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DIA...blog !

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DIABLO est mon pseudo pour ce blog. J'ai 58 balais, j'ai des origines corréziennes, j'habite près de Paris mais on peut parfois me rencontrer en Normandie, entre Arromanches et Ouistreham. Je suis cadre administratif, syndiqué à la CGT, dans une multinationale faisant partie du CAC 40.  Je me définis comme un patriote républicain, fervent défenseur de l'indépendance nationale et de la souveraineté populaire. Membre d'aucun parti, j'assume, par ailleurs, ma sensibilité communiste et me définis comme un "rêveur de mieux". Je pratique le dessin et la photo en amateur. J'anime ce blog et vous invite à commenter mes publications. Echangeons, débattons... Salut et fraternité

  *

 

Quelques-unes de mes lectures : Outre de nombreux livres, je lis régulièrement LE PARISIEN, L'HUMANITE-DIMANCHE, LE MONDE DIPLOMATIQUE, parfois L'HUMANITE; mais aussi MARIANNE, OUEST-FRANCE et des revues comme SINE-HEBDO, LE SARKOPHAGE, LE PLAN B, CQFD ou encore COMMUNE revue trimestrielle. Je lis très rarement LE MONDE, LE FIGARO ou LIBERATION et je boycotte CHARLIE-HEBDO. Je  suis  également  abonné  à INITIATIVE  COMMUNISTE, le  mensuel du Pôle de Renaissance Communiste en France.

************
Précisions de DIABLO:
1-  Mon blog est un blog militant indépendant, sans prétention, bien évidemment non-commercial et totalement amateur. Les images , les textes dont je ne suis pas l'auteur ainsi que  les musiques et chants seront supprimés de mon blog sur simple demande par courriel.
2- Je publie textes et communiqués émanant d'auteurs et d'organisations diverses.Ces publications ne signifient pas que je partage toujours totalement les points de vue exprimés.
3- Je décline toute responsabilité quant au contenu des sites proposés en liens.


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- Salut !
- Et fraternité !
- La République ?
- Nous appelle !
- Une ?
- Et indivisible !
- Démocratique ?
- Et sociale
"Quand le gouvernement viole les droits du Peuple,
l'insurrection est pour le Peuple
et pour chaque portion du peuple
 le plus sacré des droits,
et le plus indispensable des devoirs"

Article 35 de la Déclaration des Droits
de l'Homme et du citoyen du 24 juin 1793

 


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sur le blog EL DIABLO
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"En régime capitaliste,
les Etats-Unis  d'Europe
sont impossibles ou réactionnaires".
(Wladimir Illich Oulianov dit "Lénine")
*

"Dans l'idée de résistance,
il y a, au départ, une obligation
de désobéissance
à ce qui paraît insupportable."
(Lucie Aubrac)
*
"Le pouvoir créera des vertiges tant qu'il ne  sera
pas partagé par tous"
(Louise Michel)
*
"L'avenir n'est pas une amélioration
du présent, c'est tout autre chose"
(Elsa Triolet)
*

Attention à ne pas mélanger deux choses : supranationalisme et internationalisme. L'union Européenne est une institution supranationale  et non internationale. L'internationale comme son nom l'indique exprime les relations, les échanges fraternels, équitables et anti-impérialistes, entre (internationale) les différentes nations (internationale).

*
Contrairement à la vieille rengaine, l'Europe ne fut jamais celle des peuples et ne tenta jamais de l'être. Elle répond à un besoin précis du patronat européen et mondial, réformer le cadre des structures de décisions politiques pour être mieux à même d'imposer la régression généralisée, la contre-révolution permanente.







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de Salah Hamouri



 

