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DIA...blog !


DIABLO est mon pseudo pour ce blog. J'ai 58 balais, j'ai des origines corréziennes, j'habite près de Paris mais on peut parfois me rencontrer en Normandie, entre Arromanches et Ouistreham. Je suis cadre administratif, syndiqué à la CGT, dans une multinationale faisant partie du CAC 40.  Je me définis comme un patriote républicain, fervent défenseur de l'indépendance nationale et de la souveraineté populaire. Membre d'aucun parti, j'assume, par ailleurs, ma sensibilité communiste et me définis comme un "rêveur de mieux". Je pratique le dessin et la photo en amateur. J'anime ce blog et vous invite à commenter mes publications. Echangeons, débattons... Salut et fraternité

  *

 

Quelques-unes de mes lectures : Outre de nombreux livres, je lis régulièrement LE PARISIEN, L'HUMANITE-DIMANCHE, LE MONDE DIPLOMATIQUE, parfois L'HUMANITE; mais aussi MARIANNE, OUEST-FRANCE et des revues comme SINE-HEBDO, LE SARKOPHAGE, LE PLAN B, CQFD ou encore COMMUNE revue trimestrielle. Je lis très rarement LE MONDE, LE FIGARO ou LIBERATION et je boycotte CHARLIE-HEBDO. Je  suis  également  abonné  à INITIATIVE  COMMUNISTE, le  mensuel du Pôle de Renaissance Communiste en France.

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Précisions de DIABLO:
1-  Mon blog est un blog militant indépendant, sans prétention, bien évidemment non-commercial et totalement amateur. Les images , les textes dont je ne suis pas l'auteur ainsi que  les musiques et chants seront supprimés de mon blog sur simple demande par courriel.
2- Je publie textes et communiqués émanant d'auteurs et d'organisations diverses.Ces publications ne signifient pas que je partage toujours totalement les points de vue exprimés.
3- Je décline toute responsabilité quant au contenu des sites proposés en liens.


***************
- Salut !
- Et fraternité !
- La République ?
- Nous appelle !
- Une ?
- Et indivisible !
- Démocratique ?
- Et sociale

"Quand le gouvernement viole

les droits du peuple,

l’insurrection est pour le peuple

 

le plus sacré

et le plus indispensable

des devoirs."
(Robespierre)

 


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sur le blog EL DIABLO
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"En régime capitaliste,
les Etats-Unis  d'Europe
sont impossibles ou réactionnaires".
(Wladimir Illich Oulianov dit "Lénine")
*

"Dans l'idée de résistance,
il y a, au départ, une obligation
de désobéissance
à ce qui paraît insupportable."
(Lucie Aubrac)
*
"Le pouvoir créera des vertiges tant qu'il ne  sera
pas partagé par tous"
(Louise Michel)
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"L'avenir n'est pas une amélioration
du présent, c'est tout autre chose"
(Elsa Triolet)
*

Attention à ne pas mélanger deux choses : supranationalisme et internationalisme. L'union Européenne est une institution supranationale  et non internationale. L'internationale comme son nom l'indique exprime les relations, les échanges fraternels, équitables et anti-impérialistes, entre (internationale) les différentes nations (internationale).

*
Contrairement à la vieille rengaine, l'Europe ne fut jamais celle des peuples et ne tenta jamais de l'être. Elle répond à un besoin précis du patronat européen et mondial, réformer le cadre des structures de décisions politiques pour être mieux à même d'imposer la régression généralisée, la contre-révolution permanente.

çà vaut le détour...

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Jeudi 2 juillet 2009
- Communauté : les anti-capitalistes

COMMUNIQUE DU P.R.C.F.

Cher(e)s camarades et concitoyen(ne)s d'Hénin-Beaumont,

Toute la France ouvrière, républicaine et antifasciste a les yeux fixés sur Hénin-Beaumont.

Certes votre écoeurement face à l'incurie et aux malversations des pseudo- « socialistes » qui se sont succédés à la tête de votre ville, est compréhensible. Ce ne sont pas les militants franchement communistes du PRCF, qui ont tant de fois dénoncé la trahison de la fausse gauche, son ralliement aux idées, au mode de vie et aux pratiques des capitalistes, qui trouveront des excuses aux dirigeants PS qui vous ont trahis. A l'exemple des Mitterrand, Jospin, Aubry, J. Lang et Cie, les dirigeants du PS héninois ont tourné le dos à la classe ouvrière et à la nation républicaine pour rallier la sacro-sainte « construction européenne » du capital qui détruit notre pays en général et notre bassin minier en particulier. Quant à la politique xénophobe et liberticide de Sarkozy, loin d' « assécher l'extrême droite », elle nourrit le FN dont elle applique le programme !

