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DIABLO est mon pseudo pour ce blog. J'ai 58 balais, j'ai des origines corréziennes, j'habite près de Paris mais on peut parfois me rencontrer en Normandie, entre Arromanches et Ouistreham. Je suis cadre administratif, syndiqué à la CGT, dans une multinationale faisant partie du CAC 40. Je me définis comme un patriote républicain, fervent défenseur de l'indépendance nationale et de la souveraineté populaire. Membre d'aucun parti, j'assume, par ailleurs, ma sensibilité communiste et me définis comme un "rêveur de mieux". Je pratique le dessin et la photo en amateur. J'anime ce blog et vous invite à commenter mes publications. Echangeons, débattons... Salut et fraternité
Quelques-unes de mes lectures :
Outre de nombreux livres, je lis régulièrement LE PARISIEN, L'HUMANITE-DIMANCHE, LE MONDE
DIPLOMATIQUE, parfois L'HUMANITE; mais aussi MARIANNE, OUEST-FRANCE et des revues comme SINE-HEBDO, LE SARKOPHAGE, LE PLAN B, CQFD ou
encore COMMUNE revue trimestrielle. Je lis très rarement LE MONDE, LE FIGARO ou LIBERATION et je boycotte CHARLIE-HEBDO. Je suis également abonné à
INITIATIVE COMMUNISTE, le mensuel du Pôle de Renaissance Communiste en France.






Les « images d’Epinal » étaient, au XIXe siècle, les ‘bandes dessinées’ de l’époque.
Elles ‘dessinaient’ l’actualité pour le bon peuple.
Par exemple, cette " imagerie " célébrait l'empereur Napoléon Bonaparte, sa famille, ses maréchaux, ses armées et ses victoires.
Ce faisant, l'expression image d'Épinal a pris au fil du temps un sens figuré, qui désigne une vision emphatique, traditionnelle et naïve, qui ne montrait que « le bon côté des choses », telles que les autorités souhaitaient qu’elles fussent vues. Les colporteurs se chargeaient, ensuite, de diffuser à travers tout le pays, ces "bandes dessinées" coloriées pour la plus grande joie de la population.
Lire la suite sur le blog de Jean Lévy
Le Front Syndical de Classe s’adresse à tous les syndicalistes et forces vives du pays, principalement aux responsables et syndiqués CGT qui sont à quelques semaines d’un congrès historique de leur organisation syndicale.
Nous nous adressons à celles et à ceux de la CGT, qui ne cessent de se battre au quotidien contre le patronat et l’exploitation capitaliste. Sans prétention et encore moins en donneur de leçon, nous désirons, en tant que militants de la CGT qui ont mené de grandes luttes, principalement celles de 68, 86/87 et 1995, 2003, attirer fraternellement toute votre attention sur la préparation de ce congrès.
A ce congrès, la direction confédérale va faire voter par nombre de délégués, triés en majorité sur le volet et arbitrairement avant que ne paraissent les documents officiels, des décisions telles que notre grande CGT va être dépecée de toute son essence de lutte de classe et de masse pour laquelle certains se seront battus et auront donné leur sang pour faire vivre et faire naître la GRANDE CGT en 1895 lors de son 1er congrès à Limoges. Il faut observer aussi que très peu de syndicats ont été réunis pour désigner les délégués et candidats à la future commission exécutive.
Encore une fois la démocratie syndicale est bafouée. Quant aux retraités, s’ils veulent apporter des amendements aux documents, il leur faudra passer par un syndicat actif et cela avant le 10 novembre. Vous avez le droit de débattre pour le reste cela est du ressort des autres ! Les contradictions anti-démocratiques étant de plus en plus évidentes, D.Sanchez déclare au CCN du 3 et 4/11: « …plus de la moitié des organisations n’a transmise aucun élément (…) mettre le paquet pour réunir les syndiqués dans les 4 semaines de préparation qui restent… ». Or les amendements doivent être parvenus avant le 10 novembre ?