Vendredi 20 novembre 2009
- Communauté : Syndicalisme

Le comité général de l’UD du Nord CGT a eu lieu le mardi 17 novembre 09, plus de 500 militant(e)s du public et privé étaient présents, ce qui a donné lieu à des interventions très objectives sur la situation qui est faite aux salariés actifs, privés d’emploi et retraités.
En effet, les intervenants ont démontré que les luttes actuelles sont toujours aussi fortes aussi bien dans le privé que dans le public, dans l’ensemble des domaines : emploi, salaires, retraite, maintien du service public, contre les délocalisations etc...
Le syndicalisme rassemblé a été fortement critiqué avec comme résultat un frein au développement des convergences de lutte interprofessionnelles.
Plusieurs interventions ont démontré que la direction confédérale n’était plus à l’écoute de celles et ceux qui souffrent de la surexploitation capitaliste, que des dirigeant(e)s confédéraux continuaient à vivre dans leur bulle, laissant le patronat et le gouvernement Sarkozy continuaient tranquillement le travail de sape sur nos acquis et l’accélération de la casse industrielle, sociale, économique.
Les seules réponses aux questions posées sont venues de certains dirigeants de l’UD promu aux responsabilités confédérales dans le cadre du 49é congrès. Ils ont essayé d’expliquer que sans progression de nos forces organisées, il était impossible de construire un rapport de force durable.
Ce qui a fait dire à un camarade de l’automobile qui venait de vivre une lutte importante où des avancées sociales significatives en matière de salaire ont été arrachées avec pour résultat de passer de 10 à 150 syndiqués, que c'est au contraire la lutte qui fait progresser la syndicalisation CGT.
Ensuite, les militants ont eu droit à l’intervention de la responsable de la région interprofessionnelle qui essayait de casser les interventions exigeant plus de convergence entre le public et le privé avec des manifestations nationales face aux coups portés par le capitalisme européen et mondial.
Cette responsable régionale a rappelé que les salariés ont voté pour Sarkozy avec les conséquences que l’on connaît aujourd’hui sur le recul social et qu’il ne faudrait pas accuser la CGT de cette situation.
Ensuite ce fut un discours alarmiste et fataliste sur la capacité des salariés à se mobiliser pour engager les luttes.
Aucune intervention négative sur la candidature de JP Delannoy, c’est plutôt une candidature qui fait ouvrir les bouches, qui rassemble en posant avec force le bilan désastreux de la direction confédérale sortante.
Ce qui prouve que la déclaration de JP Delannoy redonne un moral important aux militants. Le congrès peut inverser la donne dans notre CGT en rejetant les conceptions réformistes de collaboration de classe pour les fondamentaux de la CGT sur ses bases de classe.

correspondant "Front Syndical de Classe"

 

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Par DIABLO
Mercredi 18 novembre 2009
- Communauté : La Cyber-résistance

Manifeste du Collectif « La journée sans immigrés : 24h sans nous ! »

Faisons du 1er mars une journée historique

Nous, femmes et hommes, de toutes croyances, de tous bords politiques, et de toutes couleurs de peaux, immigrés, descendants d’immigrés, citoyens conscients de l’apport essentiel de l’immigration à notre pays, en avons assez des propos indignes tenus par certains responsables politiques visant à stigmatiser ou criminaliser les immigrés et leurs descendants. Rappelons qu’un immigré est celui qui est perçu comme tel par les autres au-delà même de ses origines. Nous voulons nous réapproprier et réhabiliter ce terme devenu péjoratif par la force de l’instrumentalisation politique.
Nous refusons les stéréotypes véhiculés qui menacent notre cohésion sociale. Nous refusons que les bienfaits passés, présents et futurs des immigrés qui ont toujours construit la France soient ainsi niés d’un trait. Et entendons par ailleurs qu’il nous appartient de les mettre en valeur.
Les immigrés et descendants d’immigrés ont manifesté à maintes reprises pour défendre leurs droits. Et en retour, ils n’ont reçu que mépris ! Aujourd’hui, puisqu’il est convenu que « la consommation est le moteur de la croissance », nous voulons agir sur ce levier pour marquer notre indignation.
Le 1er mars 2005 est entré en vigueur le «code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile» (CESEDA), plus communément appelé le code des étrangers. Cette loi symbolise une conception utilitariste de l’immigration, en d’autres termes, une immigration choisie sur critères économiques. Nous ne pouvions trouver de meilleur jour pour appeler à « une journée sans immigrés ». Nous, immigrés, descendants d’immigrés, citoyens conscients de l’apport de l’immigration à notre pays, sommes tous des consommateurs et nous participons quotidiennement à la croissance de notre pays.
Notre action citoyenne a pour objectif la mise en valeur de l’apport de chacun d’entre nous à la prospérité générale. Nous avons tous le pouvoir d’agir sur notre avenir alors, prenons-le !

Le 1er mars 2010 : Agissons en cessant de consommer et/ou de travailler

Durant 24 heures, participons à la non-activité économique dans les entreprises, dans les associations, dans la fonction publique, dans les écoles et les lycées, dans les universités, dans les hôpitaux, dans les associations, dans les commerces, dans l’industrie, dans le bâtiment, dans l’agriculture, dans les services, dans les médias, dans la politique…
Pour la première fois en France, nous décidons de ne pas participer à la vie de la Cité. Par cette absence, nous voulons marquer la nécessité de notre présence.

