de Pétain et valet des maîtres de forges créant la Communauté européenne…
Plusieurs émissions de télévision, la RDA, parlons-en… nous ont « alertés » sur un phénomène qui court dans l’est de l’Allemagne baptisé « l’ostalgie ». Voilà donc des gens qui vivent dans le paradis de la liberté capitaliste et ont le culot de regretter les temps de l’ancienne RDA (République Démocratique Allemande), régime pourtant qualifié de totalitaire.
Mesurant concrètement la différence de leur condition de vie entre avant et après 1989, nombre d’Allemands de l’Est pensent qu’ils ont beaucoup plus perdu que gagné à la chute du mur. Ils ont troqué une société sans chômage, dans laquelle les besoins essentiels étaient satisfaits contre une liberté de consommer totalement illusoire, puisque l’on n’a pas les moyens d’acheter, une société ou le travail est une denrée rare.
Nos journalistes français glosent sur les mauvaises raisons des « ostalgiques », se moquent d’eux avec un rien de mépris ; mais les faits sont là…
La RDA était la 7ème puissance économique mondiale et ses habitants disposaient d’un niveau de vie le plus haut de tous les pays socialistes comparable à celui des grands pays capitalistes de l’ouest, et ce malgré les effets de ralentissement de l’économie socialiste soviétique dus à la période dite de la stagnation (le temps de Brejnev) et au fonctionnement du COMECON, où, depuis les années soixante-dix, les décisions se prenaient un peu trop en fonction des seuls intérêts soviétiques.
En 1989, la RDA était un pays industriel moderne, doté d’une agriculture compétitive et d’un système social quasiment sans exemple ailleurs dans le monde. L’aciérie d’Eisenhüttenstadt était la plus moderne d’Europe. L’agriculture nationale approvisionnait, depuis les années 80, le commerce alimentaire. Le chômage était, pour les citoyens de la RDA, un mot exotique. Tout cela dans un pays qui ne disposait d’aucune matière première économiquement stratégique et devait donc les importer.
Pourtant, ce petit pays de 17 millions d’habitants était né sur les décombres laissés par la seconde guerre mondiale : en 1945, 40% des installations industrielles et 70% des centres de production d’énergie étaient détruits sur le territoire de ce qui devait devenir la RDA. Lançant la politique de guerre froide, les dirigeants US organisèrent un véritable blocus contre la zone d’occupation soviétique, puis contre la RDA. La division en deux Etats de l’Allemagne fut le fait des impérialistes états-uniens et britannique. En mai 1949 ils décidèrent unilatéralement la création de la RFA, cœur industriel et énergétique de l’ancien Reich.
La riposte des Soviétiques et des Allemands de l’Est fut, en octobre 1949, la création de la RDA. Elle fut portée sur les fonts baptismaux par Wilhelm Pieck, Otto Grotewohl et Walter Ulbricht (dirigeants communistes et sociaux-démocrates réunis en 1946 dans le parti socialiste unifié S.E.D.) mais aussi par Otto Nuschke, Wilhelm Kuelz et Johannes Dieckmann (dirigeants chrétiens-démocrates et libéraux restés en R.D.A.) Il s’agissait de rendre une vie meilleure possible pour la population qui habitait désormais la R.D.A. : 17 millions de personnes dont 4,3 millions de personnes déplacées. Dans cette action, le S.E.D. fut soutenu par des partis traditionnellement implantés dans la bourgeoisie. La R.D.A. fut fondée à l’initiative du bloc antifasciste des partis démocratiques grâce à un mouvement de masse très large "pour l’unité et une paix juste".
Les fondateurs de la RDA se lançaient dans une entreprise titanesque : il fallait réorganiser de fond en comble la société que leur avaient léguée les capitalistes et les propriétaires fonciers, industrialiser et moderniser une société marquée par le fascisme et par la guerre.
L’Allemagne de l’Est ne disposait pas, en 1945, des cadres nécessaires pour diriger l’industrie et l’agriculture. Personne ne savait qui pourrait prendre la tête d’entreprises comme Buna ou Zeiss. Cette question ne fut résolue que plus tard, après un puissant effort de formation et, dans beaucoup de secteurs, pas avant la fin des années 50.