Dans ses écrits, le FSC abordera quelques points fondamentaux des documents du congrès sans pour autant les développer tous. Sur le rapport d’activités, nous en viendrons à l’essentiel. Concernant, le rapport financier paru en dernière minute, si la balance est toujours égale à elle-même, la banque « COGETISE» met fin à toutes décisions démocratiques pour la répartition des cotisations. Une part non négligeable est attribuée aux organismes internationaux réformistes, CES et CSI.
Quant au document d’orientation et ses 7 résolutions, nous en ferons une critique et analyse basées sur les fondamentaux du syndicalisme de luttes de classes et de masse.
Nous espérons que notre contribution permettra d’apporter un éclairage sur l’avenir du syndicalisme de classe et de masse et des conséquences dramatiques s’il venait à disparaître. Que ceux qui veulent bien prendre notre avertissement fraternel en compte, prennent toutes les mesures possibles pour inverser la tendance actuelle afin de pouvoir s’opposer réellement aux affronts et à la misère que génère la politique capitaliste du surprofit, en France et dans le monde.
Tout comme lors des 47ème et 48ème congrès, le document du 49ème congrès a une forte ressemblance d’audit d’entreprise mené par quelques « managers consultants » sortis des écoles patronales...
Jacky Omer, CGT, pour le Front Syndical de Classe
Le document intégral du Front Syndical de Classe est ici
source :Nouvelle Gazette (Belgique) 9/11/2009
« Ils n’étaient que quelques-uns, ils furent foule soudain, ceci est de tous les temps ». Paul Eluard
Le capitalisme est inhumain. Il déclenche des guerres, pille et affame les peuples. Il licencie, bafoue nos droits, détruit les acquis des luttes. Il casse et vole le secteur public au profit des intérêts privés et boursiers.
Toujours plus sauvage, le capitalisme broie les femmes et les hommes dans les entreprises, les jette au chômage, les use jusqu’à la corde, parfois jusqu’au suicide !
Salariés, retraités ou chômeurs, avec ou sans papiers, nous ne voulons plus subir, nous luttons.
Nous menons le combat syndical contre les reculs imposés par le capitalisme (droit du travail, salaires, retraites, régimes spéciaux, protection sociale, services publics, solidarités, liberté syndicale…) et pour faire aboutir nos revendications immédiates : refus de tous les licenciements, pas de salaires ni de revenus inférieurs à 1600€ net, augmentation de 300 euros net pour tous, retour aux 37,5 annuités pour la retraite, arrêt des délocalisations, création d’emplois en CDI, régularisation de tous les sans-papiers.. Nous luttons contre la répression et les discriminations anti-syndicales (EDF, GDF-Suez, SNCF, Continental, Forclum, Dalkia, Cegelec, Elyo…). Notre colère est juste et nous ne lâcherons pas !
Nous ne gagnerons pas en organisant des journées d’action tous les 2 ou 3 mois, ni en laissant les actions isolées entreprise par entreprise. Pour gagner, il est indispensable de construire le rapport de force nécessaire à la convergence des luttes et à la concrétisation du « Tous ensemble ! » dans la grève générale.
La direction confédérale n’ignore pas que la mobilisation, pour être efficace, nécessite une autre orientation que celle du syndicalisme dit « rassemblé ». Sa stratégie actuelle est de s’adapter, comme le fait la Confédération Européenne des Syndicats (CES), au système capitaliste par l’accompagnement des contre-réformes des Etats bourgeois au lieu de le combattre. C’est pourquoi la direction confédérale entreprend de liquider l’identité de classe et anticapitaliste de la CGT qui a fait sa force et son histoire. Il est urgent d’engager, notamment à l’occasion du 49ème congrès, un vrai débat démocratique sur les orientations de la CGT.
Fermement opposés à la politique gouvernementale, nous ne voulons pas nous adapter au capitalisme, nous voulons le combattre !
Seules les luttes déterminées des travailleurs avec un syndicat de classe et de masse permettront le succès de leurs revendications et la construction d’une société émancipatrice débarrassée du capitalisme.
Nous devons nous mobiliser et nous engager dans la durée, au-delà du congres, pour retrouver confiance et force dans notre syndicat.