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Par DIABLO
Mercredi 18 novembre 2009
- Communauté : les anti-capitalistes

Au cours du 20ème siècle, sous la pression des luttes sociales et sous l'influence du modèle soviétique, les Français ont conquis de nombreuses et importantes avancées telles que la sécurité sociale, la retraite par répartition, l'éducation pour tous, le droit du travail, mais également des services publics forts et au bénéfice de tous. L'article 9 du préambule de la Constitution de 1946 précisait que "tout bien, toute entreprise, dont l'exploitation a ou acquiert les caractères d'un service public national ou d'un monopole de fait, doit devenir la propriété de la collectivité."

Avec la disparition de l'URSS, le déclin social amorcé quelques années auparavant a subi un coup d'accélérateur brutal et la priorité des classes dirigeantes capitalistes est apparue très clairement : liquider les services publics. Les raisons sont là aussi assez claires :
1. Le service public brasse une énorme quantité d'argent et représente donc un magot gigantesque que les ogres du capital ont bientôt fini d'engloutir. Et c'est bien de l'argent public, notre patrimoine commun, qui a été englouti par quelques gros actionnaires (Entre 1985 et 1995, on peut estimer à environ 200 Milliards de dollars les recettes des privatisations en Europe).
2. Le service public est financé par nos impôts, et c'est donc toute la société qui se cotise pour que la fermière du Poitou ait autant que possible le même accès à la santé, à l'éducation, aux transports, à la culture, aux moyens de communication...que le cadre parisien. En détruisant le service public, en fermant les hôpitaux, les écoles, les bureaux de poste...nous payons toujours les mêmes impôts, mais c'est autant d'argent que les dirigeants peuvent utiliser pour faire de gros cadeaux aux entrepreneurs et aux plus riches. Deux exemples parlants : le bouclier fiscal, qui plafonne l'impôt des grosses fortunes, nous a coûté 688 Millions d'euros en 2 ans, soient les salaires annuels de 28.500 fonctionnaires, et la suppression de la taxe professionnelle, qui va coûter 11,5 Milliards d'euros, représente les salaires annuels de 477.600 fonctionnaires !
3. La fonction publique est plus syndiquée que la moyenne, elle a donc une plus grande capacité de mobilisation sur les mouvements sociaux d'envergure. Casser la fonction publique, c'est casser à la foi la mobilisation sociale, et le dernier refuge où l'emploi n'est pas menacé dans le monde du travail (ce qui est d'ailleurs remis en cause par la loi « Mobilité », votée cet été au Parlement).
4. En dernier ressort, en privant les classes populaires de services publics, on dérégule les prix, on fait ainsi exploser les tarifs (EDF, GDF, Poste, Santé...) et on rend les maigres salaires encore plus vitaux, et les salariés encore plus dociles.

source : « cercle communiste région parisienne »

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Par DIABLO
Mercredi 18 novembre 2009
- Communauté : les anti-capitalistes

La tête et les jambes

Permettez par cette lettre ouverte que je vous manifeste mon écoeurement et mon indignation après avoir assisté à l’émission durant laquelle vous vous êtes livrés tous deux, chacun dans votre rôle à un procès en règle contre votre invité, Olivier Besancenot.

Avant tout une précaution : Je n’ai jamais eu la moindre sympathie pour le leader du NPA et j’ai toujours été hostile au gauchisme sous toutes ses formes. Pour une raison essentielle ; son allergie congénitale à la démocratie dans le mouvement social qui le conduit à constamment tenter d’en usurper, d’en confisquer sa direction, toujours accusée de réformisme.

J’ai raconté dans mon livre (*) la conversation qu’eut en 68 un militant du piquet de grève de Renault avec une jeune étudiante gauchiste  qui voulait entrer dans l’usine « pour aider le mouvement. Tu te rends compte, camarade, quelle force ce serait ? Vous les jambes avec nous la tête… »

Bien sûr, c’était une métaphore inspirée par la célèbre émission de télé « la Tête et les jambes ». Bien sûr, c’était pétri de bonnes intentions, tout comme l’enfer si on en croit le dicton. Moi je trouve que cette image est une parfaite illustration du gauchisme.

Cela étant dit, je ne peux pas rester sans réagir à votre émission qui tous les dimanches sert la soupe souvent avec déférence à des ministres ou anciens ministres d’avenir. Car c’est en effet à un vrai procès contre Besancenot qu’on a assisté avec en procureur, Nicolas Demorand et en témoin à charge, Renaud Dély, auteur de « Besancenot, l'idiot utile du sarkozysme».