Il existait une totale sécurité en matière sociale, garantie par le caractère socialiste des rapports de production. Les réalisations furent exemplaires en matière de construction de logements, de conventions collectives, de possibilités de vacances offertes à tous à des prix abordables. L’Etat socialiste a ouvert la voie des universités aux enfants d’ouvriers et de paysans. La condition des femmes était une des plus avantageuses en Europe (salaire égal, retraites, contraception, divorce, etc…). On y vit la création systématique de crèches pour les enfants, d’écoles maternelles ainsi que d’autres institutions leur étant destinées. La mise en place de l’école de dix classes, moderne et d’enseignement général nivelait le chemin de la vie devant tous les enfants issus du peuple, un système de formation professionnelle initiale correspondant aux besoins, englobant toutes les branches professionnelles et débouchant pour tous sur un emploi, la multiplication des grandes écoles et l’extension du système de santé. Il y eut et il reste encore de grandes réalisations culturelles reconnues dans le monde entier.
Les créateurs de la RDA étaient des Résistants, de farouches antinazis, bien plus que leurs collègues de l’Ouest. La contribution à la paix mondiale et spécialement européenne de l’Etat socialiste allemand fut sans commune mesure. Par exemple, la reconnaissance internationale de la ligne Oder-Neisse n’aurait pas été possible sans la politique de la R.D.A. Celle-ci négocia et ratifia le traité de Görlitz (traité par lequel la R.D.A. reconnut sa frontière avec la Pologne, 100 000 km2 au détriment de l’Allemagne) et se préoccupa de garantir le caractère pacifique de la nouvelle frontière avec la Pologne. La RDA comptait près de 4,3 Millions de "personnes déplacées" de ces régions.
La RDA au cœur du combat
La RDA était située à la frontière même de la lutte économique, politique idéologique, en première ligne, et cela durant toute son existence. Ainsi elle du fournir un effort financier particulièrement important au moment où le déploiement de missiles Pershing par l’OTAN obligeait le pacte de Varsovie à des investissements militaires énormes (1979). Elle fut en permanence sous le feu des officines idéologiques de la CIA, comme les stations de radio "Radio free-Europe" et "Voice of America" qui à partir de Berlin Ouest, abreuvaient de mensonges les citoyens des pays socialistes qui pouvaient les capter.
La démocratie capitaliste est un leurre et l’affrontement de classe, à l’échelle internationale, est terrible : une lutte au couteau, où tous les coups sont permis.
Les causes externes de la fin de la RDA
Malgré tout ce que nous savons de son caractère progressiste, l’Etat socialiste allemand est tombé, comme ses frères d’Europe de l’Est.
Dans ce combat, on le sait, les prolétaires ont perdu une manche avec la disparition des pays socialistes d’Europe de l’Est, et notamment de la RDA. Cela, en aucune manière n’indique l’échec du socialisme, mais seulement, qu’à ce moment de l’Histoire, les capitalistes étaient les plus forts.
Mais il faut rappeler les conditions de la défaite de l’URSS et du monde socialiste. Bien qu’ayant gagné sur le terrain la seconde guerre mondiale, l’Union soviétique était exsangue en 1945 avec ses vingt-sept millions de morts et, son territoire ravagé. Au contraire, les Impérialistes US avaient atteint un état économique florissant. Leurs dirigeants, suivis de leurs valets britanniques, dès lors prêts à conserver la deuxième place dans le monde capitaliste, lancèrent alors la guerre froide. Il faut le savoir, dès le début, les USA s’opposèrent à ce que l’on fasse payer des réparations à l’Allemagne officiellement parce qu’elles auraient mis en danger « la restauration de l’économie européenne après la guerre ». Cet argument servit de simple masque aux objectifs américains réels, qui demeuraient antagoniques avec l’octroi de réparations aux autres vainqueurs militaires en 1945 pour les mêmes raisons qu’en 1919 : empêcher que les rivaux impérialistes (Grande-Bretagne et France) ou socialiste (URSS) ne puissent bénéficier de cet apport financier. Les motifs du veto étaient encore renforcés en 1945 par le fait que l’URSS, principal vainqueur avait soustrait ses 22,4 millions de km2 à la propriété privée et à la libre circulation des capitaux. Un apport matériel conséquent de « réparations » aurait bénéficié en premier lieu à l’URSS en 1945, il aurait amélioré leur position concurrentielle dans le commerce international et, plus largement, dans l’économie mondiale. Il aurait grandement nui au rendement maximal des capitaux que les Américains projetaient d’exporter dans les meilleurs délais dans le Reich.