Nous dénonçons les pressions, poursuites et exclusions à l’encontre des militant(e)s et de leurs organisations qui pensent autrement que la direction confédérale (UL-CGT Douai, CGT Forclum, région Nord-Pas-De-Calais…).Les désaccords avec les orientations et la stratégie confédérales ne doivent pas servir de prétexte à une « chasse aux sorcières ».
Nous nous engageons à des pratiques démocratiques dans le fonctionnement à tous les niveaux de notre syndicat.
Voici les raisons de fond qui motivent la candidature de notre camarade Jean-Pierre Delannoy face au secrétaire général sortant dont la désignation à sa propre succession n’a pas respecté un véritable débat démocratique.
L’objectif proclamé de cette réforme, qui doit bouleverser le paysage des institutions territoriales (communes, départements et régions), est de réduire voire de supprimer les différentes attributions des collectivités territoriales.
Il s’agit de remodeler en profondeur les territoires pour les mettre en compétition dans le cadre de l’Europe capitaliste.
Les capitalistes veulent pouvoir imposer des règles et des normes de gestion qui leur soient encore plus favorables donc encore moins sous l’influence des populations concernées. De plus, ils veulent des réformes fiscales qui frappent encore plus les salariés.
De ce point de vue, la suppression de la taxe professionnelle va leur rapporter plusieurs milliards supplémentaires d’exonérations fiscales. Ce sera autant de moins pour les communes pour mettre en œuvre des réalisations sociales.
Ce d’autant que la clause dite de « compétence générale » qui leur permet des réalisations sociales au-delà de leurs responsabilités leur sera enlevée, ce dont se réjouit le patronat qui voit là des impôts en moins à payer!
Au-delà, l’affaiblissement des moyens budgétaires des communes, va les mettre en état de plus grande dépendance vis-à-vis de l’État et affaiblir encore le reste d’autonomie qu’elles possèdent. C’est ainsi que l’État veut contrôler étroitement la région Ile-de-France avec la création du « grand Paris ».
Ce « Grand Paris » aura pour vocation de diriger l’organisation future de la région et au-delà du bassin parisien pour en faire un centre d’affaire mondial concurrent, entre autres, de la City de Londres. Cette organisation en grandes métropoles concurrentes est aussi un aspect des changements voulus. Dans cette voie, le pouvoir n’est pas seul.
Les élus des grandes villes se bousculent au portillon pour créer leur métropole. Par exemple, Fabius est opposé à la réforme à Paris, mais organise le « grand Rouen », d’autres, le « grand Rennes », le « grand Toulouse »….. Ils sont à l’avant-garde au service des ambitions capitalistes.
Combattre la réforme territoriale anti-démocratique, c’est d’abord se prononcer clairement contre la politique du capital, organiser la lutte concrète des populations pour le droit au logement social, à l’école, au travail, à la santé.
source : « communistes »
La révision du processus de privatisation de la poste qui s'étalait sur dix ans est la mesure emblématique du nouveau gouvernement Yukio Hatoyama. L'enjeu est plus que symbolique. La Japan Post, qui fut longtemps une compagnie géante, jouait un rôle social important, négligé par l'ex-Premier ministre Junichiro Koizumi. Ce débat est à l'œuvre dans nombre de pays, comme en témoigne le cas français ces jours-ci.
La victoire écrasante du Parti démocrate du Japon
(PDJ, centre gauche) aux législatives du 30 août dernier a mis fin à plus de cinquante-quatre ans de règne presque ininterrompu du Parti libéral-démocrate (PLD, droite). Pour autant, va-t-on
assister à un tournant historique des orientations de la politique économique japonaise ?
Dans l'article "Ma philosophie politique", publié dans "Voice" au mois d'août dernier, le futur Premier ministre Yukio Hatoyama soulignait sa volonté de
sortir des politiques du PLD, influencées par le "fondamentalisme de marché", pour aller vers des politiques au service de la vie des gens et créatrices de liens sociaux. Parmi les mesures
annoncées par le gouvernement Hatoyama, la révision du processus de privatisation de la poste apparaît donc comme la plus emblématique des politiques économiques que souhaite mener la nouvelle
majorité en s'opposant aux excès du libéralisme.