Mais ceux qui, autour du richissime Le Pen, se sont rebaptisés « Front national » en usurpant le nom de l'organisation antifasciste présidée par le résistant communiste René Lanoy pendant la guerre, n'ont pas de leçon de moralité à donner. La haine contre les ouvriers étrangers, la destruction des services publics, la casse accélérée des retraites, le démantèlement total de l'Education nationale, l'anticommunisme exacerbé, la haine contre le mouvement ouvrier et syndical, le culte du Chef, la volonté de diviser les Français selon leur origine, la multiplication des procès pour racisme et antisémitisme, sans oublier la gestion calamiteuse des villes tenues par le FN dans le Midi, rien de tout cela n'apporterait la sérénité à Hénin, ville ouvrière et historiquement à gauche. Car le FN n'a rien de patriotique : ses dirigeants ne veulent surtout pas fâcher le grand patronat pro-européen, c'est pourquoi le FN ne réclame pas la sortie de la France de l'UE. Non, le but de ces grands amis du capitalisme ultra-libéral, dont Sarkozy applique le programme anti-ouvrier, est d'aggraver sur tous les terrains la néfaste politique antinationale, antisociale et fascisante de l'actuel pouvoir UMP, s'inspire déjà en tous domaines du programme ultra-patronal de Le Pen.

Sans rien vous apporter de bon, sinon la honte d'être la première ville ouvrière de France à se doter d'un maire d'extrême droite, la victoire à Hénin d'un maire lepéniste donnerait au FN la caution qui lui manque depuis des années pour faire main basse sur la France : une base ouvrière dans ce Pas-de-Calais prolétarien, bastion de la Résistance au nazisme et patrie des mineurs communistes Fontaine (héninois assassiné par l'extrême droite à l'époque du Front populaire), Michel Brûlé, Debarge, Martha Desrumeaux, qui donnèrent leur vie pour libérer la France de Hitler et de l'extrême droite pétainiste. Attention, camarades ouvriers d'Hénin : en livrant Hénin à Marine Le Pen, vous aideriez involontairement à briser et à dévoyer la résistance populaire de masse à Sarko-MEDEF qui se dessine dans notre pays malgré les Thibault, Chérèque et autres « syndicalistes » à la sauce de Maastricht. Car toujours le fascisme a cherché à se donner une apparence « ouvrière », n'oubliez pas que Hitler se disait national-« socialiste » et que la bannière nazie usurpait même la couleur rouge du drapeau ouvrier... pourtant, l'histoire l'a montré, les fascistes, ces hommes de main du capital, sont les pires ennemis de la nation républicaine ET de la classe ouvrière !

C'est pourquoi, quoi qu'il vous en coûte, en pensant non seulement à Hénin, mais aussi à la République, à la France et à l'honneur de votre classe, nous vous appelons à battre à tout prix la liste Briois-Le Pen. Non les Ch'tis ne diront pas « bienvenue » aux ennemis de la République ! Alors, ne donnons pas à M. Le Pen la caution de la classe ouvrière du nord pour soumettre la France à l'extrême droite (1)!

Mais bien entendu, barrer la route à M. Le Pen est une mesure d'urgence qui ne résout rien au fond. Pour éradiquer l'extrême droite, battre Sarko-MEDEF, congédier la fausse gauche, rendre aux villes populaires des directions dévouées au peuple il faut que la classe ouvrière se dote à nouveau d'un vrai parti communiste lié aux travailleurs, 100% opposé à l'Europe de Maastricht, luttant pour une société où le pouvoir politique et les grandes entreprises n'appartiendront plus aux capitalistes mais au monde du travail. Un vrai PC indépendant du PS qui associe le drapeau rouge international des ouvriers au drapeau tricolore de la Révolution française.

C'est à reconstruire un tel parti que travaille le Pôle de Renaissance Communiste en France qui appelle à sortir la France de l'Union européenne du capital avant que l'Europe supranationale, avec son maudit euro, ses privatisations et ses délocalisations n'ait achevé de casser nos industries et notre classe ouvrière. Oui nous pouvons reconstruire notre pays, sa grande industrie, ses services publics, sa culture, son université, son école publique, son hôpital, sa Sécu, ses retraites, ses libertés publiques étranglées par Sarko-MEDEF !

Oui il est possible, si la classe ouvrière et la jeunesse se mettent en mouvement, comme ce fut le cas lors du référendum du 29 mai 2005 ou dans la lutte contre le CPE, de construire une nouvelle République sociale, souveraine et fraternelle où les travailleurs français et étrangers s'associeront pour la justice, la liberté et la paix. Oui nous devons imposer l'interdiction des délocalisations et des privatisations, la ré-industrialisation de la France sous l'égide d'un fort secteur nationalisé, la reconstruction du service public, des retraites et de la Sécu, l'augmentation des salaires et des revenus du travail, y compris le revenu des artisans, en prenant sur les gros actionnaires gavés d'argent public par Sarkozy, avec l'accord de Le Pen !