L’Etat allemand de l’Ouest tout subordonné aux impérialistes US, créé autour de Bonn fut le poste avancé de la lutte politique et idéologique anti-socialiste.
L’URSS et les autres pays socialistes furent entraînés dans une guerre économique croissante, une course sans fins aux armements.
source : "site
communistes"
Quels sont les enjeux de l’élection présidentielle de décembre 2009 ? On lira, avec intérêt un article d’Alexis Corbière, Conseiller municipal à Paris, militant du Parti de Gauche publié le 18 octobre sur le site « Marianne 2 » L’article à lire ici.
Aujourd’hui, le milliard d’êtres humains qui souffrent de la faim est dépassé. Ils étaient 840 millions en 1996. Un homme sur six souffre de la faim. Un enfant meurt de faim toutes les 6 secondes.
Ajoutons à cela, 1,2 milliards de personnes dans le monde qui vivent dans les bidons villes, 80% des familles n’ont aucune protection sociale.
La crise du capitalisme a bien sûr aggravé encore cette situation. Ainsi l’an passé 38 pays ont vécu une crise alimentaire du fait de la spéculation sur les matières premières et le développement des biocarburants. Le PAM (programme alimentaire mondial) constate que : « les pays les plus démunis ont payé le plus gros tribut de la crise ». Et il énumère « dans ces pays, les bénéfices des exportations sont en chute libre, le flux des investissements étrangers se tarit, les envois d’argent des migrants à leurs familles ont plongé ».
Et pourtant, selon la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture) qui vient de réunir 300 chercheurs à l’occasion d’un forum d’experts de hauts niveau intitulé « comment nourrir le monde en 2050, déclare que :
La terre qui devrait compter en 2050, 9,1 milliards d’habitants contre 6,8 milliards aujourd’hui, pourra nourrir tous ses habitants.
Alors, qu’elles sont les causes de ce massacre dénoncé par Jean ZIEGLER ex-rapporteur de l’ONU pour l’alimentation « un massacre quotidien qui se déroule dans une normalité glacée ».
Comment peut-on mourir de faim au 21ème siècle, avec le développement extraordinaire des sciences, de la médecine, des techniques, des moyens de communication ?
Le Programme Alimentaire Mondial (PAM) a besoin de 2,9 milliards de dollars pour secourir aujourd’hui ceux qui ont faim. Mais les pays riches se moquent de l’extension de la pauvreté, de la faim dans le monde. Leur seul objectif : préserver les intérêts capitalistes. Les gouvernements des pays riches ne tiennent pas leurs engagements. Sur les 6,7 milliards de dollars promis, seulement 2,9 ont été versés. Il faut dire que les centaines de milliards d’euros et de dollars sortis par les pays riches il y a un an au plus fort de la crise pour sauver les banques ne peuvent servir qu’une fois… La France qui a mis 300 milliards d’euros à disposition des banques n’a lâché que 207 millions de dollars pour nourrir des affamés. C’est ça la moralité du capitalisme !
Les multinationales avec l’aide des gouvernements de leurs pays continuent à piller les richesses des pays pauvres.
L’Afrique est dotée de richesses minières (bauxite, cuivre, manganèse platine et minerai de fer) et aussi de pétrole (près de 10% des réserves mondiales).
La plupart des gouvernements mis en place ou imposé par les pays impérialistes appuient cette politique néocoloniale.