La privatisation de la poste a été le combat de toute la vie publique du Premier ministre Junichiro Koizumi et son plus grand chantier économique. Voté par
le Parlement en octobre 2005, après bien des blocages, la privatisation de la poste devait s'étaler sur dix ans (2007-2017). Japan Post était alors un géant par son nombre de salariés (271.000),
son réseau national de bureaux (25.000) et son poids financier assis sur la plus grande banque du monde (2.000 milliards de dollars, 30% de l'épargne des ménages) ainsi que la plus grande
compagnie d'assurance-vie du Japon (1.000 milliards de dollars, 40% des actifs d'assurance-vie des ménages).
Cette épargne était mise au service de l'Etat japonais via l'achat d'obligations publiques et permettait, notamment, de financer les dépenses
d'infrastructures. La poste représentait, pour ses défenseurs, le symbole de soutien à "l'Etat constructeur" ("doken kokka"), version japonaise de l'Etat providence et, pour ses détracteurs,
celui de la bureaucratie, de la corruption et de l'endettement public. Contrairement à de nombreux pays européens, l'élément moteur de la privatisation de la poste japonaise a été l'intégration
dans le giron privé du pôle financier public et non l'ouverture à la concurrence du secteur du courrier.
La privatisation de la poste a commencé par l'éclatement de Japan Post en quatre entités : la banque avec Japan Post Bank, l'assurance avec Japan Post
Insurance, le courrier avec Japan Post Service et les bureaux de poste avec Japan Post Network. Quatre filiales gérées par un holding (Japan Post Holdings) dont les capitaux étaient au départ à
100% publics. A l'horizon de fin septembre 2017, tous les titres de la Japan Post Bank et de la Japan Post Insurance devaient être vendus et l'État ne devait conserver qu'environ le tiers de
l'ensemble des titres gérés par la Japan Post Holdings. Toutefois, les mesures de privatisation de la poste se sont très vite traduites par des retombées négatives sur la vie des ménages. La
fermeture de plus de 300 bureaux de poste a fortement pénalisé les personnes âgées, privées de services courrier et paiement des retraites ou de collecte des dépôts d'épargne à domicile.
Pendant sa campagne électorale, Yukio Hatoyama a insisté sur le fait que la décision de privatiser la poste ne s'était basée que sur la logique du marché et
avait négligé le rôle traditionnel de lien social joué par le personnel de la poste au niveau local, porteur d'importantes valeurs communautaires. C'est pourquoi son gouvernement s'est tout de
suite attelé au dossier de la poste.
Selon les plans du gouvernement, les deux compagnies Japan Post Service et Japan Post Network seront intégrées dans la Japan Post Holdings. Cette nouvelle
configuration facilitera la coordination de leurs activités et améliorera les services rendus, services qui s'étaient dégradés depuis le cloisonnement des activités en 2007. Mais, surtout, elle
permettra de compenser la baisse attendue des profits de la Japan Post Service et de Japan Post Network par des financements basés sur les profits des entités financières postales. De leur côté,
la Japan Post Bank et la Japan Post Insurance devraient rester séparées et continuer d'être gérées par la Japan Post holdings.
Alors que dans le système actuel l'Etat devait vendre environ deux tiers des titres de la Japan Post holdings d'ici à 2017, le nouveau plan prévoit que
l'Etat devra posséder plus de deux tiers de ceux-ci, la Japan Post Holdings détenant également plus de deux tiers des titres de chacune des institutions financières. En exerçant un contrôle total
sur les trois services de la poste (courrier, banque, assurance), l'État peut ainsi assurer une qualité homogène de service sur l'ensemble du territoire et favoriser le financement d'activités
utiles à l'avenir de la collectivité. Ce dossier semble bien attester une orientation nouvelle de la politique économique japonaise.