Certes Renaud Dély vous aviez l’air vexé du galopin surpris par les conséquences de ce qu’il croyait avoir fait une bonne blague. Et vous vous êtes réfugié derrière un texte de… Lénine. Pourquoi ne pas remonter à Marx qui dans une correspondance avec deux dirigeants ouvriers de la Commune jugeait très sévèrement un journaliste et écrivain communard ?

Quant à Nicolas Demorand ! Quelle furie. Vous posiez bruyamment des questions auxquelles vous répondiez vous-même, n’hésitant pas à sortir un lapin journalistique  du chapeau de procureur qui vous sied bien: « Besancenot, vous êtes un agent secret de Sarkozy ».

J’étais écoeuré. Je me revoyais, il y a bien longtemps, accusé de faire le jeu de Moscou en réclamant l’augmentation des salaires. Ou encore dans les années 70 de faire le jeu de Giscard en demandant la retraite à 55 ans pour les femmes et les travaux pénibles !

Franchement, messieurs Demorand et Dély, pensez vous avoir aidé ceux qui se battent au quotidien contre un régime tel que celui de Sarkozy, contre sa dérive autoritaire et bonapartiste ?

Je ne suis toujours pas d’accord avec Besancenot, mais ce soir là, il dénonçait justement cette dérive. C’est pourquoi votre harcèlement m’a écoeuré et indigné.

Pourtant je me dis que vous pourriez faire œuvre utile là où vous êtes pour animer un vrai débat national sur les vraies racines du mal qui ronge notre pays.

Par exemple, l’économie nationale est faite du travail de millions de salariés dont 91% sont des salariés qui ne reçoivent que 57,6% du PIB. Est-ce que c’est conforme au principe d’égalité ?

Ou encore : 91% de la population active rejoint chaque jour son travail après avoir laissé au vestiaire ses droits de citoyens et notamment celui d’entreprendre. Il y est contraint par un contrat de travail qui implique sa subordination contre sa rémunération. En finir avec ce statut ringard et périmé, n’est-ce pas donner à chacun le droit d’entreprendre et réussir collectivement dont ils sont privés ?

Autre exemple : le pouvoir politique est de plus en plus solitaire, autoritaire. Tous les lieux de pouvoir sont dévolus à une seule élite, jusqu’à cet hyper-président qui décide de tout. N’est-ce pas un archaïsme, une insulte à l’intelligence de millions de citoyens, alors que le retour à un régime républicain est une nécessité pour rendre vivable le travail, pour le replacer au centre de la politique ?

Un débat à 44 millions de têtes, ça permettrait de reposer sur 88 millions  de jambes…

Elie Dayan

Paris 6ème

(*) cf : LesTribulations d’un militant en usine, publié en 1988 aux éditions de la mémoire vivante

 

 

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Par DIABLO
Mercredi 18 novembre 2009
- Communauté : Syndicalisme

 « Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire ». Jean Jaurès

Bonjour,

Parce que l'évolution du syndicalisme de ces 15 dernières années trouve une illustration dans mon histoire personnelle, je vous prie de trouver ci-joint, au format pdf, le tract personnel que j'ai distribué ce matin au rassemblement de lutte des cheminots CGT (à Bordeaux St-Jean, devant la gare côté départ).

Vous souhaitant bonne lecture, je vous prie de croire à mes meilleurs sentiments.

 

Jean-François Autier,

le 18 novembre 2009

*************************

Cheminot bordelais retraité, syndiqué CGT depuis 1963, je suis entré à la SNCF en 1957, au Centre d'apprentissage du Matériel et Traction de Bordeaux-Bastide. En 1960, j'ai été embauché comme ouvrier. C'est là, dans l'action contre la guerre d'Algérie notamment, que j'ai rencontré la CGT. Aux premières élections qui ont suivi mon retour d'Algérie, j'ai été élu délégué du personnel. En 1971, élu municipal, j'ai été mis en disponibilité conformément au statut (héritage de la grève insurrectionnelle du 10 août 1944) en conservant mes droits à l'avancement en grade à l'ancienneté hors compte (mon éventuelle nomination à un grade supérieur ne pouvant être invoquée pour empêcher la nomination d'un autre salarié).