Avec le discrédit de la fausse gauche et de l'Europe qu'a marqué l'abstention massive aux européennes, la classe ouvrière peut prendre la tête d'une grande rassemblement populaire majoritaire pour sauver et changer la France républicaine, étranglée par l'UMP, le MEDEF et l'UE capitaliste. Cette chance, un vote ouvrier pour l'héritière Le Pen la gâcherait de manière suicidaire en salissant l'image de la classe ouvrière progressiste et accueillante du Nord-Pas-de-Calais. En faisant du bassin minier « rouge » du Pas-de-Calais un bastion de l'extrême droite, les électeurs d'Hénin-Beaumont aideraient le grand capital à tuer la France en l'enfernant dans l'alternative mortelle entre les Partis Maastrichtiens et l'impasse sanglante de la xénophobie.

Ouvriers et employés d'Hénin, ne trahissez pas vos pères communistes, socialistes, résistants et antifascistes. Soyez dignes de la classe progressiste, patriotique et internationaliste des travailleurs. Pas de fachos dans le bassin minier ni ailleurs, pas une voix ne doit manquer pour faire barrage à l'héritière Le Pen ! Ensemble à l'action dès la rentrée contre Sarko-MEDEF et l'UE du capital, pour l'emploi, les salaires, les libertés, l'indépendance nationale et la paix !

La noble classe ouvrière du Nord doit prendre la tête de la reconstruction d'une vraie gauche franchement communiste, républicaine, antifasciste, anticapitaliste et 100% anti-Maastricht !

(1) Nous signalons cependant par honnêteté que le NPA héninois avait lancé un appel à toute la « gauche de la gauche » à faire une liste sans le PS et le Modem sur un programme se réclamant de l'anticapitalisme. Le PRCF ne partage pas les positions du NPA sur l'Europe, mais il juge que cette initiative était honnête. Il est triste que les appétits de pouvoir de certains en aient décidé autrement.

 

 

 

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Par DIABLO
Jeudi 2 juillet 2009
- Communauté : La Cyber-résistance

Les 538 salariés de la SBFM (Société Bretonne de Fonderie Mécanique) de Caudan (près de Lorient) ont eu raison des multiples actionnaires véreux qui se sont succédés à la tête de leur fonderie depuis 10 ans. En lutte depuis novembre 2008, ils ont obtenu que la SBFM (en redressement judiciaire depuis le 20 janvier 2009) soit reprise par Renault avec l'intégralité de ses emplois en contrat à durée indéterminée (annonce faite par Renault le lundi 29 juin, et qui doit être confirmée par le tribunal de commerce de Lyon le 1er septembre). C'était la revendication de départ du syndicat Cgt de l'entreprise, à savoir que Renault reprenne la SBFM, avec zéro licenciement et un véritable plan de développement industriel qui passe notamment par une modernisation de l'outil de production (laissé à l'abandon par les actionnaires successifs depuis 1997).

Après trois manifestations de masse regroupant plusieurs milliers de personnes, après deux semaines de grève et de blocage de l'usine ponctuées tous les jours par des actions d'éclat en direction des pouvoirs publics et du MEDEF local, les ouvriers de la SBFM peuvent être fiers de ne pas avoir cédé d'un pouce sur leurs revendications, d'avoir mené le combat jusqu'au bout dans un contexte où la plupart des salariés en butte aux licenciements sont sur la défensive.

C'est un exemple de combativité et de détermination dont il faudra tirer toutes les leçons, positives et négatives aussi.  Les ouvriers de la SBFM, jeunes et plus anciens ont montré une solidarité sans faille dans les moments les plus critiques. Ils ont fait honneur à la tradition de lutte ouvrière qui a toujours caractérisé la SBFM (anciennement les Forges d'Hennebont).  Une bataille a été gagnée, la guerre sociale devra se poursuivre contre les constructeurs automobiles qui débauchent à tour de bras. Cette victoire isolée devrait pouvoir donner plus de volonté à une riposte de l'ensemble du secteur des travailleurs de l'automobile et de la métallurgie que nous appelons, avec d'autres, de nos voeux.

Alternative Libertaire, le 30 juin 2009

avec les correspondants les correspondants du Collectif pour une Alternative libertaire de Lorient

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Par DIABLO
Lundi 29 juin 2009
- Communauté : Syndicalisme

Samedi 27 juin, des militants syndicaux (CGT, FSU, CGT-E Dalkia), venant de 28 départements et de nombreux secteurs d'activités (Métallurgie, Livre, Énergie, Transports, Santé, Poste, Éducation de la Maternelle à l'université...), ont fondé l'association « Front Syndical de Classe », dans le sillage du succès de la « Lettre ouverte aux Etats-Majors syndicaux ».

Après lecture d'un message de soutien de Jean-Pierre Page, ancien responsable international de la CGT, ils ont adopté à l'unanimité les statuts ci-joints et élu le conseil d'administration composé de 19 membres (10 CGT, 8 FSU, 1 CGT-E Dalkia).