Olivier De Schutter rapporteur spécial de l’ONU sur le droit alimentaire, constate que « produire plus ne servira à rien tant que les inégalités continueront de croître et empêcheront les plus pauvres d’avoir accès à la nourriture disponible sur les marchés. Dans l’immédiat il faut augmenter les revenus des catégories les plus vulnérables, en premier lieu les petits paysans qui sont légion en Afrique.
Mais ce n’est pas l’objectif du G8 élargi de cet été qui, lui, a promis 30 milliards de dollars sur 3 ans pour relancer l’agriculture dans les pays en développement. Cette somme couvre à peine un tiers des besoins et on a vu ce que sont les promesses !
Des milliers d’hectares de terres très fertiles enlevées aux paysans et loués à des consortiums, chinois et du Qatar.
Les gouvernements de certains Pays d’Afrique, la Guinée, le Bénin…Celui de l’Ile Maurice chasse des dizaines de milliers de paysans pour louer ces terres à des consortiums aujourd’hui chinois et du Qatar et demain ?... Ceux-ci introduisent les techniques modernes et développent sur ces terres riches, fertiles, la culture des légumes, des fruits. Ils transportent les productions dans leurs pays pour la vente. A l’Ile Maurice, la Chine a même créé une zone économique qui pourra lui permettre de faire transiter ses produits pour inonder les marchés africains.
On le voit là encore, le capitalisme sous diverses formes a toujours «des initiatives » pour exploiter les peuples.
A la Conférence de la FAO, des tas de « solutions » ont été évoquées. Certains colmatent et renvoient à 2050. Bref dans un certain fouillis quelquefois contradictoire et technocratique on ne voit pas la seule cause réelle apparaître, le système capitaliste qui affame un sixième de l’humanité. Ce système est incapable de répondre aux défis du développement de l’humanité, au contraire il entraîne une régression de l’humanité au profit de quelques-uns.
Une seule solution : pour libérer les forces productives, le développement humain il faut le combattre jusqu’à l’abattre pour changer de société, construire une société socialiste.
source: site "communistes"
En 1961, les communistes de Berlin-Est avaient construit un mur afin d’empêcher leurs concitoyens opprimés de s’évader vers Berlin-Ouest et la liberté. Pourquoi ? Parce que les rouges n’aiment pas que les gens soient libres, ni qu’ils sachent la « vérité ». Quelle autre raison y aurait-il eu ?
D’ici quelques semaines, on peut s’attendre à ce que bien des médias occidentaux fassent tourner leurs moulins à propagande pour commémorer le 20e anniversaire de la démolition du mur de Berlin (9 novembre 1989). Ils vont nous ressortir toutes les resucées de la guerre froide sur le monde libre opposé à la tyrannie communiste et nous narreront une fois de plus l’histoire simpliste de la façon dont le mur a vu le jour.
Tout d’abord, avant le mur, des milliers d’Allemands de l’Est avaient fait quotidiennement la navette vers l’Ouest pour travailler et, le soir, ils retournaient à l’Est. Par conséquent, on ne les retenait aucunement à l’Est contre leur gré. Le mur fut construit avant tout pour deux raisons :
1. L’Occident diabolisait l’Est par le biais d’une vigoureuse campagne de recrutement d’hommes de métier et de travailleurs hautement qualifiés de l’Allemagne de l’Est, lesquels avaient été formés aux frais du gouvernement communiste. Cela se traduisit finalement à l’Est par une grave crise de main-d’œuvre et de production. En guise d’indication, le New York Times écrivait en 1963 : « À cause du mur, Berlin-Ouest a souffert économiquement de la perte d’environ 60.000 travailleurs qualifiés qui, chaque jour, quittaient leur domicile de Berlin-Est pour se rendre au travail à Berlin-Ouest. »(1).
2. Dans les années 1950, les hommes de la guerre froide en Allemagne de l’Ouest lancèrent une violente campagne de sabotage et de subversion contre l’Allemagne de l’Est en vue d’enrayer au maximum l’appareil économique et administratif de ce pays. La CIA et d’autres services de renseignement et de l’armée recrutèrent, équipèrent, entraînèrent et financèrent des groupes d’activistes et des individus de nationalité allemande, de l’Ouest comme de l’Est, pour qu’ils mènent des actions en tous genres, allant du terrorisme à la délinquance juvénile, en bref, tout ce qui pouvait rendre la vie pénible aux citoyens est-allemands et miner leur soutien au gouvernement ou donner la plus mauvaise image qui soit aux communistes.