économiste
source : « union des familles laïques »
Mandat du syndicat CGT CHU de Clermont-Ferrand pour le 49ème congrès
Mandat donné à la déléguée au 49ème Congrès de la CGT
Les effets de la crise du capitalisme qui s’approfondit pèsent lourdement sur les épaules des seuls travailleurs : plans de licenciement massifs, blocage voire diminution des salaires. Le code du travail est mis en pièces. L’accord de « rupture du contrat de travail sur la base du consentement mutuel » permet l’organisation sans douleur pour le patronat de milliers de licenciements. Le gouvernement Sarkozy Fillon s’en prend à tous les acquis sociaux : dans le cadre du budget 2010, 35000 postes de fonctionnaires sont supprimés dont 16000 dans l’enseignement pendant que les patrons sont gavés d’exonérations fiscales et sociales de toutes sortes et que la taxe professionnelle est supprimée.
Dans notre secteur le droit à la santé est bafoué. La loi Bachelot qui donne aux cliniques privées une « mission de service public » - cliniques privées dont la plupart des médecins sont non conventionnés exclut du droit à la santé la partie la plus pauvre de la population, comme y contribuent le déremboursement des médicaments, l’augmentation du forfait hospitalier. La fermeture annoncée de 182 sites chirurgicaux réduira l’offre de soin. L’obligation pour les hôpitaux publics de « retour à l’équilibre » signifie des milliers de suppressions de poste dans les hôpitaux.
C’est dans ce contexte que se situe le 49ème Congrès.
Or que constatons nous ?
-Au lieu de combattre pour l’arrêt de tous les licenciements, ce qui suppose que la CGT organise à l’échelle des branches, des conférences de délégués d’entreprise, surmontant l’isolement boîte par boîte, organisant le combat d’ensemble contre le gouvernement Sarkozy Fillon, la direction confédérale a proposé au gouvernement l’organisation des « Etats généraux de l’industrie » - proposition dont Sarkozy s’est immédiatement saisie sur le terrain de la collaboration avec les patrons . Mais nous savons que les patrons n’ont qu’une façon de défendre « notre industrie » : baisser les coûts, diminuer les salaires, faire faire la même production avec moins d’ouvriers donc licencier
-Au lieu de combattre pour affronter le gouvernement Sarkozy Fillon, filer le train à Chérèque et à la CFDT qui se félicitent tous les jours de la politique du même gouvernement Sarkozy Fillon : aucun combat n’a été mené contre le budget du gouvernement et il est consternant de constater que les seules voix qu’on ait entendues contre lui viennent de sénateurs UMP !
-Au lieu de combattre avec une très grande fermeté contre la répression violemment anti-syndicale du gouvernement Sarkozy Fillon ( lourdes peines contre nos camarades de Continental en particulier) : se féliciter de la loi « représentativité » alors que c’est une loi antisyndicale ( suppression du délégué syndical désigné par la seule organisation syndicale, imposition de conditions pour la reconnaissance de la section syndicale), et une loi anti ouvrière ( liquidation du « principe de faveur » via son article 17 qui permet la signature d’accords d’entreprise dérogatoire aux accords de branche)
-Au lieu de combattre pour la défense de tous les acquis subsistant en matière de retraite et de pension (défense de l’âge légale de départ en retraite, défense des régimes particuliers – par exemple celui des personnels soignants dans notre secteur), mot d’ordre de « maison commune des régimes de retraites » dont la première conséquence serait la suppression du régime des pensions de la Fonction Publique et des régimes particuliers
-Au lieu de préserver l’outil syndical, les fédérations appuyées sur les conventions collectives et sur le statut de la fonction publique, de préserver les syndicats d’entreprise qui constituent l’organisme de base du syndicat face au patron, la confédération veut mettre en oeuvre une réforme des structures de la CGT qui disloque l’outil syndical.
En conséquence, le syndicat CGT des employés et cadres du CHU de Clermont-Ferrand mandate notre déléguée pour voter contre le rapport d’activité, contre le texte d’orientation présenté par la direction confédérale.