Le bureau de l'association est composé de : Cukierman Maurice, FSU - Foucambert Benoit, FSU, secrétaire général - Lacroix-Riz Annie, FSU, secrétaire - Omer Jacky, CGT, trésorier - Parquet Bernard, CGT, secrétaire - Rodriguez Gilbert, CGT - Silvain Roger, CGT, Président - Six Gérard, CGT, secrétaire

Un site Internet va être ouvert et, en plus du travail de diffusion d'informations et de construction de liens « à la base », des commissions de travail ont été mises en place afin d'intervenir au plus vite sur tous les terrains de la lutte de classe et du syndicalisme de classe :

- Salaire, Salaire socialisé et protection sociale

- Emploi-produire en France

- Fonction Publique

- Répression anti-syndicale et libertés démocratiques

- Congrès CGT

- Congrès FSU.

Outre des militants individuels, des syndicats CGT et une Union locale CGT ont adhéré au FSC.

Est encouragée la formation de collectifs et/ou associations locales.

Adhésion : 30 euros annuels pour les personnes (10 euros pour les petits revenus), 50 euros minimum pour les organisations, carte de bienfaiteur (100 euros minimum).

(Chèques à envoyer à : Jacky Omer, 40 Boulevard de la Liberté, 92320 Châtillon, à l'ordre de "Front Syndical de Classe")

Le bureau, le 29 juin 2009

 

 


 

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Par DIABLO
Lundi 29 juin 2009
- Communauté : La Cyber-résistance

Les événements

Le jeudi 24 juin 2009, l'alliance des pays progressistes latinos-américains, l'ALBA (Alternative bolivarienne pour les Amériques), s'est réunie à l'occasion de l'entrée officielle de l'Équateur de Rafael Correa, portant à 9 le nombre de membres de l'alliance.
Le même soir, le chef de l'armée de terre du Honduras, pays-membre de l'ALBA, défie le gouvernement de son pays et son président, Manuel Zelaya en le menaçant d'un putsch militaire, soutenu par l'ensemble des forces de droite, les dirigeants de l'église catholique, ceux des églises évangéliques, l'oligarchie locale, les médias privés et le patronat ainsi que les chefs des autres corps d'armée.
Entre temps l'ambassadeur américain a quitté le pays, sous prétexte de guerre civile (non commencée, en fait), tentant de provoquer la panique auprès des autres représentants internationaux à faire de même.
Il était prévu d'organiser une consultation populaire ce dimanche 28 juin 2009 portant sur une modification de la Constitution qui entrainerait le Honduras sur la voie progressiste suivie par de plus en plus de pays d'Amérique latine.
Aujourd'hui, la situation est confuse mais selon des informations concordantes, l'armée est dans la rue, le processus démocratique interrompu et le président Zelaya au Costa Rica...

Analyse
République bananière soumise pendant des décennies aux diktats de la United Fruit Company, le Honduras a été dans les années 80 utilisé comme base arrière étasunienne pour soutenir la contre-révolution au Nicaragua et entretenir des guerres sales en Amérique centrale qui ont ravagé la région, notamment au Salvador.
Lorsqu'en août 2008, contre toute attente le président Manuel Zelaya, à peine élu, décide d'incorporer le Honduras à l'ALBA, il s'oppose frontalement aux visées hégémoniques étasuniennes sur le sous-continent américain et aux forces rétrogrades dans son propre pays. En effet, l'ALBA est un projet d'intégration continentale de libération qui favorise l'unité des peuples en plaçant la lutte contre la pauvreté et les injustices sociales au centre des préoccupations.
Le Honduras s'apprêtait ainsi à construire un projet politique alternatif tournant le dos au néolibéralisme, et mettant en place des réformes démocratiques structurelles, d'où le projet de changement constitutionnel qui devait être soumis ce dimanche 28 juin à la population.
L'attaque du pays le plus faible et le plus fragilisé de l'ALBA, le jour même de l'intégration de l'Équateur dans l'alliance (ce qui fait basculer le rapport de force en Amérique latine en défaveur des intérêts étasuniens) ne peut être un hasard.
Le putsch n'aurait pu se passer sans l'aide des services spéciaux des USA. L'armée hondurienne est liée au Commandement Sud de l'armée américaine dont les conseillers militaires jouent un rôle essentiel. Le principal aéroport militaire US de la région se trouve sur le sol hondurien, et ce en toute illégalité puisqu'aucun accord officiel n'a été signé entre les deux pays.
La tradition étasunienne du putsch militaire pour renverser un gouvernement qui s'oppose à leurs intérêts est bien connue des peuples latinos. Est-elle en train d'être réactivée ? En tout cas pour l'instant, le Président Barack Obama est bien timide!
Les gouvernements de l'ALBA ont fermement condamné le putsch militaire tandis que l'OEA (Organisations des États Américains) discute en ce moment, pour prendre une décision. L'Union Européenne a aussi condamné le putsch. Les États-Unis hésitent encore, seul son chargé pour la région Tom Shannon a pris formellement distance avec le coup d'Etat. Mais une condamnation ferme du Président Obama tarde...
source : « michel collon info »

 

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Par DIABLO
Lundi 29 juin 2009
- Communauté : La Cyber-résistance

NON A LA BARBARIE DES FORCES MILITAIRES HONDURIENNES !
NON AUX HEURES SOMBRES DE LA DICTATURE !