En 1995, à 2 ans de la retraite, j'ai souhaité ne plus être élu et j'ai demandé ma réintégration à la SNCF. C'est alors qu'est apparu le blocage de ma carrière. Mon organisation syndicale, sous la pression de ceux qui voulaient en finir avec le syndicalisme de lutte de classe et le remplacer par un syndicalisme de proposition, ne s'est pas saisie de mes préoccupations.

J'ai donc dû accepter la proposition de la SNCF : en contrepartie de ma démission, elle me payait jusqu'à la retraite (ce qui n'était pas le cas en disponibilité) et, pour le calcul de ma retraite, ajoutait un grade de plus que celui auquel je serais parvenu en restant dans l'entreprise jusqu'à mon départ prévu en 1997.

Ne renonçant pas à faire reconnaître mes droits, j'ai cherché à rassembler d'autres retraités victimes de discriminations. L’insuccès de ma démarche  m'a conduit à prendre date avec la SNCF sur cette question, par un échange de courrier en 2001. Depuis, si je ne suis toujours pas parvenu à entraîner de discriminés, je dispose de la déclaration que m'a faite l'un d'eux, ancien apprenti, présentant un cursus comparable au mien, qui avec un avancement en grade à la seule ancienneté, est retraité avec 2 grades de plus que moi. Compte tenu du grade qui m'a été ajouté, c'est donc 3 grades qui manquent au calcul de ma retraite.

Pour apporter la preuve que ma demande n'est pas fondée, la SNCF doit présenter un cheminot avec un cursus comparable au mien, et qui, sans avoir été sanctionné, est retraité avec 1 grade de moins que moi, puisqu'il m'en a été ajouté 1.

Voilà les faits. Leurs conséquences vont bien au-delà de ma personne. Elles concernent tous ceux qui ont décidé de ne pas courber l'échine devant le capital.

Aucun de mes camarades de la CGT n'ignore l'efficacité de cette discrimination pour peser contre le syndicalisme. Pourtant, sous le prétexte  fallacieux que je devrais donner plus d'un exemple (comme si je demandais à être aligné sur une moyenne et non sur le minimum), le secteur « Droits, libertés et action juridique » de la Fédération CGT des cheminots a rejeté ma demande. Puis, avec le même prétexte, le secteur « Discrimination » de l'UD CGT 33 fait traîner depuis plus d'un an, et n'a pas encore jugé utile de répondre positivement à mes propositions de rencontre.

Enfin, mon Syndicat CGT de cheminots retraités de Coutras dont j’ai demandé l’aide, après avoir rejeté ma demande avec le même faux prétexte, s'est contenté de transmettre à l’UD CGT 33, sans donner suite à mes propositions réitérées de rencontre.

Chacun comprendra qu'au-delà de mon histoire personnelle, c'est tout à la fois la vacuité du mot « solidarité » et l’effacement devant l'adversaire de classe qui sont révélés : avec ce type de syndicalisme, la riposte à ceux qui conduisent des salariés au suicide ne dépassera pas le discours pleurnichard. Le capital a de beaux jours devant lui. Et les salariés, de beaux enterrements en perspective... en bons partenaires sociaux...

L'abandon du syndicalisme de lutte de classe au profit du syndicalisme de proposition, puis du syndicalisme rassemblé, coûte cher aux salariés comme aux retraités, et bien sûr, à leurs familles. Serait-ce une raison pour que mon Syndicat n'ait pas encore fixé de date pour débattre du 49e Congrès ?

 

18 novembre 2009

Jean-François Autier

(entré apprenti à la SNCF en 1957,

ajusteur mécanicien retraité depuis 1997,

syndiqué CGT depuis 1963,

non-imposable sur le revenu)

Post scriptum :

Parce que j’ai été de ceux qui ont été choqués par la dureté du mot employé par le responsable CGT de Continental (Clairoix) pour parler du secrétaire général de la CGT, pour une réflexion de classe ne cédant pas à l’émotion, j’invite à visionner la vidéo de l’intervention de ce responsable CGT de Conti au forum des « Amis de l’Humanité », lors de la dernière fête de l’Huma.

D’aucuns, d’un air entendu, prétendent que ce responsable CGT de Conti serait membre d’une organisation gauchiste ; ce serait son droit, mais il affirme n’être membre d’aucune organisation politique.

Cette façon de procéder ressemble à celle utilisée par l’adversaire de classe pour chercher à disqualifier les revendications sociales posées par nos camarades guadeloupéens avec le LKP, en prétendant qu’ils étaient indépendantistes. Est-ce pour cette raison qu’aucune des confédérations syndicales de la métropole n’a répondu à leur premier appel à la solidarité ? Ce qui a obligé nos camarades guadeloupéens à créer, en France, la Continuation LKP, afin de permettre l’expression populaire de la solidarité de classe.