Le syndicat CGT des employés et cadres du CHU de Clermont-Ferrand mandate la déléguée au 49ème Congrès afin :
- Que la CGT se prononce pour l’arrêt de tous les licenciements,
- Que la CGT se prononce pour la défense inconditionnelle des acquis en matière de retraites et pensions, refuse de participer à la concertation du gouvernement Sarkozy Fillon pour la retraite à 67 ans, et pour commencer, qu’elle quitte le COR qui prépare l’offensive au compte du gouvernement,
- Que la CGT se prononce : contre toute remise en cause du code du travail, pour la défense des statuts des fonctions publiques et des conventions collectives et refuse la fiscalisation des accidents du travail,
- Que la CGT en ce qui concerne notre secteur se prononce pour l’abrogation de la loi HPST, contre toute suppression de poste dans l’Hôpital Public, contre les déremboursements, contre l’augmentation du forfait hospitalier, pour la défense de la Sécurité Sociale et contre la liquidation du secteur conventionné (mise en place du « secteur optionnel »),
- Qu’elle oeuvre non pour une « intersyndicale » au cul de Chérèque et de sa politique pro-gouvernement, pro capitaliste mais pour un véritable front uni de classe pour affronter le gouvernement et le MEDEF
Clermont Ferrand, le 3 Novembre 2009
Adopté par l’unanimité des participants
Prise de position pour le 49ème congrès confédéral issue de la
réflexion collective de notre syndicat.
Document d'orientation du congrès local de notre syndicat en 2007 et de deux réunions les 16 et 31 octobre 2009.
Rapport financier :
Non. C'est un vote politique : nous tenons à rappeler notre désaccord total sur la question de la gestion des cotisations à travers CoGéTise et la déresponsabilisation des bases syndicales.
Rapport d'activité :
Non. Notre opposition a été tellement vive tout au long de ce mandat tant sur la question des orientations syndicales que sur la manière de conduire les luttes qu'il serait grotesque de voter pour ou même de nous abstenir.
Tout d'abord nous tenons à réaffirmer que nous nous battons pour que la CGT n'ait de cesse de se réclamer d'un syndicalisme de lutte de classe et de masse, nous nous battons pour que ce "repère revendicatif" ne soit jamais effacé.
C'est un repère intellectuel, idéologique qui doit encadrer toute notre action et éviter ainsi un glissement vers un syndicalisme de gestion commune et d'accompagnement. C'est pourquoi nous marquons notre opposition de manière catégorique au document d'orientation proposé. Loin de nous l'idée de désigner les "bons" et les "mauvais" militants (de quel droit pourrions-nous le faire ?), par contre pour nous la réflexion collective et la force collective doivent sans conteste être basés sur un syndicalisme qui se revendique de classe et de masse. Nous avons le regret de le dire, le document du 49ème congrès a tout oublié de cette notion. C'est une notion primordiale pour construire des luttes.
La pédagogie qui doit être celle d'un document de référence comme celui du 49ème congrès est à l'opposé des questions essentielles qui doivent conduire les salariés à s'organiser. On oublie le combat politique autour des questions suivantes :
-Pourquoi le combat syndical doit-il s'organiser autour de l'axe majeur de lutte de classe et de masse ?
-Pourquoi ce combat politique est-il nécessaire ?
-Pourquoi l'objectif de bloquer le pays par la grève générale et reconductible afin d'imposer les revendications des travailleurs est-il incontournable ?
-Pourquoi parler d'un syndicalisme reposant sur les adhérents plutôt qu'un syndicalisme de syndicats ?
-Pour nous c'est affaiblir la réflexion syndicale issue de réflexions individuelles multiples mises en débat dans la structure locale. Pourquoi oublier que l'idée majeure de l'émancipation de la classe laborieuse doit être mise en œuvre par les travailleurs eux-mêmes au travers de leurs organisations syndicales d'entreprises, d'établissements ?
-Pour la CGT cela a toujours été une force et cela doit le rester. Pourquoi dans ce document n'y a-t-il rien sur l'interdiction de tous les licenciements ?