Au Honduras, vient de se produire un coup d'état contre la démocratie. Le président constitutionnel de la république, Manuel ZELAYA, a été séquestré par l'armée et emmené de force au Costa Rica. C'est une tentative des forces les plus réactionnaires contre la démocratie en Amérique Latine.
Les démocrates, les progressistes, les hommes et les femmes de paix, devons nous mobiliser pour affirmer notre solidarité avec le peuple hondurien, appelé ce dimanche à une consultation populaire qui a servi de prétexte au coup de force.
Nous ne pouvons nous résoudre au retour des heures sombres de la dictature.
Nous exigeons le retour du président ZELAYA dans ses fonctions.
Ici, en France, nous appelons toutes les associations latino-américaines, les mouvements citoyens et internationalistes à se mobiliser :

DEVANT L'AMBASSADE DU HONDURAS à PARIS
8 rue Crevaux (Métro Victor Hugo), près de l'avenue Foch
CE LUNDI 29 JUIN à 18H30

Premiers signataires : Association Racines Cubaines, Cercle Bolivarien de Paris, Collectif des Péruviens en France, Comité d'Information sur l'Amérique Latine de Nanterre, Conseil Pro Bolivia, Coordination Populaire Colombienne à Paris, France-Amérique Latine, Parti Nationaliste Péruvien - CAI, Union des Associations latino-américaines en France, UNIPOMA. Université Populaire Mariátegui

source: "cercle bolivarien de Paris"

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Par DIABLO
Dimanche 28 juin 2009
- Communauté : La Cyber-résistance

En ce début d'été, alors que les salariés sont sensés être démobilisés, Sarkozy, Fillon et Hortefeux  préparent l'opinion, avec le soutien des média, à un nouveau recul social. Le sujet du jour c'est la retraite et son âge légal qui pourrait être porté de 60 à...67 ans !

La chanson est toujours la même : les « caisses » seraient presque vides et comme les gens vivent de plus en plus vieux nous irions à « la faillite » du système de retraite...etc

Naturellement, les salariés, les retraités ne laisseront pas le gouvernement poursuivre, sans réagir, leur campagne d'intoxication.

Dans l'immédiat, il s'agit de rétablir quelques vérités.

Ainsi, vous lirez, ci-dessous, de larges extraits d'un texte publié initialement en janvier 2003 par l'association « Rouges Vifs » et qui reste d'une criante actualité.


...Ainsi le système français, mis en place à la Libération dans un pays ruiné par la guerre et ayant pourtant prouvé son efficacité jusqu'à aujourd'hui, serait devenu un luxe que notre société ne pourrait plus se payer à l'heure de la « mondialisation » ?

Il faudrait donc faire de nouveaux sacrifices, après ceux consentis dans le cadre de l'austérité imposée sans discontinuer depuis 20 ans ? Pourtant, si la question n'est pas réglée, comme le prétendent les gouvernements successifs et le patronat, c'est que les mesures prises se sont avérées inefficaces et que la vérité est peut-être ailleurs...

 

Les évolutions démographiques posent-elles un problème de financement ?

Prenons les chiffres officiels : Aujourd'hui, la part du financement des pensions constitue 12,8% de l'ensemble des richesses créées nationalement par le travail (PIB). En 2040, à conditions constantes (maintien exclusif du système de répartition ; même taux de remplacement ; durée de cotisation identique) et en prenant en compte les évolutions démographiques, la part de financement des retraites dans le PIB passerait à 18% .

Est-ce une catastrophe ? NON. De 1980 à aujourd'hui, le PIB est passé 888 milliards d'euros à 1288 milliards, soit une hausse de 45%. Dans la même période, la part des retraites est passée de 10,3% à 12,8%, soit une progression de seulement 22%. Ce qui a été possible ne le serait plus à l'avenir ? Les prévisions officielles prévoient pourtant le doublement de ce même PIB dans les 40 prochaines années !

Etablir les prévisions sur les retraites d'après le seul rapport entre actifs et inactifs en masquant délibérément le fait que l'accroissement des richesses créées va permettre une augmentation des capacités de financement des pensions, c'est une supercherie.

L'expérience le montre, notre système de retraites n'a qu'un problème : la voracité du capital.

 

Partons des faits : Aujourd'hui le chômage, les bas salaires et la précarité concernent dans notre pays 11 millions de salariés. C'est un manque à gagner de 45 milliards d'euros de cotisations sociales.

Les exonérations de la part patronale des cotisations sociales, qui constituent en fait une baisse du salaire indirect, sont passées de 1 milliard d'euros en 1993 à 18 milliards d'euros en 2002. Sans compter les cadeaux faits à des multinationales comme Daewoo ou Metaleurop, entre autres.