Ce fut une remarquable entreprise. Les États-Unis et leurs agents recouraient aux explosifs, provoquaient des incendies, des courts-circuits et usaient d’autres méthodes encore pour endommager centrales électriques, chantiers navals, canaux, docks, bâtiments publics, gazomètres, transports en commun, ponts, etc. Ils faisaient dérailler des trains de marchandises, blessant gravement des travailleurs ; un jour, ils incendièrent douze wagons d’un autre train de marchandises. Ils détruisaient des stations d’air liquide ou autres ; se servaient d’acides pour endommager les machines vitales de certaines usines, jetaient du sable dans la turbine d’une autre, la forçant à l’arrêt. Ils mirent le feu à une tuilerie. Ils encourageaient le ralentissement des cadences dans des ateliers. Ils tuèrent par le poison 7.000 vaches d’une laiterie coopérative. Ils ajoutaient du savon au lait en poudre destiné aux écoles est-allemandes. Quand on les arrêta, ils étaient en possession d’une quantité importante de cantharidine, à l’aide de laquelle ils avaient l’intention d’empoisonner des cigarettes destinées à tuer des Allemands de premier plan. Ou encore ils déclenchaient des bombes puantes pour semer la pagaille dans des meetings politiques. Un jour, ils tentèrent de perturber le Festival mondial de la jeunesse à Berlin-Est en envoyant de fausses invitations, de fausses promesses de gratuité du gîte et du couvert, de faux avis d’annulation, etc. Ils agressèrent même des participants au festival à l’explosif, à la bombe incendiaire ou en recourant à des dispositifs pour crever les pneus de voitures. Ils fabriquaient et distribuaient de fausses cartes de ravitaillement en vue de créer la confusion, de provoquer des pénuries et ainsi le mécontentement de la population. Ils envoyaient de faux avis de taxation et autres directives et documents de l’État pour stimuler la désorganisation et la foire d’empoigne dans l’industrie et les syndicats… Et la liste est loin d’être terminée. (2)
Tout au long des années 1950, les Allemands de l’Est et l’Union soviétique introduisirent un nombre incalculable de plaintes auprès des anciens alliés occidentaux de l’URSS ainsi qu’auprès des Nations unies à propos d’actes spécifiques de sabotage et d’activités d’espionnage ; ils réclamèrent également la fermeture des bureaux en Allemagne de l’Ouest qu’ils tenaient pour responsables, en fournissant même des noms et des adresses. Toutes ces plaintes furent lettres mortes. Inévitablement, les Allemands de l’Est se mirent à resserrer de plus en plus les entrées dans le pays à partir de l’Ouest.
N’oublions pas que l’Europe de l’Est est devenue communiste parce que, avec l’approbation de l’Occident, Hitler l’utilisa comme une autoroute pour atteindre l’Union soviétique et balayer à jamais le bolchevisme. Après la guerre, les Soviétiques furent bien décidés à fermer cette autoroute.
En 1999, la revue américaine USA Today écrivait : « Quand le mur de Berlin s’est écroulé, les Allemands de l’Est ont imaginé une vie de liberté où les biens de consommation étaient abondants et où les épreuves allaient disparaître. Dix ans plus tard, chose remarquable, 51 % d’entre eux disent qu’ils étaient plus heureux sous le communisme. » (3)
C’est à peu près au même moment qu’un nouveau proverbe russe vit le jour : « Tout ce que les communistes ont dit du communisme était mensonger, mais tout ce qu’ils ont dit du capitalisme s’est avéré exact. »
Traduit par Jean-Marie Flémal pour Investig’Action
Source : Killing Hope
Notes :
(1) New York Times, June 27, 1963, p.12 (2) See Killing Hope, p.400, note 8, for a list of sources for the details of the sabotage and subversion (3)- USA Today, October 11, 1999, p.1
Texte repris sur le site du Comité Valmy
Alors que le rappel à la loi et la célébration de l’ordre sont les maîtres mots du régime Sarkozy, voilà que les amis se pressent autour d’un cinéaste inculpé pour viol sur mineure : devenu victime d’une « Amérique qui fait peur », selon Frédéric Mitterrand, Roman Polanski se voit magiquement exonéré – au nom de son âge, de son oeuvre, de sa vie – de toute responsabilité vis-à-vis de la justice. Quelques mois plus tôt, rappelons-le, c’est une autre (...)