-Comment pourrait-on faire croire que des plans de reprise d'entreprises, les liens tissés avec le patronat au travers de commissions diverses, de déclarations communes peuvent sauver l'emploi ? C'est comme si nous faisions croire qu'il peut y avoir de bons et de mauvais capitalistes.
L'objectif de ce congrès ne pourrait-il pas être, au vu de l'urgence, axé sur la généralisation d'un mouvement de grève et la reconduction de celle-ci pour faire entendre raison au pouvoir et aux patrons ? Dans ce document, au-delà de l'enrobage d'ailleurs pas toujours net il n'y a rien ou presque sur les réformes successives dont la stratégie d'appauvrissement du peuple et de grande richesse pour quelques nantis n'est plus à démontrer. La loi Hôpital Patients Santé Territoire, le démantèlement et la casse de la sécurité sociale, l'emploi précarisé, dans le privé comme dans le public. L'ouverture du capital du secteur public – la poste, EDF-GDF, la SNCF – c'est la privatisation et donc des profits énormes, des ponts d'or pour les trusts.
De très fortes résistances existent et se manifestent contre l'explosion des statuts et des conventions collectives. C'est à partir de ces bases communes que les salariés se mobilisent. Nous ne devons rien lâcher et sous aucun prétexte. Il est très malvenu que notre organisation vienne brouiller les cartes en avançant le statut unique du travailleur salarié, la sécurité sociale professionnelle, la convention collective unique. Comme pour la question de la représentativité, le gouvernement et le patronat sautent sur l'occasion offerte et ce prétexte tout trouvé pour accélérer sa politique de démantèlement. Prenons l'exemple des retraites pour lesquelles l'abandon des 37,5 années de cotisations a été gravissime pour les salariés. Aujourd'hui aucun salarié, du public comme du privé, ne peut dire qu'il part avec plus de droit et de pouvoir d'achat qu'avant les réformes de 1992 et de 2003; et pourtant la confédération reste sur une position analogue, non lisible et ne s'appuyant pas sur l'acquis des luttes.
Prenons aussi l'exemple de la sécurité sociale : ne serait-il pas préférable de revendiquer la gestion pleine et entière de la sécurité sociale par les salariés et leurs représentants c'est-à-dire acquérir la maîtrise plutôt que de partir sur une sécurité sociale professionnelle qui sera l'outil du patronat et de la mobilité ? Se réapproprier la sécurité sociale doit être un axe majeur, ensuite nous pourrons parler d'une extension, d'une nouvelle branche de la sécurité sociale, etc….
La nocivité des contacts, au travers de commissions diverses, les relations qui se tissent, les négociations bidons avec le Medef comme avec le gouvernement n'est plus à démontrer.
La CGT, notre confédération doit mettre fin d'urgence à un certain nombre de ces contacts qui ne servent qu'à cautionner l'action contre les travailleurs, qu'à faire croire à une forme de démocratie dite participative.
Ce combat contre les capitalistes et les exploiteurs passe par une orientation indissociable de l'action de masse et de classe et c'est la mise en œuvre de celle-ci doit mobiliser nos forces militantes et notre réflexion.
Ce document n'est pas amendable, il ne peut être que rejeté.
Partir des bases acquises et s'arc-bouter sur celles-ci pour étendre les droits, il n'y a pas d'autre solution et ce n'est pas celle choisie par la confédération d'un désaccord et le fossé grandissant avec les syndicats, les syndiqués, les salariés. La force de la CGT doit plus que jamais reposer sur ses syndicats de base, ses militants de terrain et ils ne sont plus entendus.
C'est pourquoi nous arrivons à cette extrémité.
Aujourd’hui, 9 novembre, tous les médias sont sur les dents.
Radio France, en premier.
Sur l’ensemble des ses chaînes, basées pour un jour à Berlin, la radio publique consacre l’ensemble de ses émissions au 20ème anniversaire de la " chute du Mur".
Pourquoi un tel déferlement de propagande ?
Pourquoi ce grand " show" avec la participation des "Grands" du monde occidental ?
Pourquoi aujourd’hui, alors que nos médias étaient bien plus discrets sur l’évènement, lors du 10ème anniversaire ?
votre point de vue