Le gouvernement compense partiellement ce manque à gagner par l'impôt : la C.S.G. et la R.D.S. dont les salariés sont les principaux pourvoyeurs.

En vingt ans, la part des salaires dans le partage de la valeur ajoutée a diminué de 13%...et celle du capital a augmenté d'autant.

Ainsi depuis plusieurs décennies, aux objectifs patronaux de s'accaparer toujours plus de richesses produites répondent les politiques gouvernementales de destruction d'un système de protection sociale fondé sur le salaire. Une conquête populaire que le capital n'a jamais accepté.

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Par DIABLO
Samedi 27 juin 2009
- Communauté : les anti-capitalistes

Dans la dernière période, le nom de José Manuel Barroso a été beaucoup entendu. Président de la Commission Européenne c'est à ce titre un fervent défenseur des intérêts capitalistes en Europe. Son parcours politique est particulièrement instructif. Il a commencé à militer à dix-huit ans dans un groupe maoïste dont il est devenu le dirigeant. Ce groupe est apparu au moment de la révolution portugaise de 1974 qui a renversé le régime fasciste de Salazar. Lorsqu'on lui pose la question de son appartenance à ce groupe, il répond qu'il l'avait choisi parce qu'il était le plus anti-communiste du moment. Notons que D. Cohn-Bendit qui fut en son temps un gauchiste à la phrase révolutionnaire facile s'est lui-même défini comme anti-communiste militant. Lorsque les forces allant de l'extrême droite aux sociaux-démocrates chasse la gauche du pouvoir au Portugal, il est de la partie et soutient ce putsch à froid contre les forces progressistes civiles et militaires qui ont fait la révolution de 1974. A cette époque J.M. Barroso rencontre l'ambassadeur américain F. Carlucci, par ailleurs agent de la CIA, chargé de ramener le Portugal dans le chemin de la contre-révolution. Carlucci finance le mouvement maoïste et conduit Barroso à adhérer au Parti Social-démocrate.  A partir de ce moment, il gravira les échelons jusqu'au poste de premier Ministre du Portugal et de président de la Commission Européenne. La communauté européenne est donc aux mains d'un homme de confiance du grand capital et de l' « ami » américain.

C'est ce pur produit du capital et de la CIA qui éructait le soir du 29 mai 2005 contre le vote majoritaire des Français qui ont rejeté ce jour-là le projet de constitution européenne.

Il est soutenu par les socialistes anglais, espagnols, portugais. Le PS français le conteste, il doit avoir quelqu'un d'autre dans ses bagages.  Reste que Barroso est l'homme du capital  et que son remplaçant éventuel en serait un autre.

Rien de nouveau sous le soleil capitaliste. 

source : « communistes »


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Par DIABLO
Samedi 27 juin 2009
- Communauté : les anti-capitalistes

Le centre Georges Pompidou présente une magnifique exposition consacrée à Kandinsky. Au cours de la visite, un panneau consacré à la vie de l'artiste à Paris présente une grande photo de l'exposition universelle de 1937 où le pavillon soviétique faisait face à celui de l'Allemagne nazie. Le commentaire en français explique qu'il s'agit du pavillon russe et que la sculpture monumentale est celle de l'industrie et de l'agriculture. Ainsi d'après ce commentaire, en 1937 l'URSS avait déjà disparu... ... et pourtant en 1945 ses troupes rentraient à Berlin libérant l'Europe de la barbarie nazie.

Quant à la sculpture monumentale, il s'agissait d'un ouvrier et d'une kolkhozienne.

source : « communistes »  

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Par DIABLO
Samedi 27 juin 2009
- Communauté : La Cyber-résistance

Le résultat des élections en Iran est peut-être le reflet de la volonté du peuple iranien. De nombreux experts affirment que la marge de victoire du sortant, le Président Mahmoud Ahmadinejad, est le résultat d'une fraude électorale ou d'une manipulation, mais notre sondage de l'opinion publique iranienne effectué dans tout le pays trois semaines avant l'élection a montré qu'Ahmadinejad menait par une marge de 2 contre 1 - plus que celle sortie des urnes vendredi dernier.

Alors que les médias occidentaux signalaient depuis Téhéran, dans les jours qui ont précédé l'élection, une vague d'enthousiasme en faveur de Mir Hossein Mousavi, principal opposant d'Ahmadinejad, notre sondage scientifique effectué dans les 30 provinces du pays révélait une nette avance pour Ahmadinejad.

Les sondages indépendants et non censurés à l'échelle nationale sont rares en Iran. D'une manière générale, les sondages préélectoraux sont effectués ou contrôlés par le gouvernement et sont notoirement indignes de confiance. Par contraste, le sondage effectué par notre ONG du 11 au 20 mai était le troisième d'une série effectuée au cours de ces deux dernières années. Dirigé par téléphone à partir d'un pays voisin, le travail sur le terrain a été effectué en langue Farsi par un institut de sondage dont le travail dans la région pour ABC News et la BBC a reçu un prix Emmy Award. Notre sondage était financé par le Rockefeller Brothers Fund.