 

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Par DIABLO
Lundi 16 novembre 2009
- Communauté : les anti-capitalistes

Pour jouer, cliquez sur l'image ci-dessus
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Par DIABLO
Lundi 16 novembre 2009
- Communauté : Les antilibéraux

Le score très élevé de la liste Europe-Écologie aux élections européennes a remis la question écologique sur le devant de la scène. Et m'a poussé à coucher par écrit mes modestes réflexions sur le sujet, nombreuses depuis quelques années.

Dans une première partie, je vais tenter de déboulonner un certain nombre de mythes sur l'économie, la croissance et la décroissance, et par la suite étudier l'incompatibilité de l'écologie et du capitalisme.

Lire la suite de l’article sur le blog de KILOBUG

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Par DIABLO
Lundi 16 novembre 2009
- Communauté : Les blogs républicains

Les cercles politiques, lorsqu’ils vitupèrent la nation, utilisent un nouveau terme pour, pensent-ils, disqualifier l’adversaire : ils le désignent sous le terme honni de « jacobin* ». Un véritable « gros mot » !

Et, reprenant les thèses fédéralistes, ils se placent dans le camp des « girondins ».

Lire la suite sur le blog « çà n’empêche pas nicolas »

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Par DIABLO
Lundi 16 novembre 2009
- Communauté : Syndicalisme
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Par DIABLO
Lundi 16 novembre 2009
- Communauté : les anti-capitalistes

Il en est de même chaque jour. Pour les seules journées des 2 et 3 novembre, on relève,  121 suppressions chez Bourbier (recyclage de déchets) 44 dans la dentelle de Calais, 81 chez Essex à Mâcon, 21 chez Cristal de France en Moselle, 500 à la Caisse d’Epargne d’Ile de France tandis que le regroupement des services informatiques du Crédit Agricole menace 1000 emplois d’informaticiens selon les syndicats...

Profitant de la crise, le patronat avec le soutien actif du gouvernement poursuit la restructuration de l’industrie  pour baisser « le coût » du travail, augmenter la productivité et  réaliser toujours plus de profits.

Des centaines de millions de fonds publics sont utilisés pour fermer des usines et les délocaliser.

Le Fond Stratégique d’Investissements alimenté par le budget de l’Etat a attribué 200 millions à Renault et autant à PSA. Destinés à la modernisation des équipementiers et à protéger l’emploi en France avait déclaré Nicolas Sarkozy lors d’un voyage à Douai.

Résultat :

Le Groupe Trèves s’est vu attribuer 55 millions d’euros, il a décidé la fermeture de l’usine d’Ay dans la Marne et de deux autres en Champagne-Ardennes, jugées « non rentables ». De fait le groupe Trèves avec le concours de ce fond de modernisation des équipementiers automobiles, délocalise la production en Espagne et au Portugal qui eux-mêmes délocalisent au Maroc.

Renault vient de se voir attribuer une subvention de 200 millions d’euros par la Banque Européenne pour le Développement pour l’aider à construire son usine à Tanger (Maroc).

Usine qui sera chargée d’alimenter le marché français et européen.

Renault et Peugeot ne produisent plus que 30% de leur volume de véhicules en France, 4000 emplois ont été délocalisés au cours des six premiers mois de cette année.

Dans le même temps, les fusions-acquisitions se poursuivent :

Faurecia, filiale de Peugeot qui a supprimé des milliers d’emplois, vient d’acheter Emcom aux USA. Avec cette annonce, l’action en Bourse a pris + 6,74%.

Saft (batteries) investit 200 millions de dollars dans ses usines américaines et en crée deux nouvelles.

EDF, qui s’annonce comme incapable de faire face aux besoins en électricité dans notre pays en cas de grands froids, vient de finaliser l’achat de l’Américain Constellation pour 4,5 milliards de dollars.

La SNCF, qui prévoit la suppression de 6000 emplois dans le fret, poursuit son extension en Allemagne où elle veut mettre la main sur quatre nouveaux réseaux régionaux.

Développer une politique industrielle et de l’emploi  France.

Nous disposons en France des moyens financiers et technologiques. Ce n’est pas en participant comme le font les syndicats à une grand messe baptisée « Etats Généraux de l’industrie », avec un patronat et un gouvernement qui organisent le recul industriel de notre pays qu’on y parviendra.

source « communistes »

 

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Par DIABLO
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