Lire l'article sur le site du collectif " Les mots sont importants"
Depuis le 6 octobre
1976, il y a maintenant 33 ans, le monde entier sait qui étaient les terroristes qui ont fait exploser en plein vol, près des côtes de la Barbade, un avion civil cubain avec 73
personnes à bord.
C’est lorsque les auteurs matériels du crime ont été arrêtés par les autorités d’un pays antillais voisin, Trinidad et Tobago, que les premiers éléments de
l’enquête sont apparus. Les deux vénézuéliens arrêtés, Hernán Ricardo Losano et Freddy Lugo, avaient été recrutés par Luis Posada Carriles y Orlando Bosch Ávila.
Les deux assassins ont confessé aux autorités de Trinidad y Tobago qu’ils avaient placé les explosifs dans l’avion, qu’ils en étaient descendus en arrivant à
la Barbade et qu’ils s’étaient ensuite enfuis vers ce pays voisin.
Toutes les preuves obtenues convergeaient vers deux agents de la CIA, Posada Carriles et Bosch, et tous deux furent arrêtés, peu de temps après, au
Venezuela.
Les preuves existantes étaient tellement accusatoires que les quatre inculpés furent conduits devant un tribunal pour répondre d’une accusation d’homicide
qualifié.
Plus de trente ans ont passé. De nouveaux crimes ont été commis et les lois des États-Unis ont été violées, mais les deux commanditaires de cette action
terroriste ont bénéficié d’une totale impunité et se trouvent actuellement sous la protection de la justice du pays nord-américain.
Bosch a bénéficié d’un non lieu à la fin d’un procès truqué à la suite duquel il s’est rendu à Miami. Le Département de Justice des États-Unis a d’abord
lancé un ordre de déportation contre lui, mais, après une furieuse campagne menée par la congressiste Ileana Ros-Lehtinen, le président Bush (père) l’a autorisé à s’installer dans une commode
résidence de cette ville de Floride.
Le volumineux dossier de Luis Posada Carriles contient d’autres actions du même type. Rappelons deux autres faits d’une grande gravité.
En premier lieu, il a recruté des mercenaires d’Amérique Centrale pour qu’ils réalisent des actions terroristes à La Havane. L’une de ces actions a causé la
mort d’un jeune touriste italien Fabio Di Celmo.
De plus, au Panama, il a organisé et tenté d’exécuter un attentat contre la vie du Commandant Fidel Castro, raison pour laquelle il a été arrêté et condamné
dans ce pays mais, ensuite, il a été grossièrement et honteusement gracié par l’ex-présidente Mireya Moscoso.
L’histoire continue : après son apparition illégale à Miami, les États-Unis ont refusé maintes fois de l’extrader à Venezuela et cherchent toutes les
variantes concevables sur le thème de la situation légale de cet individu, afin de prolonger le plus longtemps possible la liberté totale dont il jouit dans cette ville.
Tous les méandres de cette affaire ne font que mettre en évidence la protection ouverte que lui offre le système judiciaire nord-américain, ce même système
qui maintient injustement en prison cinq patriotes cubains, condamnés précisément pour avoir combattu ce même terrorisme.
Tant que cette situation se maintiendra, elle démontrera l’absence d’une volonté politique de ce pays de stopper les cerveaux criminels qui continuent à
élaborer de nouveaux plans agressifs contre Cuba.
A 33 ans de l’horrible crime de la Barbade, les familles des victimes, et avec elles onze millions de cubains, continuent d’exiger que justice soit
faite.
Angel Rodriguez Alvarez
source : "Agence Cubaine
d´Information"
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