L'étendue du soutien à Ahmadinejad était perceptible dans notre enquête préélectorale. Par exemple, pendant la campagne, Mousavi a mis en avant ses origines Azéries, le deuxième groupe ethnique en Iran après les Perses, pour soudoyer les électeurs Azéris. Cependant, notre enquête a montré que les Azéris préféraient Ahmadinejad à Mousavi, à 2 contre 1.

De nombreux commentaires ont présenté la jeunesse iranienne et les internautes comme des partisans du changement dans cette élection. Mais notre sondage a montré que seul un tiers des Iraniens a accès à Internet et que la tranche d'âge des 18-24 ans constituait le groupe le plus favorable à Ahmadinejad parmi toutes les tranches d'âge de la population.

Selon notre sondage, les seuls groupes démographiques favorables à Mousavi ou divisés entre lui et Ahmadinejad étaient les étudiants et les diplômés ainsi que les Iraniens ayant les niveaux de revenus les plus élevés. Lorsque notre sondage fut effectué, presqu'un tiers des Iraniens se déclarait indécis. Néanmoins les chiffres obtenus par notre enquête reflètent les résultats annoncés par les autorités et semblent indiquer qu'il n'y a pas eu de fraude à grande échelle.

Certains pourraient nous opposer que le soutien déclaré à Ahmadinejad que nous avons trouvé n'était que le résultat de la réticence des sondés à répondre honnêtement. Mais l'intégrité de nos résultats est confirmée par les réponses politiquement risquées que les sondés ont bien voulu nous donner. Par exemple, prés de quatre Iraniens sur cinq - y compris une majorité de partisans d'Ahmadinejad - ont déclaré qu'ils souhaitaient un changement du système politique qui leur permettrait d'élire le Guide Suprême, qui n'est pas actuellement élu par suffrage universel. De même, les Iraniens ont déclaré que les élections libres et la liberté de la presse étaient leurs principales priorités pour leur gouvernement, pratiquement à égalité avec l'économie nationale. On ne peut pas dire que ces réponses étaient d'une nature « politiquement correcte » pouvant être exprimées à haute voix et en public dans une société largement autoritaire.

De fait, et cela a été confirmé par les trois enquêtes effectués ces deux dernières années, plus de 70 pour cent des Iraniens ont exprimé leur soutien à une totale liberté d'accès aux inspecteurs en armement et la garantie que l'Iran ne développera pas d'armes nucléaires, en échange d'une aide et des investissements étrangers. Et 77 pour cent des Iraniens se déclarent favorables à une normalisation des relations avec les Etats-Unis, autre résultat confirmé par nos précédents sondages. Les Iraniens considèrent leur soutien à un système plus démocratique et des relations normalisées avec les Etats-Unis est compatible avec leur soutien à Ahmadinejad. Ils ne veulent pas le voir maintenir une ligne dure mais le considèrent plutôt comme leur meilleur négociateur, la personne la mieux placée pour obtenir des conditions favorables - pas comme un Nixon version perse qui se rendrait en Chine.

Les accusations de fraude et de manipulation ne feront qu'isoler l'Iran un peu plus et probablement renforcer sa belligérance et son intransigeance envers le monde extérieur. Avant que des pays, y compris les Etats-Unis, ne tirent des conclusions hâtives sur les élections présidentielles en Iran, avec les graves conséquences que cela pourrait provoquer, ils feraient mieux d'examiner l'information indépendante. Le fait est que le peuple iranien a peut-être tout simplement choisi de réélire le Président Ahmadinejad.

par Ken Ballen et Patrick Doherty

"The Washington Post" 15 Juin 2009

Traduction VD pour " le Grand Soir"


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Par DIABLO
Samedi 27 juin 2009
- Communauté : Syndicalisme

Le « Front Syndical de Classe » c'est quoi ?

Des militants de la CGT et de la FSU qui, dans le souci de l'indépendance syndicale vis-à-vis du patronat et dans le respect de chaque organisation syndicale, sont à l'initiative d'un collectif unitaire, sur la base du Manifeste pour un syndicalisme de lutte de classe et de masse , destiné à unir les initiatives de défense du syndicalisme de luttes de classe et de masse et à aider les syndiqués à se réapproprier l'outil syndical.

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Ce week-end, le « Front Syndical de Classe »  se transforme en association. Vous lirez, ci-dessous, un extrait du projet de statuts :

Préambule

Depuis sa naissance en 1957, l'Union Européenne capitaliste a multiplié la mise en place de structures permettant de piloter une construction supranationale toute entière dédiée au service des grands groupes capitalistes, de la casse des acquis sociaux et des souverainetés populaires.

L'un de ses principales structures est la Confédération Européenne des Syndicats, crée en 1973 avec l'appui du syndicalisme européen de collaboration de classe (CISL en particulier, fondée par Washington) et en France de la CFTC, de la CFDT et de FO. Financée par l'UE, la CES a pour mission d'accompagner « syndicalement » la construction européenne, dont le coeur est « l'économie de marché », par la collaboration capital/travail (le dialogue entre « partenaires sociaux »).                  

La particularité française est que son mouvement ouvrier, enseignant et étudiant s'est largement construit, depuis ses origines, à partir d'une conception anti-capitaliste : depuis la fin du 19ème siècle, les principes affirmant la nécessité de la fin de l'exploitation de l'homme par l'homme et de la socialisation des moyens de production et d'échange sont des références non seulement historiques mais aussi gagnantes, permettant d'arracher par la lutte (1936, 45-46, 68) tous les acquis de ce que les puissants appellent avec mépris « l'exception française ». Mais, tout au long du 20ème siècle, la confrontation constante entre courant révolutionnaire et réformiste amènera 3 scissions majeures dans le mouvement syndical français appuyées par le grand patronat et les puissances capitalistes : 1921,  1938-39,  1947-48.

Aujourd'hui, le combat entre ces deux courants traverse les organisations syndicales dont l'histoire est liée au combat de classe et plus généralement, aux luttes pour la république, la laïcité, la paix et la démocratie. Ce n'est pas un combat nouveau, il devra être gagné comme les précédents.

En ce qui concerne la CGT, alors que nombre de militants et d'organisations CGT se battent sur des positions de classes, la direction confédérale, reniant le riche héritage de « la grande dame », a peu à peu dérivé vers une conception de moins en moins combative de l'engagement syndical qui désoriente et affaiblit les travailleurs. Quittant la FSM dont elle était fondatrice en 1945, elle a adhéré à la CES en 2000, où elle occupe aujourd'hui des responsabilités majeures, puis à la CSI (fusion de la CISL et de la CMT vaticane) en 2006. Pour cela, elle n'a cessé de donner des gages de sa conversion à l'économie de marché et elle a adopté la ligne du « syndicalisme rassemblé » qui débouche sur la CFDTisation de la Confédération tant sur la ligne (le capitalisme est incontournable) que sur l'organisation (syndicalisme de sommet avec en particulier la centralisation des finances "cogetise" qui permet de mettre au pas les structures de base et qui met en péril la démocratie syndicale) et les modes d'action (refus du « tous ensemble », priorité à l'unité d'action au sommet sur des mots d'ordre compatibles avec les intérêts du patronat, journées d'action dispersées et sans suite...) .

Ce glissement réformiste, sensible aussi à la FSU ou dans le syndicalisme étudiant (UNEF...) explique que depuis 25 ans, non seulement le peuple dans sa dimension la plus large n'a obtenu aucun acquis significatif mais que les reculs succèdent aux reculs : casse des salaires, de l'emploi, des services publics (Éducation de la Maternelle à l'Université, Santé, Transports, Energie, Poste, Telecom...), de la protection sociale (Sécu, retraites...), du droit et de la durée du travail, du logement populaire, de la petite production indépendante, mépris de la souveraineté populaire...

Le « grand bond en arrière » qui en résulte se heurte cependant à un niveau élevé de combativité populaire, en France mais pas seulement, et se traduit par un vaste affrontement de classe et des conflits à répétition depuis 1995. Mais, dans un contexte d'offensive généralisée du gouvernement, du MEDEF et de l'UE contre l'ensemble des acquis sociaux et démocratiques des travailleurs, dans un contexte de crise capitaliste au nom de laquelle le pouvoir prétend accélérer encore sa politique anti-populaire, les travailleurs sont désormais à la croisée des chemins et le risque est plus que jamais pour chaque secteur ou entreprise de perdre séparément en plongeant pour longtemps dans l'enfer de l'exploitation sans limite.

C'est pourquoi, en juin 2008, des militants de la CGT et de la FSU ont lancé une « Lettre ouverte aux Etats-majors syndicaux », signée depuis par plus de 4000 travailleurs, enseignants, étudiants... Cette Lettre ouverte appelait à tout faire pour contribuer à « construire démocratiquement et d'urgence une action « tous ensemble et en même temps » pour gagner et ré-ouvrir enfin des perspectives progressistes » et exhortait les « directions syndicales nationales à cesser « d'accompagner » la rupture afin de reprendre le seul chemin gagnant : faire le lien entre toutes les contre-réformes, travailler concrètement à préparer avec les salariés les conditions de l'affrontement de classe victorieux avec ce pouvoir destructeur, construire l'unité dans l'action des travailleurs et de la jeunesse ».

Depuis, l'accélération des politiques anti-sociales, la confirmation de la compromission des directions syndicales mais aussi le développement des contacts entre militants de classe, ont rendu encore plus impérieuse la nécessité d'agir et de se structurer. C'est pourquoi ces mêmes militants initiateurs de la « Lettre ouverte aux Etats-majors Syndicaux » rejoints par de nombreux autres ont décidé de fonder l'association « Front Syndical de Classe ».


source : « collectif syndical de classe »

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Par DIABLO
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